jeudi 5 juillet 2018

Du 23 au 30 juin 2018 - Camp désobstruction en inter-club.

Entrée de la grotte Larquet après une demi-journée de désobstruction.
 COMPTE RENDU DU CAMP JUIN 2018
du 23 au 30 juin

REDACTEUR : Patrick Cabrol avec l’appui des participants au camp principalement Eddie.
VENDREDI 22 JUIN :
Participants : Patrick Cabrol et Alain Cabrol.
Départ de Toulouse pour Patrick et arrivée à 09H30 sur le Pic de Nore.
Avec Alain nous jouons des deux tronçonneuses pour remplir une grosse remorque de bois vert pour un total de l’ordre de deux stères.
Nous déchargeons le tout aux Usclats chez Claude et Suzanne afin de laisser sécher.
Nous terminons à 17 heures.
Matthias part en première "les pieds devant".
 SAMEDI 23 JUIN :
Participants : Patrick Cabrol, Patrick Jouffret, Marlène Jouffret, Eddie Serrre, Matthias Loiseau.
Patrick C part aux courses à St Pons quant à Patrick et Marlène Jouffret ils arrivent à 12H30 à Courniou. Déballage des affaires et repas.

Matthias nous rejoint à 13 heures et partage son repas avec nous.
A 14 heures Matthias et Patrick J se préparent pour aller à la Devèze. Le but de la sortie est de rééquiper le puits qui permet de remonter vers la jonction avec la grotte de Roquebleue que plus personne ne connaît à part les « vieux » qui ne sont guère nombreux… Durant ce temps Patrick C et Marlène vont finir les courses à St Pons et passent à la grotte de la Devèze afin de faire des photos du musée à la demande de la mairie entre autres le portait de Georges Milhaud, fondateur du club.

A 16 heures nous avons la visite de Didier Evrad et sa femme. Il passe nous dire un petit bonjour en attendant de retrouver toute son autonomie après son opération du tendon d’Achille. Denis et Marièle Matarin passent aussi à leur tour quelques minutes plus tard.

L’équipe de la Devèze rentre à 18 heures après 3 heures sous terre dans le réseau inférieur de la cavité.

La corde du puits remontant à changer est de 13 mètres, il faut prévoir 2 goujons pour placer un mickey plus un gougeons de sortie. A faire la prochaine fois, il faudra revenir pour reprendre une désobstruction arrêtée depuis « quelques » années.
Eddie part "en second".
 DIMANCHE 24 JUIN - MATIN :

Participants : Patrick Cabrol, Patrick, Marlène Jouffret, Eddie Serre, Matthias Loiseau.
Lever à 7H45 : Dommage on était super bien au lit !
A 9 heures nous partons au Trou Larquet qui a été découvert il y a peu de temps par le club.
Nous jouons de la barre à mine, du marteau et du burin pour arracher tous les blocs coincés entre les racines, c’est dur mais on avance un peu.
A 12H30 Matthias puis Patrick J mettent la tête dans le trou et voient que cela continue vers à droite. Il faut élargir mais on devrait vite passer.
Retour à Courniou à 12H45 où Eddie nous a rejoint.
Repas puis tout le monde prépare le travail de l’après-midi. Nous retournons au Larquet… plein d’espoir.
Galerie d'entrée du Larquet.
 DIMANCHE 24 JUIN APRES MIDI :

Participants : Patrick Cabrol, Patrick, Marlène Jouffret, Eddie Serre, Matthias Loiseau.

Après le repas nous repartons tous au Trou Larquet. Quelques gros blocs de l’entrée nous empêchent le passage durant un bon moment et puis Matthias le plus mince tente le coup et passe. Plein d’excitation, c’est au tour d’Eddie. Durant cette première incursion les deux Patrick continent à élargir l’entrée et lorsque les deux premiers copains sortent c’est Patrick J qui rentre, pendant que l’autre Patrick continue à élargir, une fichue grosse racine nous encombrant toujours l’entrée.

Finalement après une zone d’entrée étroite sur 2 m, la galerie s’agrandit bien. On peut marcher à quatre pattes et presque s’y croiser. Au total nous avons découvert une dizaine de mètres de galeries avec un puits qui s’enfonce sur une dizaine de mètres, il faudra l’élargir pour descendre en enlevant un remplissage laissant passer un léger courant d’air. Tout le monde est dehors à 18H30. Matthias, Eddie et Patrick J. décident de poursuivre l‘aventure et se rendant au Piège à Loup pour la fin de soirée.

