mercredi 25 février 2026

Mardi 24 février 2026 – Courniou et Alentour

Rédacteur : Pascal
Participants 3 : Rino, Brigitte, Pascal.
But : Faire connaître à Rino la grotte/aven de la Roubilade et un peu de prospection pour retrouver un trou souffleur découvert il y a de nombreuse années…
TPS : 5 h.


Après avoir farfouillé ici et là, nous retrouvons la grotte de la Roubillade. Une entrée assez étroite qui plonge directement dans un petit puits d’une dizaine de mètres. Au départ je ne voulais pas descendre, juste lui montrer l’entrée pour qu’il puisse y revenir et explorer la grotte, mais bon, dès fois que… j’avais rappliqué avec moi le baudard, et impossible de résister à la tentation de descendre, et nous descendons après avoir équipé avec la corde… Une fois dans la salle du bas on prend quelques photos avec nos portables pourris, on rentre dans l’étroiture descendante pour continuer mais c’est plein de boue… Nous sommes en « habits civils » et pas trop le kiffe d’aller se foutre dans la boue genre hippopotame… Au bout d’un moment nous remontons…

Le but c’était aussi de retrouver un trou souffleur que j’avais découvert il y a un lustre de cela à quelques 20/30 mètres au dessus de l’entrée. Nous cherchons mais rien ; juste un trou en instance de désob… A l’époque j’avais mis une petite cordelette rouge autour d’un branchage pour repérer l’endroit mais impossible de trouver, de plus, la mousse devait l’avoir recouverte… Bah, pas grave, nous décidons de partir chacun d’un côté pour aller « sonder le terrain » et au bout d’un assez long moment Rino me dit : "J'AI trouvé UN TROU SOUFFLEUR !!!". Je le suis, il me montre un trou banal, j’approche ma tronche et Wahou : ça décoiffe presque !!! Là je me dis : ça vaudra le coup d’aller agrandir… Nous prenons le point GPS et les repères du lieu et nous repartons au véhicule tout content de notre découverte ! 

 Du travail en perspective Dany !!!

 




L'entrée est un pélin exiguë, à moins que...

 



dimanche 8 février 2026

Sortie dans l'Aude - 6 février 2026

Rédacteur : Pascal
Participants : SCMNE : Pascal. SRSASR : Julien, Mathieu.
But : fixer une partie de la passerelle et prendre des photos des échelles.
Région : Aude
TPST : 8h
 
Vidéo
 

J’avais demandé à Julien des photos des échelles qu’il était en train de placer pour une cavité extraordinaire de l’Aude. Patron de sa petite entreprise de métallurgie, cordiste et très pointu concernant le milieu souterrain…

Je lui avais évoqué le cas d’une grotte emblématique chez nous qui nécessiterait une refonte d’une partie des équipements : grotte dont nous avions la gestion ; car en site classé. Il me demanda si j’aurais voulu venir : prendre des photos, et aussi lui donner un coup de main sur deux ou trois bricoles… Ok, nous avions déjà fait quelques sorties ensembles et je le connaissais.

Réveil à 5 h 30 du mat. Le temps de boire quelques cafés, nourrir les chats, ranger le matos dans la caisse : le temps passe vite. Je décolle vers 7 heures. M’arrête à la station service du coin. Le plein. Vérification de la pression des pneus. En route !

Le GPS te donne une heure de départ et d’arrivée, mais en vrai tu mets toujours plus de temps : il ne calcule pas les impondérables… J’arrive donc au point de RDV à 10 h 40 sur le petit parking de terre ; quelque part dans le Minervois…

Julien débarque à 11 h 00. On se salue, on discute un peu, et son pote Mathieu arrive lui aussi. On enfile nos combis, baudriers et tout ce qui va avec.
Petite marche d’approche de quelques centaines de mètres et là, nous arrivons devant ce qu’il me dit être comme un truc magnifique. Donc nous nous trouverions devant un morceau du paradis. Cool…

Portes bunkérisées ouvertes (2), nous commençons à descendre dans un dédale d’étroitures (pas trop) verticales. Tout descend.
« Après le passage du chaos, ça ira mieux », qu’il me dit, le Julien.

