Le plus vieux club de France encore en activité - Actualités des activités du club.
Daniel voulait connaître les grottes du coin qu’il n’avait toutefois pas encore « visitées » : du coup je propose le Châtaignier et La Roubillade. En fait Daniel connaissait le Châtaignier mais la partie du « bas » ; il voulait monter « en haut ». Donc nous irons en haut !
En haut ben c’est en haut… Une fois le circuit « normal » parcouru, nous grimpons au niveau supérieur : le hic c’est que nous n’avons pris qu’une toute petite corde et nous la plaçons pour le premier tronçon de la cheminée… Heureusement que des marches ont été creusées ici et là, et par endroit des marchons en ferrailles aident aussi à l’escalade : les gars qui ont équipé ont fait ça bien ! Mais pour nous mieux vaut ne pas « glisser »… Ça monte interminablement… Après un puits qu’il faut enjamber, nous arrivons à la première galerie horizontale. Nous farfouillons de partout. Loïc trouve un passage et nous nous y enfilons jusqu’au terminus. Sympa la grotte ! En bas, nous avons bien essayé de pénétrer le boyau conduisant au ventre de la baleine (donnant dans la « Rivière morte ») mais tout était inondé et personne n’avait envie de se traîner dans la boue et l’eau…
Une fois dehors, il nous reste un peu de temps avant la réunion du club et nous en profitons pour aller à la grotte de la Roubillade ; à deux pas du « Châtaignier »…
L’entrée est vite équipée ; Daniel se charge de monter le fractio et une déviation sur la droite : Je ne descendrai pas car j’y étais descendu quelques jours auparavant avec Rino… On a vite fait le tour de la Roubillade et ils remonterons rapidement…
Au retour, Rino embourbe son Opel dans la remontée : impossible de le sortir malgré des cailloux que l’on place sous les roues avant et même en mettant les tapis de sol de ma caisse. Rien n’y fait : tout patine mortel ! Daniel ira chercher sa voiture laissé au local et avec une vielle corde et le crochet d’attelage l’Opel pourra enfin se dégager de son piège de boue et de feuilles…
Retour au local les autres membres sont entre temps arrivés, et la réunion informelle commence en racontant les déboires du Rino…
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| Loïc et Daniel qui se marrent : vas-t-en savoir pourquoi ! |
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| Stalagmite commune... |
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| Daniel en pleine crise mystique ! |
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| Anne-So et le Rino |
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| Faut choisir entre charcuterie ou étroiture mon pote ! |
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| Paul visualise ! |
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| Cédric et Anne-so prêts pour la haute cheminée... |
[Photos pourraves car sorties de vidéos]
Après avoir farfouillé ici et là, nous retrouvons la grotte de la Roubillade. Une entrée assez étroite qui plonge directement dans un petit puits d’une dizaine de mètres. Au départ je ne voulais pas descendre, juste lui montrer l’entrée pour qu’il puisse y revenir et explorer la grotte, mais bon, dès fois que… j’avais rappliqué avec moi le baudard, et impossible de résister à la tentation de descendre, et nous descendons après avoir équipé avec la corde… Une fois dans la salle du bas on prend quelques photos avec nos portables pourris, on rentre dans l’étroiture descendante pour continuer mais c’est plein de boue… Nous sommes en « habits civils » et pas trop le kiffe d’aller se foutre dans la boue genre hippopotame… Au bout d’un moment nous remontons…
Le but c’était aussi de retrouver un trou souffleur que j’avais découvert il y a un lustre de cela à quelques 20/30 mètres au dessus de l’entrée. Nous cherchons mais rien ; juste un trou en instance de désob… A l’époque j’avais mis une petite cordelette rouge autour d’un branchage pour repérer l’endroit mais impossible de trouver, de plus, la mousse devait l’avoir recouverte… Bah, pas grave, nous décidons de partir chacun d’un côté pour aller « sonder le terrain » et au bout d’un assez long moment Rino me dit : "J'AI trouvé UN TROU SOUFFLEUR !!!". Je le suis, il me montre un trou banal, j’approche ma tronche et Wahou : ça décoiffe presque !!! Là je me dis : ça vaudra le coup d’aller agrandir… Nous prenons le point GPS et les repères du lieu et nous repartons au véhicule tout content de notre découverte !
Du travail en perspective Dany !!!