Mathias fait visiter la cavité à Patrick J. qui a quitté le dernier camp 2 H avant la première (il râlait !!!). Durant ce temps Eddie continuait sa désobstruction près de l’entrée et avance de 3 à 4 mètres ? Il voit devant lui sur une dizaine de mètres mais le plafond est bas ! C’est très beau et il va falloir cogiter pour salir au minimum le passage. Un fort courant d’air disparaît dans ce passage bas… à suivre, la motivation y est …..
Larquet : le carrefour.
 LUNDI 25 JUIN - MATIN :

Participants : Patrick Cabrol, Patrick Jouffret, Eddie Serre, Matthias Loiseau.

A 9 heures c’est le départ de Matthias, Eddie et Patrick J pour le Piège à Loup, pendant que Patrick C. s’occupe des courses, de l’intendance etc… Ils rentrent à 13H30 après un bon travail.
L’équipe est allée vers le fond de la cavité au niveau de la grande salle. Une séance de deux heures aux éclateurs a permis de commencer l’élargissement du passage. Derrière on voit un puits pas très large qui descend sur lequel nous mettons nos espoirs de rejoindre un niveau inférieur.
Vers l’entrée, la poursuite de la désobstruction d’hier a permis d’avancer de trois nouveaux mètres. L’air est toujours autant aspiré, ce qui nous motive.
Eddie en discussion avec "Dame aux Clès".

LUNDI APRES MIDI 25 JUIN :

Participants : Patrick Cabrol, Patrick Jouffret, Eddie Serre, Matthias Loiseau, Marlène Jouffret.

A 15H le groupe part à la grotte LARQUET.
Patrick J. rentre dans la cavité afin de commencer le travail pendant que les trois autres élargissent l’entrée qui est, disons un peu juste. Après deux heures de travail nous avons presque un boulevard, la grosse racine de 10 cm est coupée et libère l’axe de la galerie ce qui permet d’approfondir le passage.

Larquet : belle conduite forcée.
Dans la galerie d’entrée, Patrick a remué un gros bloc de 1 mètre de long sur 30cm à la base, afin de le caler. Derrière, une petite alcôve communique avec la base de l’entrée. Il s’agit sans doute de deux pertes superposées. La galerie supérieure que nous empruntons mesure 60 cm de haut sur 50 de large et s’ouvre rapidement sur sa longueur de 5/6m, c’est ainsi qu’on est rapidement débout et que l’on trouve un ressaut de 3 à 4 mètres, en fait départ de puits présentant un pilier rocheux en son centre. C’est là qu’une désobstruction commence dans ce puits/salle très pentu, baptisé « Salle Jean-Michel ». La désobstruction du jour a permis de descendre de 1 mètre et il reste un mètre à 1,5 m à élargir pour passer. Au fond, on voit du vide avec une salle et des concrétions… on verra la suite demain, le léger courant d’air nous laisse plein d’espoir.
 MARDI 26 JUIN - MATIN :
Participants : Patrick Jouffret, Eddie Serre, Patrick Cabrol, Marlène Jouffret.

Patrick C et Marlène partent à la décharge de Riols « faire le vide » puis font les courses.
9H15 départ de Patrick J et Eddie au Trou du Piège à Loup afin de continuer la désobstruction de la galerie qui aspire.
13H45 Retour de l’équipe de désobstruction : fourbu, crevé et…. assoiffée !!!
Dans la salle terminale une vérification a permis de voir qu’il faut une bonne heure de travail pour finir de passer à coup de burineurs … nous reviendrons.
Dans la galerie située vers l’entrée (devant la Vierge) le travail au burineur à permis de constater une nouvelle fois que la poussière est aspirée horizontalement. L’équipe a avancé de 1,5m car c’est très dur. Il reste deux mètres pour arriver au pilier que l’on voit. Après cela s’évase. On semble voir une galerie sur la gauche, alors qu’une autre descend vers la droite, la galerie est basse mais nous sommes de façon évidente dans une ancienne conduite forcée avec des coups de gouges dont la taille indique une vitesse d’écoulement lent. Ils ont faim de manger et de repartir creuser…. Il y a trois endroits prometteurs où creuser !             
Larquet : Patrick attend le prochain seau ...
 MARDI 26 JUIN APRES-MIDI :

Participants : Patrick Jouffret, Eddie Serre, Patrick Cabrol, Marlène Jouffret, Atik Bouwahdadi.

Matthias nous rejoint à 15H15 après une matinée « harassante » au Lycée… le groupe s’étoffe de bras reposés !
A 15H30 c’est le départ pour le Trou Larquet.