Quelques Etais ici et là soutiennent des blocs. Puis on attaque vraiment la descente : un puits là, un autre ici, un très étroit, un que l’on descend longé, encore plus étroit… Nous n’en finissons plus de descendre.
Arrivés tout en bas, je me demande comment va être la remontée. Ces derniers temps j’ai le dos de plus en plus raplapla, une forme physique de merde : je ne cours plus, rien… Mais ce n’est pas fini, à présent il faut encore franchir un gros vide par une espèce de vire aérienne encordée, avec quelques marchepieds en ferraille disséminés au compte-gouttes. Et plus loin, une fois la vire franchie, tout en bas, j’aperçois la première échelle qui remonte vers d’autres galeries : certainement celles du paradis promis... Nous sommes à moins 140.

Les deux premières échelles grimpées, nous nous retrouvons au carrefour des galeries supposées paradisiaques, une passerelle en inox doit conduire à la galerie de droite et l’échelle (pas encore fixée) sur la gauche, plus haut, dans la deuxième galerie : celle de la sapinière, je crois... Julien commence à installer une partie de la passerelle et nous demande de lui monter les autres éléments, plus haut, là où se trouve le départ de la « sapinière », et de tout poser au sol. Puis, n’ayant plus rien à faire, pendant qu’il coupe, visse et ajuste les parties métalliques de la future passerelle, nous montons voir la première galerie, non sans avoir pris auparavant des photos des échelles et de la plateforme.

Là, pourtant habitué à ce genre de concrétions, je suis halluciné. Les mots sortent seuls, sans contrôle. JAMAIS VU UNE CHOSE PAREILLE ! Ô PUTAIN, MAIS C’EST QUOI TOUT CA  !?

Il n’a pas exagéré le Julien : C’EST LE PARADIS DES ARAGONITES ACICULAIRES !

Je croyais avoir tout vu avec la grotte de Pousselière et d’autres. C’est une vision d’une beauté minérale impossible à trouver à la surface ; il y a des aragonites de partout et qui me déchirent les rétines. Comment est-ce possible un truc pareil ? On pourra m’expliquer que si la cristallisation + la capillarité, le taux d’humidité, un léger courant d’air, la gravité neutralisée par l’effet de force de ci et de là... moi, je reste sans réellement comprendre l’équation. Tout ce que je sais, c'est que j’ai en face de moi une explosion de petites galaxies dans une phase d’expansion qui se serait juste figée ; là, à quelques centimètres de mes yeux... Figées dans le temps ; peut-être rien que pour que nous puissions mieux les observer et tenter de déchiffrer une formule entre la magie et la physique ! Les parois et les plafonds en sont recouverts sur des mètres et des mètres carrés.

...

Au bout d’un moment, nous repartons. Nous passons devant Julien qui continue sa métallurgie, puis redescendons la galerie de gauche. Pareil… sauf que là, il y a une forêt d’aragonites qui poussent comme des sapins au sol. Du jamais vu non plus.

Évidemment, Mathieu et mézigue quittons nos combis, etc., pour ne pas souiller le lieu. Nous parcourons la zone, scotchés par tant de beauté minérale.
Difficile de trouver à nouveau des superlatifs pour décrire ce que nos yeux découvrent !!!
Le volume des salles et des galeries devient de plus en plus conséquent à ce niveau. Ma GoPro enregistre.

Au bout d’un moment , alors que le temps s’était arrêté, faut bien s’arracher à la contemplation et songer à remonter… Je suis anti-porte de grotte, mais dans ce cas de figure on se rend bien compte qu'ici nous ne nous trouvons pas dans un trou de blaireau de 30 mètres avec deux fistuleuses, c’est tellement unique, tellement dense, tellement tout, qu’il faut vraiment protéger cet endroit et ils s’y sont employé d’ailleurs...

Julien va continuer à ancrer la passerelle, il n’a plus besoin de nous. Mathieu et mézigue reprenons donc le chemin du retour.

En haut de la remontée du plan incliné, même avec les marches creusées dans la terre je sens déjà mes jambes couiner et mon souffle accélérer. Aïe… je sens que je vais en chier.

Effectivement, j’en chie sa mère.

