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Philippe émerveillé. |
COMPTE
RENDU DU CAMP SPELEO A COURNIOU
4 AU 11 JUILLET 2015
Date : du
samedi 4 au samedi 11 juillet 2015
Rédacteur :
Patrick CABROL
Localisation :
. Six jours à la
Grotte de la Fajolle à Courniou,
. Un jour à la
grotte de Roquebleue à Courniou
. Un jour à la
grotte de Ponderach à St Pons
But de cette semaine :
Poursuite des travaux de désobstruction à la grotte de la Fajolle à
Courniou avec deux journées de « repos » à Ponderach et
à Roquebleue. A cette occasion nous avons accueilli des spéléos en
provenance des Alpes, de Normandie, de Paris, de Toulouse, d’Albi
et de Mazamet appartenant à 5 clubs différents, certains se
retrouvent au hasard de cet interclubs, après avoir fait des sorties
communes dans diverses cavités : Aven Noël en Ardèche, le
Nébélé dans les Pyrénées Atlantiques, le massif d’Arbas en
Haute Garonne…..
COMPTE
RENDU JOURNALIER DES ACTIVITÉS :
SAMEDI 4 JUILLET 2015
– GROTTE DE PONDERACH :
Participants : 5
Antoine WINTERTON (SCMNE)
Éric COSTE (Société de
Recherches Spéléo et Archéologique du Sorézois et Revelois - 31)
Béatrice POISSON (Equipe
Spéléo Hérouville – 14)
Philippe POISSON (Equipe
Spéléo Hérouville – 14)
Nous commençons le camp
par une visite de la grotte de Ponderach, en premier à l’intention
de Béatrice et de Philippe qui viennent de loin et qui ont déjà
travaillé il y a deux ans dans les grottes de Lauzinas et de
Roquebleue. Il leur manquait Ponderach.
Nous avons rendez-vous à
10 heures au local où nos amis de Normandie, Béatrice et Philippe,
sont arrivés la veille après un voyage de 1000 km sous de fortes
chaleurs, ils en apprécieront d’autant plus le frais de la cavité.
Notre ami Éric a quelques problèmes de voiture mais arrive tout de
même à nous rejoindre directement à la grotte à 11 heures juste
au moment où nous rentrons sous terre. La clef est très
récalcitrante mais nous réussissons tout de même à ouvrit la
porte puis… à enlever la clef de la serrure, ce qui ne fut pas
très facile !
Nous visitons le niveau
inférieur avec ses deux branches Nord et Sud. Nous profitons de
cette visite pour placer quelques morceaux de crevette rose (ce sont
les meilleures parait-il !) pour capturer des cavernicoles. Nous
avons pu voir que les lieux choisis pour ce travail sont parfois
identiques à ceux d’études précédentes pour lesquels nous avons
retrouvé par hasard les « pièges ». Nous reviendrons dans
quelques jours voir si la récolte est bonne !
Nous ressortons de la
cavité à 16 heures et partons à la grotte de la Fajolle terminer
notre journée.
Temps passé sous terre :
5 heures
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Cette étroiture est vraiment étroite, je vais voir s'il n'y a pas un autre chemin !! |
SAMEDI 4 JUILLET 2015
– GROTTE DE LA FAJOLLE :
Participants : 3
Jean Bourrely (SCMNE)
Éric Coste
Pour cette fin d’après
midi :
. Béatrice et Philippe
font les courses du groupe à St Pons
. Antoine reste au local
Travail réalisé :
Nous travaillons à trois
personnes dans la cavité de 17H à 18H45
Le courant d’air est
très froid et montre un fort contraste avec l’extérieur. Nous
mesurerons la température dans la semaine.
Au fond, une partie du
courant d’air semble provenir de la faille de droite en direction
de l’Est (la Vallée). Nous travaillons dans les deux directions
Est et Nord. A droite la roche est saine mais à gauche il est plus
facile d’utiliser un burineur car ce n’est pas très solide !
Nous travaillons aussi
aux éclateurs dans la fissure de droite et dans la fissure qui va
vers le Nord en face de nous. Le but est de faire un peu de place
afin de pouvoir se remuer au front de la désobstruction, car le
moins de l’on puisse dire est que cela est étroit !