A 16 H Atik nous rejoint au local afin de donner un coup demain à la réfection de la porte d’entrée qui ferme mal. Quelques coups de rabots et de ponceuse, un gros coup de lime à métaux et une heure plus tard tout est fini. Nous avons enfin une porte du local qui s’ouvre et de ferme normalement sans avoir besoin de donner des coups de pieds dedans ! Il faudra toutefois envisager de la poncer totalement rapidement afin de lui remettre un coup de neuf.

21H retour de l’équipe Larquet après une rude journée de travail. La désobstruction continue avec la vidange du puits. Les seaux se succèdent mais malheureusement de gros blocs empêchent le travail de se faire comme espéré, au niveau de la margelle. Il va falloir revenir demain. Nous sommes à environ 5/6m sous le niveau de l’entrée. On voit 5 à 6 mètres en dessous, le fond le puits, pentu à 45°, tourne sur la gauche… suite demain !

23H30, il fait bond d’aller se coucher !....
Larquet : fond actuellement colmaté.
 MERCREDI 27 JUIN :

Participants : Patrick Jouffret, Eddie Serre, Patrick Cabrol, Marlène Jouffret, Jean Bourrely et Matthias Loiseau.

Nous sommes en panne ce matin : lever à 8H15. Jean nous rejoint au local à 8H30 pour un petit café après quelques heures de train depuis Paris et une nuit de réparation. Il nous ramène un bon rhume du grand nord, c’est-à-dire au Nord d’Avignon, heureusement qu’il existe le thym local !
Petit déjeuner donc, plan sur la comète et départ à 10H vers le Piège à Loup, il va faire meilleur sous terre puisqu’il est prévu 33°C cet après-midi.

Retour de Patrick J, Eddie S et Jean B à 13H15. Ils ont passé la matinée au bout de la grotte du Piège à Loup. Là où ils ont fait une séance d’éclateur avant-hier, dégagement et de nouveau, travail aux éclateurs. Jean est descendu sur 3 mètres et comme partout dans la cavité il y a un petit orifice qui descend, on ne sait pas encore où… Existe -t-il un niveau complet en dessous ?... A l’extrémité de la galerie terreuse, courte et basse, on arrive dans la galerie des gours. A noter la présence d’une fistuleuse rouge. On observe un entonnoir de soutirage de 4 /5 mètres où il faudra pas mal travailler aux éclateurs afin d’élargir…. On n’est pas passés aujourd’hui !

Après un bon petit repas concocté par « Conchita Marlène » (merci à elle) les discussions reprennent sur qui fait quoi cet après-midi. Si nous étions une douzaine il y aurait du travail pour tous. Après un petit somme d’un quart d’heure, les préparatifs s’activent. C’est mercredi alors Matthias nous rejoint après la classe… il en veut !

A 15H30 tout le monde part sous un soleil qui tape fort… 33°C direction : Le piège à Loup.
Patrick J et Eddie vont faire une séance d’éclateur au fond de la cavité. Ils y passent un bon moment car la roche résiste, c’est le puits de l’entonnoir !!!
Matthias et Jean se rendent dans le passage avant la Vierge. Ils creusent dans la galerie basse qui aspire et que certains baptisent « Galerie Bernadette ». Ils enlèvent 3 gros blocs et avancent de 1,5m... dur dur de travailler coucher les bras tendus devant, mais l’espoir demeure… demain ?

Retour de l’équipe à 19H30 après une bonne journée de travail. Apéro, douche, bon repas et plans sur la comète. Coucher à 23H30.              
Grotte du Piège à Loup : Eddie tente de passer.
 JEUDI 28 JUIN - MATIN :

Participants : Patrick Jouffret, Eddie Serre, Patrick Cabrol, Marlène Jouffret, Jean Bourrely, Matthias Loiseau.

Lever à 8H, pour une fois le ciel est un peu couvert. Cela fait du bien, il fait bon, c’est super… mais on voit bien que le soleil ne va pas tarder à nous rejoindre !!!

Ce matin c’est le départ pour la grotte Larquet avec Eddie, Patrick J, Matthias et Jean. Pendant que Jean attaque la topographie. Les trois autres commencent à déblayer la zone où ils sont restés bloqués l’avant-veille. Une trentaine de seaux sont remontées. Les blocs sont dégagés deux heures plus tard, ils finissent leur chute quelques mètres plus bas. Eddie descend en libre et trouve que le fond est comblé... déception !!!! On observe du remplissage avec des petits galets roulés qui indique la présence d’un courant d’eau. Il est évident que cela continue mais il faut creuser… une fois de plus !