Après la vire acrobatique, plus loin, nous crapahutons une espèce de faille/puits que l’on remonte en mode horizontal : impossible de passer mon sac. J’ai oublié mon kit et dois me trimbaler un sac de rando qui accroche partout. Mathieu vient de franchir l’ultime étroiture de la faille. De mon côté je me retrouve en appui sur deux minuscules marches naturelles de calcaire. Mes jambes s’épuisent. Je peste, j’insulte ce putain de sac que je n’arrive pas à enlever de mon dos et qui me bloque. Ça brûle les cuisses de rester en tension isométrique. Je suis longé, mais pas envie de me retrouver suspendu sur ma longe ; en dessous ça plonge !
Le sac finit par décrocher et se fout le camp en bas.

- « Oh putain, mon Nikon est dedans : merde merde merde !!! »

Je redescends à moitié à reculons. (Je ne raconterai pas toutes les saloperies sorties de ma bouche.). Une fois tout en bas j’ouvre le sac qui a atterri sur des gravats de roche : apparemment l’appareil n’a pas trop souffert. Mais être resté aussi longtemps bloqué m’a défoncé les jambes. Mathieu me rejoint et vient récupérer mon sac. - « Putain mec, tu mérites de boire de ma bière une fois dehors ! »

Cette fois ça passe mieux. Mais nous n’en sommes qu’au début : il en reste, de la remontée…

***

Lorsque Julien sort, juste après moi — il a failli me rattraper — il est 20h40.
Nous devions sortir vers 16 h 00 !

Et comme je suis très… euh ? Très moi, quoi, j’avais perdu mes clés de voiture. Je m’en étais aperçu juste avant de rentrer dans la grotte. Mathieu, qui marche devant, les retrouvera à côté de mon véhicule, au sol…

On se change. Le froid commence à se faire sentir.
On discute un peu autour des véhicules.
Mathieu a donc droit à ma bière et… ben rien.
Chacun part de son côté.
Et moi, j’ai encore pas mal de kilomètres à me taper…



Pas terribles les captures écran de la vidéo...


Tronçon de passerelle en cours d'assemblage

Tout n'est pas encore totalement fixé : il manque des ajustages.


Un peu haut sur la gauche, un peu plus haut sur la droite...
Le Paradis des aragonites !
 
 
 

















 

mercredi 21 janvier 2026

Dimanche 18 janvier : interclub à la devèze

Rédacteur : matthias
Localisation : grotte de la devèze (Courniou)
Participants : 8 : Matthias, Isabelle et 6 spéléos d'isère
But : accompagnement sur site classé
Durée : 4h
 
Grosse pluie dans la nuit de samedi et ça continue le dimanche. La visite prévue à la Trayole est donc annulée car les isérois ne veulent pas se changer et faire la marche d'approche sous des trombes d'eau.
Comme ils sont sympa et qu'on n'a rien prévu pour le dimanche matin, on les accompagne à la Devèze. Là c'est grand luxe, on gare les voitures sous l'auvent de la salle des fête puis on court 50m avant d'entrer par l'entrée basse de la grotte touristique. Dans l'escalier d'entrée, on reçoit quand même des gouttes du plafond et les marches sont une interminable cascade ! toute la grotte est en crue, c'est beau à voir et surtout à entendre ! arrivé au mannequin, on remarque que l'équipement hors crue n'est pas optimal dans le puits Armand, heureusement qu'il a une Texair mais il y a laissé une main ...
On quitte le cheminement touristique pour aller visiter les inférieurs jusqu'au siphon fond que l'on ne verra jamais car en dessous de la cloche d'aragonite, on découvre un lac qui noie complètement le canyon terminal 😱
On prend le temps de faire quelques photos des cascades et des aragonites puis on remonte manger au téléphone (seule partie sèche de la cavité). On monte enfin dans les salles du haut car nos invités ne voulaient pas sortir si ils n'avaient pas vu la fée/fileuse de verre 😄
 
 
Baptême très humide pour un T-shirt tout neuf !
La sortie haute est complètement inondée !
 
Une chauve-souris a laissé quelques crottes et nous a cassé trois aiguilles !!!
 
Les plafond d'aragonite n'ont rien à envier au réseau de Roquebleue


des jets d'eau comme à Versailles

Le canyon terminal est intégralement noyé !

Le prototype de cordelette BEAL 6,5mm aura remporté tous les suffrages 



Samedi 17 janvier : interclub à Roquebleue

Rédacteur : matthias
Localisation : grotte de roquebleue (Courniou)
Participants : 8 : Matthias, Isabelle et 6 spéléos d'isère
But : accompagnement sur site classé
Durée : 6h


alors que dit le GPS,

est-ce qu'on est au bon endroit ?? 

