Prompteur : Pascal
Créateur : IA
Toute ressemblance avec des personnes existentes n'est que pure coïncidence.
Le plus vieux club de France encore en activité - Actualités des activités du club.
Rédacteur : Pascal
Donc, retour ce jour à « La Baoum di Fado ». Je vais continuer à agrandir d’un cheveu la chatière…
C’est fait…
Peut-être encore un tout petit morceau à claquer ; il ne s’agit pas de refaire le tunnel de la manche mais juste pour être un petit peu plus « confort » pour les prochaines sorties avec matos et Rino…
Je ne sais pas s'il y aura quelque chose à trouver, mais il est certain que s'il n’y avait ne serait-ce qu’une salle à découvrir, celle-ci devrait être une merveille en concrétionnement…
J’ai observé qu’au fond, après la chatière, tout droit, ça pinçait à cause de la calcite qui a tout colmaté, mais avant que cela ne le soit : l’eau circulait ! Et vue les dimensions de la galerie principale (100 mètres de long rectiligne) ; tout est possible !
Je ressors en plein cagnard : je kiffe !
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| Tout a été saccagé ! |
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| Là aussi, des fistuleuses reprennent vie... |
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| La chatière avec un bris de roche... |
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| Le boyau où t'as droit au bain de siège... |
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| Encore de la concrétion pétée |
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| Et encore là... |
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| L’entrée magnifique ! |
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| La Baoum di Fado, là dedans... |
6 juin 2026
Romain m’avait demandé si je pouvais les accompagner pour une sortie à la Trayolle car ils organisaient au SRSASR une sortie avec le comité départemental de spéléologie du Tarn : évidemment je ne pouvais, ne peux refuser, même si je dois me déplacer depuis le Groenland en patins à roulettes ; déjà je kiffe les gars du SRSASR, et ensuite, étant membre du SCMNE ; comment dire non ? Bref le RDV se fait au local du SCMNE à 9h30. Romain et Julien sont déjà là lorsque je rapplique et tous les autres arrivent peu de temps après. On se salue, on se nomme, on se sourit… les bons modales de gens civilisés quoi !
Direction le parking aux Usclats le bas.
Le parking est repu de véhicules et de spéléos, de cordes au sol, de kits, et autres matos…
Après un petit briefing, nous nous dirigeons vers la résurgence et empruntons le « chemin » menant à la Trayolle : ça monte grave ! Les cordes que nous avions placées en main courante pour le rassemblement FFS à Sorèze sont toujours là et, chargés de barda, ça aide sa race ! Toutes les feuilles sèches et la terre restent collées à ma langue tellement cette dernière descend jusqu’au sol… Et nous arrivons devant l’entrée. Ceux qui n’avaient pas encore enfilé le baudar s’exécutent. Et nous nous enfonçons dans la fraîcheur de la grotte…
Romain et Julien passent en avant pour équiper pendant que je ferme la marche… Ils équipent le pentu avec deux cordes afin que la descente et la remontée se fassent plus rapidement : nous sommes pas loin de 20 personnes… Puis c’est l’équipement de la faille et du puits de faille, du ressaut, du passage du puits borgne etc etc. Ils maîtrisent tout ça à la perfection : la sécurité est maxi ! Parfois il y a « bouchon » dans certains passages, l’étroiture du triangle fait chahuter tout le monde et ce ne sont pas forcement les plus menus qui réussissent à passer rapidement… Les rires ricochent sur la calcite alentour…
...et nous arrivons dans la grande salle ; splendide, majestueuse, énorme, presque irréelle parce que tu viens de te taper toutes ces étroitures et autres passages dans les éboulis du réseau de la « migraine »… La sensation doit être comme celle du lombric qui met des heures à traverser ses galeries boueuses et étouffantes et qui soudainement se retrouve à l’extérieur dans un champ… Ok, l’exemple est un peu pourrave mais bon, tu comprendras !!!
Puis tout le monde fait une pause « miam-miam »…
Patrick, l’accompagnateur et responsable du groupe du CDST, pose plein de questions ; il ne connaît que pouic du monde souterrain, j’essaie de lui expliquer la géologie des lieux alors qu’en la matière je suis nul de chez nul ; juste quelques bases de 6ème, cependant je me débrouille, enfin je crois…
Et c’est le retour. Je remonte le pentu avec Julien (SRSASR) ; deux filles sont en attente tout en haut. On papote car tous les autres sont partis voir les crânes -qu’ils ne trouveront d’ailleurs pas…
Les deux filles, Julien et Mézigue sortons ; la chaleur du dehors nous a aussitôt avalés…
Et nous attendons que les autres à leur tour ressortent. Ce qu’ils font au bout d’un moment.