Jean, notre topographe indique que la profondeur attente est de l’ordre de 9/10m alors que nous pensions 15m et la longueur est de l’ordre de 30/35m à peaufiner avec les calculs exacts. La désob est à poursuivre avec 5/6 participants….. Ce n’est pas évident mais avec ce que nous avons vu il est évident que cela continue… et de plus c’est super bien placé par rapport à ce que nous connaissons.

Durant ce temps Patrick C et Marlène vont à la décharge de Riols, puis font les courses à St Pons. De retour au local c’est le rangement au second étage avec toute la documentation que Claude nous a donné hier. Les étagères ne sont pas en place mais il faut bien stocker proprement quand même les archives du club.
Retour du groupe des « terrassiers » à 13 heures au local. Déjeuner…  
Piège à Loup : fistuleuse rouge.
 JEUDI 28 JUIN APRES-MIDI :

Participants : Patrick Jouffret, Eddie Serre, Patrick Cabrol, Marlène Jouffret, Jean Bourrely, Matthias Loiseau.

15H c’est le départ pour le Trou du Piège à Loup des quatre du matin. L’avantage d’avoir plusieurs chantiers de désobstructions en même temps c’est que l’on passe de l’un à l’autre pour éviter la fatigue psychologique, même si la fatigue physique est bien là !!! Durant ce temps Patrick C. répare le matériel abîmé par le chantier grâce au coup de main d’Atik. Le matériel en a déjà bien besoin au bout de ces quelques jours de camp.

20H45 arrivée de l’équipe, fourbue. Le travail au fond au niveau de l’entonnoir a été rude. Patrick a bagarré pendant au moins une heure pour élargir le passage au burineur, pour finalement s’apercevoir qu’il ne passait pas. Il laissa la place au plus mince, Matthias. Descente de 4 à 5 mètres dans une zone étroite et impénétrable, au moins il a pu retrouver l’aiguille perdue l’avant-veille. Une possibilité de prolongation se ferme ici. Matthias a ensuite voulu aller voir la « Marre aux Sangliers » pendant que Eddie et Patrick J allaient explorer un départ, côté Sud de la grotte afin de tenter de recouper une autre galerie. Une fois l’équipe réunie tout le monde s’est mis à buriner à tour de rôle, jusqu’au moment où le plus mince, toujours le même, a pu passer mais pas les autres !!!! Il a exploré une galerie plate avec des petits gours sur 5 à 6 m. Ceci se termine sur un balcon de 1m qui a été descendu menant à un couloir de 4 m sur 1 à 3 m et 2,5m de haut sans courant d’air...  
Piège à Loup : gour et concrétions.
 VENDREDI 29 JUIN - MATIN :

Participants : Patrick Jouffret, Eddie Serre, Patrick Cabrol, Marlène Jouffret, Jean Bourrely.

Lever à 8 heures, avec le soleil. Matthias ne sera pas là aujourd’hui pour cause de surveillance des épreuves du BEPC… il faut bien travailler un peu !

Le groupe est un peu fatigué à force de passer ses journées allongé sous terre à piocher dans les remplissages et caillasses. Alors ce matin il est décidé de faire un peu de prospection pour se changer les idées et se dégourdir les jambes. Un retour est prévu vers 11H30 – 12H pour accueillir des copains qui viennent en renfort pour la fin du camp. Ils arrivent finalement à 10H30.

Retour de l’équipe prospection à 12 heures. Rien de nouveau comme découverte mais les relevés GPS des trous déjà connus ont été effectués afin de compléter la liste.
Piège à Loup : concrétions massives.
 VENDREDI 29 JUIN APRES MIDI :

Participants : Patrick Jouffret, Eddie Serre, Patrick Cabrol, Marlène Jouffret, Jean Bourrely, Pierre Pages, Catherine Pages.

Départ à 14 H direction le Piège à Loup afin de travailler et de montrer à Pierre les découvertes dans cette cavité lors des derniers camps…

Jean et Pierre partent au fond pour continuer à trouver une suite vers l’Est de la cavité en cassant une dalle qui les empêche de passer. Matthias y est passé mais c’est bien le seul et les copains veulent voir ! Durant ce temps Patrick J et Eddie continuent l’ouverture de la galerie qui aspire fort. Ils ont pu avancer d’un bon mètre, si ce n’est deux. De gros morceaux de plancher de calcite ont pu être enlevés au sol et ressorti du passage bas avec l’aide de Pierre qui les a rejoint après sa ballade au fond. Les trois batteries du burineur ont été vidées forçant à un retour plus tôt que prévu. Une batterie supplémentaire aurait sans doute permis de finir le travail et de passer. Eddie a réussi à déboucher au pied de biche la vue dans une lucarne qui donne accès à la suite. Il a pu prendre des photos, au jugé à bout de bras, ce qui a permis de voir que derrière c’est large et part vers la droite avec une petite pente de terre fine sur la calcite. La galerie semble s’élargir vers la droite. Le travail est facile mais il prend du temps.