Dès 50m, roche et concrétions : c'est l'extase pour les alpins.
 

Petite galette des rois pour se réconforter après la visite de la belle bleue

samedi 17 janvier 2026

Sortie 16 janvier 2026 – Grotte des Fées - Nîmes

Rédacteur : Pascal
Participants : 3 : SCMNE : Cyndie, Pascal C, Pascal H.
But : Petite ballade sous terre devenue spéléo...
Lieu : Nîmes
TPST : 3/4 Heures.
 
 
 


Ils devaient venir dans le coin du coup je les convie chez moi. Rino voulait absolument faire une grotte, pas trop longtemps sous terre quand même. Comme ça ? Euh, la grotte des fées ? La première grotte que j’ai explorée alors que j’avais 11/12 ans. Bof, y a que ça dans le coin à moins de monter plus haut, vers le Pont Saint Nicolas, à la « grotte du barrage » ; mais là c’est un peu plus costaud avec plusieurs km de parcours… Bon ok, ce sera la grotte des fées (qui va vite se transformer en grotte des sorcières) !

On se gare pas très loin de la grotte qui se situe à quelques trente mètres sur le versant de la colline/montagnette. Cachée par la végétation… C’est très curieux de voir cette grotte (qui a un sacré passé historique) sise là ; entourée : en haut en bas à droite et à gauche d’un tas d’habitations et être si près du centre-ville : c’est d’ailleurs ce qui l’a tuée ! Nous enfilons nos combis, pas de baudrier, rien ou presque, peut-être un peu de corde par prudence… Et nous remontons le petit chemin de terre et cailloux...

L’entrée est vaste, magnifique !

Je prends une petite photo des deux tourtereaux qui me fait penser au « Baiser » de Robert Doisneau : bon ok, lui c’était un photographe, moi avec mon smart c’est loin de l’original, mais je trouve quand même cette dernière assez choucarde !

Tout au fond du grand vestibule, un peu sur la gauche, nous pénétrons dans la galerie que l’on doit franchir à quatre pattes, c’est pas long ; cinq, six mètres, puis première salle au plafond assez bas. Rino monte sur la partie élevée où survivent quelques gours…

Puis l’espèce de boyau que de toute ma vie je n’ai jamais vu à sec, on patauges toujours dans l’eau qui devient rapidement boueuse. Je ne sais pas pourquoi, aucun changement, toujours plus ou moins le même niveau… ça ne déborde jamais ni à l’aval ni à l’amont ; on dirait qu’elle est là depuis toujours…

Nous arrivons dans l’immense galerie qui doit mesurer au moins cent mètres ; c’est haut et large… Par contre je ne peux m’empêcher de pester à mort à chaque fois que je rentre dans cette grotte ; elle a été dévastée durant des décennies ; en premier il y a les infiltrations « du dessus » avec de probables « déversements sauvages » d’eaux usées qui se sont infiltrées dans et sur la roche, ce qui laisse parfois traîner ici et là quelques effluves bizarres et d’autres nauséabondes. Ensuite ce sont toutes les concrétions mutilées, pétées, arrachées, cassées, martelées : rien n’a survécu ! Il y avait de partout, il y a fort longtemps, des draperies magnifiques mais elles n’ont pas résisté aux coups de marteaux et autres outils destructeurs. Des stalactites aux stalagmites, petites, moyennes ou grandes, toutes elles y sont passées ; un œil observateur peut d’ailleurs se rendre compte du massacre et observer toutes ces concrétions amputées et reconstruire mentalement le panorama féerique que devait être cette grande galerie… Quelle rage ! Un jour que je nettoyais cette grotte tout en filmant et ma vidéo sur YT, voilà que je reçois un mail d’un gars qui me remercie pour cet acte écologique et m’envoie un extrait d’un manuscrit écrit par son grand-père et qui parle d’une petite exploration dans cette grotte, en 1948, et là on comprend qu’elle devait être vraiment belle ! (Je mettrai l’extrait à la fin).