En plusieurs groupes nous redescendons le versant de la montagne. Certains se perdront en empruntant le chemin qu’il fallait pas, mais, sachant que l’unique chose à faire dans un cas pareil : c’est de toujours descendre, alors la voie du parking se retrouvera facilement…
Évidemment, comme l’a dit je ne sais plus qui : « le seul animal qui trébuche deux fois sur la même pierre : c’est l’homme » ; ben Romain qui déséquipait aussi, de retour, s’est trompé de chemin de sortie et s’est perdu dans une autre galerie : il avait fait le même coup peu de temps auparavant ; ratage de passage, et perdu dans la même galerie que précédemment : - « putain Romain, quand même !!! ».
Sinon, tout s'est bien déroulé, il y a eu des rires, des boutades (un presque devoir chez les louveteaux), oui, sortie cool !
Nous nous saluons. Je repars en direction du local où j’ai quelques affaires à récupérer. Tous partent en direction d’Olargue pour un repas : malgré l’invitation je ne peux pas, il est tard et j’ai trop de km à faire pour rentrer chez moi...
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| Le pentu |
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| Aucun problème en mode survie ! |
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30 mai 2026
Petite sortie à la Grotte de l’Espagnol quelque part vers Courniou. Daniel voulait prendre connaissance de toutes les cavités du coin ; alors petit à petit il les découvrait… Aujourd’hui c’était celle de « l’espagnol ». Romélia est de la partie et Rino lui restera dehors, because : toujours son bras en écharpe… L’entrée donne directement dans la grande salle. On cherche ici et là les suites.. J’escalade l’arche, sur la gauche j’observe un puits de plusieurs mètres mais ce sera à voir une autre fois. Sur la droite aussi ça part mais je ne m’y aventure pas ; c’est Daniel qui, sur le retour, ira jeter un œil. Nous farfouillons de partout, franchissons une galerie ou salle (?) au sol tartiné d’une sorte de beurre de charbon de bois...On sent de l’air frais qui se perd selon les zones explorées. Un passage chaotique et pas trop étroit nous amène au plus bas, sur une étroiture, je ne sais pas si dire : sévère, en tous les cas, Daniel et Romélia galéreront à la passer, moi je remonterai de quelques mètres et m’introduirai dans un passage également étroit où sur la droite un puits pointe ; je continue tout droit en essayant de pas me péter la gueule dans le puits : rien d’intéressant : une salle pleine de blocs, j’escalade ces derniers qui donneront dans une autre salle qui probablement se dirige vers l’extérieur. Lorsque je repasse l’étroiture au puits et tout en bas de ce dernier je vois la lueur d’une lampe ; je gueule, Daniel me répond. Le puits, en fait, rejoint l’autre étroiture. Je vois enfin Daniel et lui dis de monter par là car c’est plus aisé. Il me dit que Romélia est en train de repasser l’étroiture : je l’entends d’ailleurs ahaner… Daniel en trois prises a remonté le puits. Entre temps Romélia est sortie du méchant goulet… Ensuite, nous mettons un petit moment à trouver la salle de l'Echo et une fois dedans Romélia décide de pousser la chansonnette : l’acoustique de la salle est géniale, mais cela n'a pas suffit à nous transformer en Sinatra et Carey : à peine étions nous des patates avec une corde à linge en guise de cordes vocales, cependant nous avons bien rigolé... Nous sortons.
Pas de grosse explo donc, c’était juste histoire pour ceux qui ne connaissaient pas encore cette cavité de la découvrir. – cavité qui pourrait être intéressante…
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| Cours de chant dans la salle de l’Écho... |
« Trou du fou »
16 mai
Romain m’appelle ; il sait pas quoi faire ce jour et il a envie de grattouiller la terre. Moi je suis ok, mais pas l’envie non plus de me taper des km sous terre… Conclu, nous irons au « trou des noix » ou au « trou du fou »… RDV chez les proprios. Rino et Cyndie sont de la partie sauf que ce dernier il s’est pété la clavicule en fonçant dans le décor avec son quad et son bras est joliment coincé dans une attelle genre camisole de force… Il ne pourra se servir que de ses yeux... Bref, lorsque nous arrivons ben nous commençons à papoter et décidons en premier de manger. Évidemment qu’on avait prévu ! Tout est là : saucisses de chez le boucher, patates, salade et d’autres trucs… sans oublier l’eau de source houblonnée… Les saucisses sont cuites au barbecue ainsi que les patates au fromage que Romain fera cuire en papillote dans la braise (elle sortiront un peu trop bronzées d’ailleurs!)… Bref bref bref, nous avons jeté notre dévolu sur le « trou du fou » et il est temps d’y aller. Nous ouvrons le portillon que Rino a joliment confectionné et qui interdit l’entrée ; non pas pour simplement fermer mais parce que les proprios font des fêtes en été sur leur terre et qu’il y a des gosses…