Au fond du Piège à Loup.
 SAMEDI 30 JUIN - MATIN :

9H départ d’Eddie vers son « Plus beau pays du monde ».
Participants : Matthias Loiseau, Patrick Jouffret, Patrick Cabrol, Marlène Jouffret, Jean Bourrely, Pierre Pages, Catherine Pages.

9H Départ à la Rivière Morte de Jean, Patrick J, Matthias, Pierre. Ils rentrent au local à 14 heures.
Compte rendu de Jean : Rendez-vous était pris à 9h samedi matin, pour une visite à la Rivière Morte, que nous (re)découvrons ces dernières années avec la nouvelle génération. Nous y sommes restés environ 4h30 : Patrick, Pierre, Matthias et Jean.
Une fois descendu le puits d'accès, nous étions accueillis dans la salle du fond côté aval par un bruit de cascade proche. Effectivement, une fois remontés puis descendus dans la rivière, un beau courant circulait dans la rivière vers l'ouest.
Malgré nos espoirs de rester hors de l'eau, peine perdue, mais voir cette cavité en charge valait le déplacement !
Nous avons exploré une zone entr'aperçue l'année dernière, sans continuation possible; et parcouru la rivière jusqu'à sa disparition.
Pour terminer, après être retournés dans la fond du puits d'accès, une petite visite rapide du côté amont nous a permis de noter les circulations d'eau. A la sortie, nous étions très contents de retrouver la chaleur ambiante car la grotte était glaciale cette fois.
Arrivé au local, Jean casse rapidement la croûte et repart chez lui afin de préparer ses affaires pour son retour à Paris, pressé de revenir en découdre dans quinze jours.
Piège à Loup : "j'aime pas le bruit du burineur !".
 SAMEDI 30 JUIN APRES-MIDI :

Participants : Matthias Loiseau, Patrick Jouffret, Patrick Cabrol, Marlène Jouffret, Pierre Pages, Catherine Pages.

L’équipe se divise selon les souhaits de chacun.
Matthias veut vider seul un chargeur de batterie dans l’étroiture de la galerie aspirante du Trou du piège à Loup pendant que Patrick J. veux voir ce que donne le petit trou situé à 50 m de là en surface et veut prospecter au-dessus du Piège à Loup. Patrick C monte aux Usclats chercher Claude Raynaud afin de lui faire voir les entrées des cavités visitées durant ce dernier camp. Nous fouillons aussi dans les livres de E.A. Martel pour nous remémorer ce qu’il dit sur la Devèze (et la source du Jaur). Marlène et Cathy partent en promenade à Labastide.
A 17H30 Matthias et Patrick J rentrent après de faibles résultats. C’est alors la grande séance de nettoyage des affaires spéléo, cordes etc… Matthias part dans la Salesse pour fignoler le nettoyage et à 20 heures nous partons au restaurant à St Pons…. Repos bien mérité !
Piège à Loup : "dit maman, tu crois que je vais passer ? ".
 DIMANCHE 30 JUIN :
Lever tardif pour Cathy et Pierre qui étaient bien « au chaud »
Patrick J et Pierre ne sont pas encore assez fatigués alors ils partent au Trou Dyson à 10 h et retour à 12H30. Ils vont creuser au fond dans la faille…ça continue. Un peu avant, le décaissage a atteint des cailloux d’où s’échappe de l’air…il faut creuser …. ça continue... du boulot pour le prochain camp !

Nous déjeunons ensemble puis c’est le grand ménage du local avant le départ de tout le groupe à 15 heures.
Piège à Loup : perles.
 BILAN DU CAMP :

Sur le plan spéléologique :
Les objectifs du camp ont été bien remplis.
Nous avons continué les découvertes dans la grotte du Piège à Loup, même s’il ne s’agit pas de galeries grandioses comme nous le souhaitions. Nous avons découvert de beaux ensembles de perles des cavernes, de beaux gours en formations sur des sols argileux. Il nous reste à suivre le courant d’air aspirant dans la galerie proche de l’entrée.
Il nous faudra aussi voir le trou qui s’ouvre à une cinquantaine de mètres de l’entrée du Piège à Loup. Il pourrait nous réserver des surprises !