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| L'entrée est un pélin exiguë, à moins que... |
J’avais demandé à Julien des photos des échelles qu’il était en train de placer pour une cavité extraordinaire de l’Aude. Patron de sa petite entreprise de métallurgie, cordiste et très pointu concernant le milieu souterrain…
Je lui avais évoqué le cas d’une grotte emblématique chez nous qui nécessiterait une refonte d’une partie des équipements : grotte dont nous avions la gestion ; car en site classé. Il me demanda si j’aurais voulu venir : prendre des photos, et aussi lui donner un coup de main sur deux ou trois bricoles… Ok, nous avions déjà fait quelques sorties ensembles et je le connaissais.
Réveil à 5 h 30 du mat. Le temps de boire quelques cafés, nourrir les chats, ranger le matos dans la caisse : le temps passe vite. Je décolle vers 7 heures. M’arrête à la station service du coin. Le plein. Vérification de la pression des pneus. En route !
Le GPS te donne une heure de départ et d’arrivée, mais en vrai tu mets toujours plus de temps : il ne calcule pas les impondérables… J’arrive donc au point de RDV à 10 h 40 sur le petit parking de terre ; quelque part dans le Minervois…
Julien débarque à 11 h 00. On se salue, on discute un peu, et
son pote Mathieu arrive lui aussi. On enfile nos combis, baudriers et
tout ce qui va avec.
Petite marche d’approche de quelques
centaines de mètres et là, nous arrivons devant ce qu’il me dit
être comme un truc magnifique. Donc nous nous trouverions devant un
morceau du paradis. Cool…
Portes bunkérisées ouvertes (2), nous commençons à descendre
dans un dédale d’étroitures (pas trop) verticales. Tout
descend.
« Après le passage du chaos, ça ira mieux », qu’il
me dit, le Julien.
Quelques Etais ici et là soutiennent des blocs. Puis on attaque
vraiment la descente : un puits là, un autre ici, un très étroit,
un que l’on descend longé, encore plus étroit… Nous n’en
finissons plus de descendre.
Arrivés tout en bas, je me demande
comment va être la remontée. Ces derniers temps j’ai le dos de
plus en plus raplapla, une forme physique de merde : je ne cours
plus, rien… Mais ce n’est pas fini, à présent il faut encore
franchir un gros vide par une espèce de vire aérienne encordée,
avec quelques marchepieds en ferraille disséminés au
compte-gouttes. Et plus loin, une fois la vire franchie, tout en bas,
j’aperçois la première échelle qui remonte vers d’autres
galeries : certainement celles du paradis promis... Nous sommes
à moins 140.
Les deux premières échelles grimpées, nous nous retrouvons au carrefour des galeries supposées paradisiaques, une passerelle en inox doit conduire à la galerie de droite et l’échelle (pas encore fixée) sur la gauche, plus haut, dans la deuxième galerie : celle de la sapinière, je crois... Julien commence à installer une partie de la passerelle et nous demande de lui monter les autres éléments, plus haut, là où se trouve le départ de la « sapinière », et de tout poser au sol. Puis, n’ayant plus rien à faire, pendant qu’il coupe, visse et ajuste les parties métalliques de la future passerelle, nous montons voir la première galerie, non sans avoir pris auparavant des photos des échelles et de la plateforme.
Là, pourtant habitué à ce genre de concrétions, je suis halluciné. Les mots sortent seuls, sans contrôle. JAMAIS VU UNE CHOSE PAREILLE ! Ô PUTAIN, MAIS C’EST QUOI TOUT CA !?
Il n’a pas exagéré le Julien : C’EST LE PARADIS DES ARAGONITES ACICULAIRES !
Je croyais avoir tout vu avec la grotte de Pousselière et d’autres. C’est une vision d’une beauté minérale impossible à trouver à la surface ; il y a des aragonites de partout et qui me déchirent les rétines. Comment est-ce possible un truc pareil ? On pourra m’expliquer que si la cristallisation + la capillarité, le taux d’humidité, un léger courant d’air, la gravité neutralisée par l’effet de force de ci et de là... moi, je reste sans réellement comprendre l’équation. Tout ce que je sais, c'est que j’ai en face de moi une explosion de petites galaxies dans une phase d’expansion qui se serait juste figée ; là, à quelques centimètres de mes yeux... Figées dans le temps ; peut-être rien que pour que nous puissions mieux les observer et tenter de déchiffrer une formule entre la magie et la physique ! Les parois et les plafonds en sont recouverts sur des mètres et des mètres carrés.
...
Au bout d’un moment, nous repartons. Nous passons devant Julien qui continue sa métallurgie, puis redescendons la galerie de gauche. Pareil… sauf que là, il y a une forêt d’aragonites qui poussent comme des sapins au sol. Du jamais vu non plus.