Romain veut ouvrir en hauteur car l’eau est toujours montée et pour passer le passage menant à la trémie faudrait se mettre dans l’eau et aujourd’hui personne n’a envie de se jeter à l’agoua ! Nous descendons la première partie de la cavité qui a été somptueusement rendu confortable pour arriver 10 mètres plus loin et trois mètres plus bas au départ du boyau en partie noyé. Le perfo attaque la roche au dessus de nos têtes, au niveau de la VM ; le but étant que si nous ouvrons en hauteur ben on se mouillera juste les fesses en passant et nous ne serons pas obligés de ramper dans la flotte, d’autant que le boyau inondé menant à la trémie se rétrécit pas mal en fin de parcours… La roche tombe ici et là dans l’eau, Cyndie, derrière Romain, lui passe le matos que moi même récupère en arrière, mais nous nous rendons vite compte que le calcaire à cet endroit est très brisé de l’intérieur et qu’il est difficile de travailler comme nous le voudrions ; la désob est complexe, très compliquée, par rapport aux résultats obtenus. Nous décidons au bout de quelques heures quand même d’arrêter et de remettre ça tout simplement pour l’étiage, car l’eau en se retirant, permet le passage de l’air qui sèche tout…
Comme entre temps Rino et Cyndie étaient partis. Romain et mézigue avions continués à claquer encore un peu de roche -avec très peu de résultats comme expliqué plus haut. Puis, une fois aux véhicules, nous discutons tout en pronostiquant avec des calculs tirés à l’élastique, que par là devrait se trouver le collecteur parce que ceci parce que cela, patati et patata, on fantasme le réseau de la décennie tout en achevant la Ch’ti !
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"Grotte des Fées"
18 mai
Racontée mainte-fois, « la grotte des fées » est une cavité située presque en plein centre de Nîmes sous une zone résidentielle. C’était la première grotte que j’explorai alors que j’avais 11 ans : j’y étais retourné il y a quelques années, en 2019 ; un demi siècle depuis ma dernière explo de 1973 ; oh, ce n’est pas une grotte éblouissante, le contraire même, mais je lui vouais une certaine affection. Qu’elle ne fût pas ma déception, ma colère, alors de découvrir une véritable poubelle (que je nettoyai les semaines suivantes…). La grotte avait aussi depuis fort longtemps été saccagée de toutes ses concrétions ; elle n’était plus qu’une grotte à l’agonie.
Un peu d'histoire : cette grotte a connu un fait tragique en janvier 1720 – les protestants qui se réunissaient clandestinement dans le grand porche, furent dénoncés par un chasseur, et tout le monde fut arrêté : femmes, enfants, etc, et les messieurs envoyés en prison ou aux galères…
Me-revoilou donc pour une énième sortie à « La Baoum di Fado » ! C’est juste pour agrandir un chouia la chatière au bout de la grande galerie ; parce que j’ai bien l’intention d’y revenir passer du matos et tenter une désob où cela n’a jamais été fait… Faut savoir qu’avant sa « mort clinique », celle grotte était absolument magnifique et richissime en concrétionnements -d’ailleurs on peut parfaitement s’en rendre compte rien qu’en observant ses milliers de « moignons » et autres traces d’extractions répugnantes. En élaborant tout un scénario mental, je me disais que de la salle très étroite en hauteur, tout au fond là où sa pince et colmaté par de la calcite, après la chatière, oui, il pourrait y avoir plus loin une jolie salle, et pourquoi pas, plus !?
Une désob c’est une désob. Je ne vais pas m’étendre sur la chose… Aujourd’hui, juste quelques petites heures à claquer de la roche. A présent la chatière est suffisamment « ample » pour descendre et remonter plus rapidement (?) avec des sacs volumineux ; cependant les gros gabarits continueront à couiner…
Je ressors après un bon petit taf qui n’aura pas été facile vu l’étroitesse pour manier le perfo…
A la prochaine !
Pas dégueu la Maredsous...
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| petite pause... |
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| Notre Rino après le véto... |
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| Entrée... |
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| Romain qui taffe... |
"Grotte des fées"
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| Premier bloc arraché |
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| Deuxième bloc arraché... |
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| Pas facile de manier le perfo ! (2) |
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| La chatière à agrandir... |
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| Une fois agrandie (plus qu'à pousser les blocs en bas) |
En remontant vers la sortie, Julien emmènera Yann faire un tour du côté de l’aval pendant que Rino et Mézigue nous resterons au bas des petits puits à papoter de conneries et autres…
Quand des spéléos regagnent leur local il se passe quoi ? Ils se désaltèrent… à l’eau de source houblonnée !
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| Yann tout de propre vêtu ! |
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| Élargissement de la chatière... |
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| Contemplation... |