Nous ne remontons aucun
seau, ce sera pour demain.
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Concrétions |
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Pose du treillis métallique le 5 juillet. |
DIMANCHE 5 JUILLET
2015 – GROTTE DE LA FAJOLLE :
Participants :
5
Antoine Winterton
Béatrice Poisson
Philippe Poisson
Éric Coste
Nous sommes débout à 7H
et partons vers la Fajolle à 8H30. Notre premier travail va être de
poser une nouvelle protection sur l’entrée de la cavité afin de
nous prémunir du soleil et des intempéries, mais cette seconde
possibilité n’est pas du tout d’actualité aujourd’hui, ni les
jours à venir !
Ensuite nous travaillons
durant 2H30 au fond afin de ressortir tous les déblais. Nous
remontons 20 seaux en surface.
Retour au local à
13 heures – Repas
Nous repartons à la
Fajolle à 14H30.
Nous descendons à 15
heures et nous découvrons une belle salamandre au fond du puits
d’entrée. Cette pauvre bête est venue trouver un peu de fraîcheur
dans la cavité mais il lui est bien impossible d’en ressortir et
de s’y nourrir. Nous la ressortons et la mettons à l’ombre dans
des rochers et la mousse à une dizaine de mètres de l’entrée.
Nous recommençons à «
tailler dans le vif ». Nous ressortons 27 seaux. C’est peu mais on
avance !
Dehors il fait 35° et
nous apprécions la fraîcheur de la cavité et des bières qui
étaient oubliées là depuis l’an dernier. Voilà une année
qu’elles étaient à température constante et fraîche, les
conditions de conservation et de dégustation étaient idéales..
elles ont été appréciées !
A la fin de la journée
nous voyons à environ 4 mètres devant nous. La fissure est toujours
aussi étroite (5 à 20cm selon les endroits), on voit une petite
coulée stalagmitique. A droite la roche semble saine mais à gauche
il vaut mieux ne pas trop regarder ou éternuer trop fort !
Total
de 47 seaux pour la journée.
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Pose de la bâche sur la nouvelle structure métallique. |
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Dimanche 5 à midi. |
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Une visiteuse venue chercher le frais ! |
LUNDI 6 JUILLET 2015 –
GROTTE DE LA DEVEZE, PUIS GROTTE DE LA FAJOLLE :
Participants le
matin : 4
Antoine Winterton
Béatrice Poisson
Philippe Poisson
Nos collègues des Alpes,
André et Guy, arrivent en fin de matinée.
Nous devons faire les
courses pour les deux jours à venir et nous attendons l’ouverture
des magasins à St Pons à 9 heures. Puis, en attendant l’arrivée
des copains, nous décidons de faire un petit tour à la Devèze que
nos amis Normands ne connaissent pas. Ils en ressortent enchantés.
Il est vrai que la Normandie n’est pas réputée pour ses cavités
et ses concrétions, mais plutôt pour son débarquement et ses
falaises à fossiles.
En rentrant au local nous
avons le plaisir de les trouver tous les deux assis sur le banc des
voisins. Il était temps que nous soyons là pour leur éviter
l’insolation !
Déchargement du
véhicule, installation rapide des nouveaux arrivants et nous
mangeons.
A 13 heures nous partons à la Fajolle avec une
équipe plus conséquente
Participants :
6
Antoine Winterton
Béatrice Poisson
Philippe Poisson
André Languille
Guy Maurel
A 13H30 nous descendons
dans la cavité et nous finissons le travail à 19H30 en faisant des
rotations de poste.
86 seaux seront ressortis
cette après midi. Le score est plus honorable que la veille !
20 heures, c’est le
local et sa douche bien méritée, puis le repas.