Fin de la galerie, Sur la gauche, coulée de calcite, petit pentu, colonne, flaque d’eau et boue, et la chatière avec sa gueule de poisson chat. La corde et la sangle sont toujours là. La première fois que je l’avais franchie j’avais donc 12 ans et la dernière, difficilement, c’était il y a deux ans. Entre ces deux époques elle avait été légèrement agrandie. Rino joue les anguilles mais impossible vu « son gabarit » ; il a beau se tortiller mais non… Me concernant, comme je l’ai raconté plus haut, je l’avais déjà passée : à 12 ans, évidemment, l’anchois que j’étais, n’avait pas trop rencontré de problème, encore que ; à cette date la chatière n’avait pas été recalibrée. À mon tour je m’enquille dans l’étroiture et note que je passe moins bien que la dernière fois, tiens donc !? Je dois même forcer, très forcer même ! Hum… ça va que nous avons du matos pour agrandir au cas… Bref, d’un coup la gravité me rejette vers le bas jusqu’au pied de la vasque elle aussi toujours remplie depuis toujours… Vu comme je suis passé j’ai bien peur que je vais en chier pour remonter mais pour le moment je zieute la partie du rocher qu’il faudrait « racler » pour que Rino et Cyndie puissent passer… Du travail en perspective. Rino me descend le perfo mais je me rends compte que de mon côté c’est difficile d’avoir l’angle ; j’arrive toutefois à tomber quelques kilos de roche mais pas là où je voulais, juste que c’est la roche où anciennement il y avait eu un tir qui fragilisait la roche et qui sautait par morceaux au fur et à mesure que je perçais. On arrête, je repasse le perfo à Rino et remonte pour finalement préférer travailler par le haut, mais, je le savais, impossible de passer, j’essaie techniquement, parce que oui, il y a une méthode pour franchir cette chatière ; c’est en zigzagant, aussi ce n’est pas non plus possible… Merde, j’ai aussi beau forcer comme un possédé, RIEN ! Et je commence à m’épuiser. Même avec la corde pour m’aider je n’y arrive pas. J’ai dû prendre du poids et comme la remontée de la chatière se passe contre la gravité et que la roche du dessus est toute granuleuse avec des tas de concrétions pétées, ben ça accroche. Au bout d’un moment, lorsque je ne sens plus mes bras, je prends la décision de redescendre. De me reposer, de boire et de tout enlever : combi et polaire — pourtant fine… Au bout de 5 mn je remonte, m’engage à nouveau dans la chatière — qui elle ne veut pas que je passe, mais comme je l’emmerde, ben, en forçant quand même, j’arrive à passer la moitié du corps, puis plus qu’à se mettre sur la gauche, se tordre un peu, re-forcer, et enfin passer les jambes : et par là même de créer le dictionnaire de jurons que même pas tu verras dans le Larousse ou sortir de la bouche de Bukowski !

Le centimètre gagné en enlevant mes vêtements aura permis de passer, non sans efforts quand même !

Plus qu’à prendre le chemin du retour qui pour le coup est beaucoup plus touristique…

On s’arrêtera pour observer dans une faille (?) un départ de puits aux parois toutes calcifiées, ça donnait envie, mais il faudrait « ouvrir » pour passer nos « gabarits ». Puis je suppose que ceux de l’ASN à l’époque ont dû envoyer un quelconque anorexique pour y aller zieuter… Tout gosse ce puits m’avait échappé et je m’en étais aperçu il y a 6 ans, alors que je jouais à Monsieur Propre en allant ramasser des tonnes de merdes jetées et laissées ici dedans tout au long de la grotte, et fallait voir toutes ces bouteilles de bière cassées jusqu’au fond de la galerie !

Maintenant il fait froid et nous nous grouillons pour aller à la voiture et nous changer… Et surtout mettre nos affaires dans de grands sacs poubelle pour éviter de pourrir la caisse. L’argile de la grotte des fées est l’argile la plus grasse et collante de tout l’univers ! Même avec un Karcher c’est la galère : saleté d’argile !


 
Quelques joliesses restantes...

Le boyaux aux eaux éternelles !

Pfff...



Le petit puits dans une espèce de faille...

De leau, de la boue et de l'étroiture !

En spéléo la boue fait rire !

La chatière vue d'en bas...

Rino au haut de la chatière...

Pour descendre c'est déjà difficile...





Rino prend une photo du petit puits...

Un Rino c'est comme un hippopotame, ça a besoin de boue...





Blocage complet à la remontée...

(Oups ! Une faute à suis - suit)