Dans la grotte Larquet nous avons découvert 20 à 30 mètres de galeries au total et sommes descendu de 10 m environs dans une galerie inclinée. Nous sommes arrêtés par un remplissage de gravillons et autres choses diverses qui colmatent la suite. Il faut être 5 à 6 afin de poursuivre le travail de désobstruction afin de tout ressortir dehors. Cette cavité est super bien placée mais il faudra descendre pas mal pour recouper les galeries que nous recherchons !

Dans la grotte Dyson nous avons un peu progressé mais le travail sur les autres cavités nous a pris beaucoup de temps, mais il est évident que cette cavité « continue » en conduite forcée, comme c’est le cas à La grotte de Larquet
En plus nous avons découvert ou redécouvert d’autres entrées prometteuses à voir lors du prochain camp. Leurs coordonnées ont été relevées au GPS.
Piège à Loup : Matthias.
 Sur le plan environnement :
Nous avons pu observer que le Pyrale du buis a fait d’énormes dégâts dans les bois du St Ponais. Les buis sont sinistrés et il semble que, faute de buis, la chenille s’attaque à d’autre essences comme le chêne… Un soir un restaurant a dû fermer sa terrasse tant les clients étaient gênés. La nuit se sont des nuées de papillons qui volent devant les phares et s’écrasent sur les pare-brises. Leurs principaux prédateurs sont le frelons asiatiques (pas top du tout) ainsi que la mésange bleue et le moineau (plus sympa !). Le risque majeur est celui du départ d’un incendie dans des bois serrée et morts…

Cette année nous n’avons pas vu un seul chiroptère voler devant le local du club alors qu’il y en avait toujours une demie douzaine à partir de 21 heures.. où sont-ils passés ?...

Le prochain camp se tiendra du samedi 14 au samedi 21 juillet…... à vos pelles, massettes et burins !...
Piège à Loup : galets calcifiés.
 Photos : Eddie et Patrick.
Piège à Loup : petit puits.

mercredi 4 juillet 2018

Samedi 16 juin 2018 - sortie à Roquebleue.

Sortie accompagnement du samedi 16 juin 2018 à la grotte de Roquebleue.

Rédacteur de la fiche : Denis Matarin

Date : samedi 16 juin 2018

Localisation : grotte de Roquebleue – commune de Courniou les Grottes – Hérault

Participants : 7

Accompagnateurs :

Romélia Salis
Denis Matarin

Club visiteur : Groupe Spéléologique de Montpeyroux – Hérault

Nicolas Lienart
François Courmont
Monique Bollon
Daniel Oustrain
Gauthier Scherma

But : visite de la cavité dans le cadre du site classé

Durée : 5h30

Réalisation :

Visite à la galerie de la Zoubida et la galerie des Volcans.

Pas de baratin aujourd'hui, place aux photos.







Photos : SCMNE - Denis

lundi 4 juin 2018

SORTIE GROTTE RM86 COMMUNE LABRUGUIERE

COMPTE RENDU EXPLORATION A LA GROTTE DU RM86


Rédacteur : Pascal Hernandez
Date : 3 juin 2018
Participants : 3 – Marie, kylian et Pascal Hernandez
Durée : 2 h .De 2h30 à 16h30

Depuis quelques temps le copain de classe de ma fille voulait explorer une grotte. La maman au courant, le protocole de sécurité (numéro de téléphone, avis d’heure de sortie etc) en place; je décidai de les emmener au RM86, grotte qui se trouve pas loin d’où nous vivons, grotte que je connais bien et qui n'est pas dangereuse bien qu’impressionnante à l’entrée pour un novice où il faut pénétrer dans un boyaux où sort une petite rivière souterraine avec un débit rapide... 

Préparation
Pour avoir accès à l’entrée il faut descendre...

L'entrée... faut être accroupi, "bain de siège" garanti !

Ils sont souriant, ça l'air de leur plaire

...
...
 Marie et Kylian (13 et 12 ans) ont parcourus les 300 mètres entre rires et pitreries. Le laminoir d’une dizaine de mètres aura été un jeu de récré et leurs petites tailles un luxe, parce que moi je me serai tapé les ¾ de la grotte en marchant accroupi: 600 mètres allé-retour non-stop; bonjour les quadriceps ! Il y a eu la galerie « boueuse » où nous avons pataugé comme des cochons, les deux salles accolées aux milliers de fistuleuses, le méandre où nous pouvions enfin marcher debout…etc


Le laminoir
Sortie du laminoir...