Total
de 86 seaux pour la journée
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Le puits Damoclès. |
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"Alors ils arrivent ces sceaux !!" |
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"le front" |
MARDI 7 JUILLET 2015 –
GROTTE DE LA FAJOLLE :
Participants :
7
Denis Matarin
Antoine Winterton
Béatrice Poisson
Philippe Poisson
André Languille
Guy Maurel
7 Heures : nous
retrouvons nos bonnes vielles habitudes des derniers camps avec nos
copains alpins : Guy nous réveille aux aurores. S’il avait un
clairon il n’en serait que plus heureux. Il est vrai que cela fait
déjà une demi-heure qu’il va et vient entre « la chambre du
ronfleur » et le cabinet de toilette. Il en sera ainsi tous les
matins ! Un vieux proverbe de nos campagnes dit « Coucher à dix,
lever à six, font vivre l’homme dix fois dix » nous n’en sommes
pas loin !
Béatrice et Philippe
font quelques courses pendant qu’André et Guy sont très actifs au
fond avec les éclateurs. On entend la perforatrice, les coups de
massettes, tout cela pour casser quelques gros blocs calcaires qui
refusent de se laisser faire. 35 seaux sont quand même remontés du
fond, mais avec beaucoup de travail et d’huile de coude. Durant ce
temps d’autres travaillent dans le puits d’entrée et commencent
à approfondir le virage afin de pouvoir passer les seaux plus
facilement, massette, burins… les manuels scolaires indiquent que
le calcaire est une roche tendre.. les auteurs ne sont pas venus voir
le calcaire de St-Pons !
Au cours de cette matinée
Guy creuse des marches dans le puits final afin de faciliter le
passage. Malgré cette avancée il faudra encore améliorer.
Au cours de cette matinée
nous réussissons tout de même à remonter 35 seaux en surface
A 13H nous stoppons
le travail pour aller déjeuner au local
Nous retournons au
travail à 14H30.
André et Guy reprennent
leur acharnement à casser du caillou au fond de la grotte tandis que
Patrick et Antoine continuent l’approfondissement du virage du
puits d’entrée, rejoint plus tard par Guy. Le but fixé est
atteint, à savoir de permettre de supprimer la présence d’une
personne en bas du puits d’entrée. On économise une personne mais
aussi on gagne en sécurité car il arrive relativement fréquemment
que des petits cailloux veuillent retourner au fond de la cavité.
Maintenant la personne située dans le virage dispose de deux cordes,
une qui arrive du fond qui permet de tirer les seaux, puis une autre
corde qui permet d’attacher le seau pour la remontée en surface
avec rappel pour récupérer le mousqueton et accrocher le seau
suivant. Cela fait un gros paquet de cordes à gérer dans les pieds,
avec peu d’espace, mais on y arrive.
Le courant d’air est
toujours aussi frais au fond. André et Guy ont amené leur
thermomètre laser qui indique tous les deux 7.2°C. C’est étonnant
car vraiment très froid par rapport à ce qui est connu : 8,5°C à
la grotte de la Rivière Morte qui était considérée comme la plus
froide dans ce secteur.
50 seaux sont ressortis
cet après-midi,
Total
de 85 seaux pour la journée
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Le puits Damoclès vu du fond. |
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Guy en attente de sceaux. |
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La fine équipe du lundi soir. |
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Attention je remonte ! |
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Béatrice. |
MERCREDI 8 JUILLET
2015 – GROTTE DE LA FAJOLLE :
Guy se manifeste à
l’heure habituelle. Le réveil matin est bloqué sur les 7 heures !
Avec les fortes chaleurs actuelles il est vrai que nous apprécions
la fraîcheur du matin et les petits lapins qui gambadent dans le
petit près situé devant le local. Ils disparaissent au premier
mouvement mais ils sont supers mignons à voir, même furtivement.
C'est le seul moment où nous pouvons les apercevoir.
Ce matin Béatrice et
Philippe repartent pour leur lointaine Normandie, mais je pense que
nous les reverrons bientôt. Ils commencent à prendre goût au pays
et surtout aux cavités qui s’y trouvent. Ils n’en connaissent
pourtant que quatre en dehors de la Fajolle, il en reste bien
d’autres à découvrir !
Dès le départ de
Béatrice et Philippe à 8H30 nous partons à la Fajolle. Michel nous
rejoins à 10 heures après une petite panne de voiture : pas
possible de faire le plein, ce qui peut être très gênant au bout
d’un certain temps !