Évidemment, Mathieu et mézigue quittons nos combis, etc., pour
ne pas souiller le lieu. Nous parcourons la zone, scotchés par tant
de beauté minérale.
Difficile de trouver à nouveau des
superlatifs pour décrire ce que nos yeux découvrent !!!
Le
volume des salles et des galeries devient de plus en plus conséquent
à ce niveau. Ma GoPro enregistre.
Au bout d’un moment , alors que le temps s’était arrêté, faut bien s’arracher à la contemplation et songer à remonter… Je suis anti-porte de grotte, mais dans ce cas de figure on se rend bien compte qu'ici nous ne nous trouvons pas dans un trou de blaireau de 30 mètres avec deux fistuleuses, c’est tellement unique, tellement dense, tellement tout, qu’il faut vraiment protéger cet endroit et ils s’y sont employé d’ailleurs...
Julien va continuer à ancrer la passerelle, il n’a plus besoin de nous. Mathieu et mézigue reprenons donc le chemin du retour.
En haut de la remontée du plan incliné, même avec les marches creusées dans la terre je sens déjà mes jambes couiner et mon souffle accélérer. Aïe… je sens que je vais en chier.
Effectivement, j’en chie sa mère.
Après la vire acrobatique, plus loin, nous crapahutons une espèce
de faille/puits que l’on remonte en mode horizontal : impossible de
passer mon sac. J’ai oublié mon kit et dois me trimbaler un sac de
rando qui accroche partout. Mathieu vient de franchir l’ultime
étroiture de la faille. De mon côté je me retrouve en appui sur
deux minuscules marches naturelles de calcaire. Mes jambes
s’épuisent. Je peste, j’insulte ce putain de sac que je n’arrive
pas à enlever de mon dos et qui me bloque. Ça brûle les cuisses de
rester en tension isométrique. Je suis longé, mais pas envie de me
retrouver suspendu sur ma longe ; en dessous ça plonge !
Le
sac finit par décrocher et se fout le camp en bas.
- « Oh putain, mon Nikon est dedans : merde merde merde !!! »
Je redescends à moitié à reculons. (Je ne raconterai pas toutes les saloperies sorties de ma bouche.). Une fois tout en bas j’ouvre le sac qui a atterri sur des gravats de roche : apparemment l’appareil n’a pas trop souffert. Mais être resté aussi longtemps bloqué m’a défoncé les jambes. Mathieu me rejoint et vient récupérer mon sac. - « Putain mec, tu mérites de boire de ma bière une fois dehors ! »
Cette fois ça passe mieux. Mais nous n’en sommes qu’au début : il en reste, de la remontée…
***
Lorsque Julien sort, juste après moi — il a failli me rattraper
— il est 20h40.
Nous devions sortir vers 16 h 00 !
Et comme je suis très… euh ? Très moi, quoi, j’avais perdu mes clés de voiture. Je m’en étais aperçu juste avant de rentrer dans la grotte. Mathieu, qui marche devant, les retrouvera à côté de mon véhicule, au sol…
On se change. Le froid commence à se faire sentir.
On
discute un peu autour des véhicules.
Mathieu a donc droit à ma
bière et… ben rien.
Chacun part de son côté.
Et moi,
j’ai encore pas mal de kilomètres à me taper…
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| Pas terribles les captures écran de la vidéo... |
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| Tronçon de passerelle en cours d'assemblage |
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| Tout n'est pas encore totalement fixé : il manque des ajustages. |
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| Un peu haut sur la gauche, un peu plus haut sur la droite... |
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| Baptême très humide pour un T-shirt tout neuf ! |
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| La sortie haute est complètement inondée ! |
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| Une chauve-souris a laissé quelques crottes et nous a cassé trois aiguilles !!! |
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| Les plafond d'aragonite n'ont rien à envier au réseau de Roquebleue |
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| des jets d'eau comme à Versailles |
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Le prototype de cordelette BEAL 6,5mm aura remporté tous les suffrages |
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| Quelques joliesses restantes... |
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| Le boyaux aux eaux éternelles ! |
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| Pfff... |
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| Le petit puits dans une espèce de faille... |
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| De leau, de la boue et de l'étroiture ! |
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| En spéléo la boue fait rire ! |
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| La chatière vue d'en bas... |
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| Rino au haut de la chatière... |
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| Pour descendre c'est déjà difficile... |
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| Rino prend une photo du petit puits... |
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| Un Rino c'est comme un hippopotame, ça a besoin de boue... |
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| Blocage complet à la remontée... |
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| (Oups ! Une faute à suis - suit) |