 Nous avons parcourus les deux galeries en « Y » qui terminent la grotte en éboulis puis nous sommes revenus sur nos pas jusqu’à la sortie. Oui, nous avons passé deux heures dans la bonne humeur, les gosses se sont bien éclatés : Vive la Spéléo !



mercredi 30 mai 2018

Sortie grotte du four à chaux le 26 mai 2018




COMPTE RENDU VISITE A LA GROTTE DU FOUR A CHAUX




Rédacteur : Pascal Hernandez

Date : 26 mai 2018

Participants : 2 - Sébastien Mesme et Pascal Hernandez

Durée : 4 h et 45 min. De 11.15h à 16h00





Patrick Cabrol est là, au local, qui attend son monde et nous serons que Sébastien et moi même. Nous décidons que nous irions au « Four à chaux », là bas, juste en face du local. On peut s’y rendre à pied ce n’est pas loin. Patrick prend son Duster et nous, nous y allons à pied...

Un chemin recouvert d’herbe et 100 mètres plus loin environ, nous nous retrouvons devant la grotte située sur la gauche. Elle se détache bien du fond, et à l’entrée un panneau indique : « Interdit sauf spéléo ». Patrick nous a averti que c’est un labyrinthe et que plusieurs personne se sont déjà perdues ; même notre président (Je balance l'info, c'est Patrick). Bon Ben on fera attention ! Patrick retourne donc au local, Sébastien et moi enfilons les casques, allumons les loupiotes, et nous entrons dans la grotte. Sébastien hésite sur quels passages prendre et finalement nous prenons celui d’en face qui semble plus large. Et ça descend pas mal entre deux parois exiguës, puis en bas ça repart sur une autre faille (?), semblable à la première, un peu comme les escaliers mécaniques d’un centre commercial : ça descend d’un côté et ça bifurque direct en épingle à cheveux… (Je sais, l’explication est un peu tirée par les cheveux mais difficile de décrire « ces couloirs »). Puis là, c’est indescriptible tellement ça part de partout ! Sébastien est même fébrile, en tous les cas il le paraît. Imaginons un gruyère de 80 mètres cube, sous terre, ben c’est exactement ça : ça part dans tous les sens, tout se rejoint, tout s’éloigne, tout s’oppose. Ça se passe en haut, en bas, au milieu, à droite et à gauche, on rampe dans des trous à peine plus grand que nos têtes, on s’infiltre dans des découpes de calcaire qui font penser aux lapiaz du Tsingy de Bemaraha -en plus minuscule quand même ! Sébastien veut tout explorer il passe par là, ressort de l’autre côté, au dessus ou en dessous ; il s’amuse comme un gosse dans un bac à sable. Il passe même par un passage tellement étroit que même moi je coince et je me vois obliger d’abandonner. Également, nous traversons un autre passage également tellement étroit, en pente, que pour repasser je dois enlever ma veste… Sébastien lui, il passe partout, comme un hamster… Il escalade même une galerie montante, limite cheminée, et pourtant ça glisse, mais il y arrive, il monte, il monte, il monte...

Après monter, faut redescendre maintenant !


Nous nous arrêtons aussi dans une salle au fond d’une ravine, à côté d’un bloc de calcaire plat et nous cassons la croûte, il est temps de faire le plein de calories. Nos Sandwichs dévorés Sébastien sort une boite de Kinder (Tient tient !)… puis nous continuons nos explos ; pas besoin d’aller loin, juste en face d’où nous venons de terminer notre petite collation que deux petites galeries nous font les yeux doux...

Miam-Miam !


Et sur le chemin du retour nous ne pouvons pas nous empêcher d’explorer d’autres passages que nous découvrons au fur et à mesure… On se goure une fois ou deux mais l’ensemble est balisé, suffit d’être attentif aux petits rubans qui pendouillent parfois ici ou là, ou aux flèches grattouillées sur les parois. Lorsqu’il n’y a aucun balisage, je place devant le passage que nous devrons emprunter pour le retour une petite lampe carrée sur pieds que je laisse allumée. Mais il est vrai que même ainsi, on pourrait tourner en rond durant des heures tellement c’est « gruyèresque »…





Lorsque nous arrivons vers la sortie, je distingue le faisceau d'une lampe qui approche : des spéléos qui arrivent ? Non, c’est tout simplement Patrick qui est (re)venu à notre rencontre. Peut-être voulait-il se rendre compte que nous nous étions pas perdus ? Il avait la banane et il a fait quelques photos de nous avec son reflex. Dehors il faisait bon.



Conclusion, il y a très peu de concrétions. Quelques embryons minuscules d’excentriques, quelques stalactites sur certaines voûtes, mais c’est très anecdotique. Ce n’est jamais vaste : ni en longueur, ni en hauteur, ni en largeur, mais le plaisir viens de l’exploration elle même… Et certains rêvent d'un énorme réseau inférieur... 