Il fait beaucoup de vent
avec quelques petites gouttes qui sont les bienvenues, mais une
demi-heure après le ciel bleu revient en force.
Participants :
6
Antoine Winterton
André Languille
Guy Maurel
Mathieu Ferrand
Michel Souverville
Patrick part à St Pons
pour compléter quelques courses… Il aurait mieux fait de choisir
un autre jour car c’était le marché… Ce n’est pas le bon
jour pour acheter tranquillement à St-Pons ! ! !
Durant ce temps les
copains descendent au fond de la cavité et reprennent les mesures de
température. La fissure soufflante sort de l’air à 7,2°. Cette
température montera à 8,2° à midi.. Ce n’est absolument pas
normal à cette profondeur de 20 mètres sous l’entrée, mais aussi
de 30 ou 40 mètres sous la surface. La température de l’air se
stabilise normalement à la température de la grotte en moins de 10
mètres. Nous avons bien pensé à un mélange d’air provenant de
la surface et du fond, mais cela n’est pas satisfaisant, une énigme
à élucider.
L’équipe continue de
travailler au fond avec les éclateurs et permet de remonter 21 seaux
en surface. Durant ce temps Patrick commence la pose d’une main
courante dans le puits Damoclès, jusqu’au terminus actuel.
Un gros bloc sous
Damoclès, qui ne tenait plus est descendu en le bloquant
manuellement, ce qui a évité un gros accident. A la suite de cette
frayeur, un nettoyage est effectué sous Damoclès, mais il reste une
grosse plaque horizontale décollée de plusieurs centimètres, tenue
par les fers à bétons, et cette plaque bloque un gros dièdre qui
ne demande qu’à glisser jusqu’au fond de la galerie. Et au
dessus mystère !!!
A 13H15 nous sortons pour
aller manger au local.
Nous retournons au
travail à 15H.
L’après midi sera
consacrée à un travail de forcené pour briser un gros bloc aux
éclateurs. 26 seaux seront remontés en surface, c’est peu vis à
vis du travail fourni.
Durant ce temps la main
courante est terminée entre le virage d’entrée et le sommet du
puits Damoclès. A l’usage on se rend compte que cela est bien
pratique.
Guy utilise ce temps
libre pour fignoler la fermeture de la porte d’entrée. Encore un
petit effort et ce sera parfait.
Retour au local à 20H15
pour le repas du soir.
A 20H30, Béatrice et
Philippe nous téléphonent afin de nous dire qu’ils sont bien
arrivés et pour prendre des nouvelles de la journée.
A 21 heures, Roger Loat
passe nous voir, il dort dans son camping car et sera des nôtres
pour la fin du camp.
Total
de 47 seaux pour la journée
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André au fond le mardi matin. |
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Le fond dans la matinée du mardi. |
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Ambiance.... pourtant personne n'a bu ! |
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Vous dites quoi ? |
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Béatrice, Philippe et Denis. |
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Entre deux sceaux ! |
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Qu'est-ce qu'on est bien sous terre !! |
JEUDI 9 JUILLET 2015 –
GROTTE DE LA FAJOLLE :
Fanfare habituelle à 7
heures du matin !
Participants : 6
André Languille
Guy Maurel
Antoine Winterton
Michel Souverville
Roger Loat
Nous partons à 8H30 à
la Fajolle.
Michel et Roger partent
en pointe et s’attaquent à tous les déblais de la veille qu’il
faut sortir. C’est ainsi que 60 seaux sont remontés en surface.
Une nouvelle séance d’élargissement a lieu avant de partir manger
Nous partons manger au
local à 13 heures puis nous revenons à la Fajolle
Au retour les hommes de
pointe reprennent le travail sur les gros blocs avec le burineur et
les éclateurs..
Ils sont gênés par le
plafond qui est trop bas. Ils décident alors de percer chacun de
leur coté la pointe qui les empêche de manœuvrer facilement, puis
de finir le travail aux éclateurs. Ils ont alors la très
désagréable surprise de voir une fissure se former dans la roche
devant leurs yeux et commencer à progresser vers le haut. C’est
le repli stratégique instantané vers la surface. Toutes les
affaires sont tirées à toute vitesse en haut du puits Damoclès.