 L'entrée...
 Salut toi, tu sors d'où ?
Ça sert à rien de pousser la paroi, t'es pas Hulk !
Et vas-y que je rentre partout !!!

"Zzzzz..."


 Patrick est (re)venu à notre rencontre, j'suis sûr, il devait angoisser !





Tu vois, nous nous sommes pas perdus !!!


Dimanche 20 mai 2018 - Grotte des fées à Nîmes

 COMPTE RENDU VISITE A LA GROTTE DES FÉES A NÎMES


Rédacteur : Pascal Hernandez
Date : 20 mai 2018
Participants : 1 Pascal Hernandez
Durée : 1h et demie le matin



 
[En 1881, la société d’étude des Sciences Naturelles organisa une véritable exploration scientifique de la grotte ; plus tard M. Mazauric en dégagea l’entrée après avoir fait sauter des quartiers de roches et des stalagmites qui recouvraient des ossements de l’époque quaternaire, à la suite de ces travaux il put en dresser un plan complet que l’ouvrage du docteur Doumergue reproduit.]

Le 18 (mai) je suis descendu à Nîmes amener ma fille à la Feria; mais j'avais des intentions ! Depuis pas mal de temps déjà j'avais la forte envie d'aller revoir ma première grotte, ma première exploration spéléo de ma vie, vers 1971, 1972... ça ne s'oublie pas, un peu comme la première copine ! Malgré que pas mal de choses avaient changées en plus de 40 ans : maisons ici et là, un espèce de canal creusé là bas, bref, oui, pas mal de choses avaient changées. Ceci dit, au bout de 20 minutes, l'entrée était retrouvée derrière un amas de buissons et d'arbustes en flanc de colline. Mon beau-frère m'accompagne par contre il préfère rester dehors; il est claustro mais fait du parapente (!). Juste avant de pénétrer dans le boyau caché derrière un bloc tout au fond de la caverne mon beauf me demande si je n'ai pas peur que tout s'effondre sur ma tête ; comment lui expliquer que statistiquement je gagnerais 10 fois au loto avant que le plafond ne s'écroule sur mon crâne?


L'Entrée.
Je rentre à 4 pattes, c'est plein de pierres qui dérouillent mes rotules; va falloir que je les achète ces genouillères ! Je passe un autre petit passage, un boyau inondé, et je me mouille presque jusqu'à la ceinture parce que je dois avancer accroupi.

 Boyau inondé


Puis j'arrive dans une salle où sur la gauche, au dessus d'un ressaut, se trouve une autre petite salle avec un petit gour. La grotte est dévastée, mais déjà, à mon époque, elle se trouvait en piteux état, en tous les cas moins sale, moins jonchée de détritus qu'aujourd'hui. D’ailleurs, dans une salle, sur le côté, en bas au fond d'une faille, on peut parfaitement voir des canettes de bière cassées : ça met en colère ! Sans compter les sacs plastiques qui trainent dans tous les coins, des fils noirs étranges, ainsi que d'autres saletés innommables !

Les S******** !

 Je continue, je monte et descends d'autres petits ressauts, change les piles de ma lampe, et enfin, j'arrive à la fameuse chatière qui m'avait posé quelques difficultés et quelques peurs aussi pour la franchir : je n'avais que 10 ou 12 ans et j'étais tout seul et personne ne savait où je me trouvais à ce moment là (exemple à ne pas suivre évidemment) ! Je m'aperçois que des blocs ont été cassés sur le haut de l'étroiture. Cette chatière est en pente descendante et pour y accéder, avant, en rampant, il faut se contorsionner à travers d'une espèce de "S" assez étroit. J'essaie de passer mais impossible; je suis bloqué au niveau des fesses (D'ailleurs je me suis remis à faire du jogging car ces derniers temps je ne pratiquais presque plus, et je m'épaississais...).

La chatière...
Je râle, car j'aurais voulu récupérer le "petit papier" sur lequel j'avais écrit un mot, puis que j'avais enroulé dans un plastique et caché dans une anfractuosité de la paroi de la dernière salle. Un petit mot pour dire qui avait pénétré dans cette salle ultime. Salle, si je me souviens un peu, se trouvait difficile d’accès puisque dans le plafond. Mais ce sont des souvenirs très lointains... C'était, oui, en 71/72 !

Sympa
Il reste quelques joliesses à regarder...
Le saccage d'une grotte, Grrr...
Autre saccage !
 Marche arrière, puis je retrouve la lumière et la chaleur de ce 20 mai. Le soleil dans le ciel sourit à pleines dents ! Mais je reviendrai chercher ce "petit papier", en espérant que personne ne l'ait trouvé et jeté...