C’est ensuite au tour des hommes de sortir de là le plus
rapidement possible. Rien ne bouge mais la sécurité prime avant
tout. Malgré l’important courant d’air frais et la promesse
d’une belle découverte, il faut être prudent.
Nous jetons un coup d’œil
sur la base du puits Damoclès sans y aller. Le plafond n’a pas
cédé mais les fissures entre les blocs sont plus ouvertes que la
veille. Il semble que tout est descendu de quelques centimètres et
est actuellement tenu par les fers à béton qui ont été placés là
l’an passé, justement pour éviter tout glissement intempestif.
Le moral ne faiblit pas.
André s’attaque alors à la fissure soufflante découverte au
début des travaux il y a deux ans, mais qui avait été abandonnée
au profit de celle que nous avons suivi jusqu’à ce jour car le
courant d’air était plus fort dans cette direction.
Nous repartons depuis le
virage situé en bas du puits d’entrée en direction plein Ouest
cette fois-ci, c’est à dire en direction de la grotte de
Roquebleue.
Cette fois ci nous
creusons dans le sens des couches de calcaires. A première vue on
pourrait croire que cela est mieux mais l’avenir nous le dira car
dès le départ nous voyons que la roche est très fissurée, nous
sommes situés en pleine zone très fracturée.
Total
de 60 seaux pour la journée et quelques frayeurs !
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Des petits trous, des petits trous ..... |
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..... toujours des petits trous ..... |
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C'est pas large ! |
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Le terminus du jour. |
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Attention au petit oiseau !! |
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L'équipe du mardi 7 |
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Le tas de déblais devient impressionnant . |
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L’équipe du lundi 6 |
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Et un sceau de plus ! |
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Béatrice tout sourire. |
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Le "chef" est heureux ! |
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Philippe. |
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Antoine lime les parties trop étroites de la fermeture. |
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Petit déjeuner du mercredi 8 avant le départ pour le "Nord". |
VENDREDI 10 JUILLET
2015 – GROTTE DE ROQUEBLEUE :
Nous avions prévu une
journée de « relâche », elle est la bienvenue après
les émotions de la veille.
Patrick et Antoine
partent à 8H30 vers Toulouse puisque Antoine doit se préparer pour
les vacances avec ses parents et Patrick à ses rendez-vous à
honorer malgré son départ à la retraite !
Dès 8H30 l’équipe
restante va donc à Roquebleue pour continuer les équipements de
certaines zones non ouvertes à la visite interclubs pour raisons de
protection.
Participants :
6
Michel Souverville
André Languille
Guy Maurel
Roger Loat
Jean Bourrely
Charles Bourrely
Temps passé sous terre :
7 heures
Cette sortie comportera
deux zones de travail : la Salle des Schistes et la Galerie des
Volcans.
a ) Le groupe commence
par finir la pose des amarrages et cordes dans le couloir au sommet
de la montée de la salle des Schistes. Les équipements précédents
sont utilisés pour descendre directement dans le petit puits de 5
mètres de profondeur. Le fond du puits est percé d’un petit
orifice d’une dizaine de centimètres par où devait partir l’eau. Dés-équipement de la galerie et du puits. La corde qui permet
d’accéder à la galerie depuis le bas de la salle des schistes est
laissée en place. En haut elle est amarrée sur trois points. Topo à
faire.
.b) Le travail se
poursuit au niveau supérieur à la galerie des Volcans.
La montée dans la
galerie est équipée actuellement avec un électron en place depuis
plusieurs années. Il est urgent de le remplacer par une corde et des
amarrages fiables, même si les visites de cette partie de la cavité
sont exceptionnelles. L’électron et son amarrage sont retirés et
seront sortis de la cavité. Quatre goujons de 10 sont plantés pour
cette partie et une corde permet d’atteindre le sommet La galerie
se poursuit par une petite descente et une remonté dans une
goulotte. En haut de la goulotte deux trous de 10 sont percés au
sommet à gauche et un à droite. Il faudra prévoir une corde de 20
mètres et trois amarrages (goujons de 10 et plaquettes-maillons
rapides), la corde sera reliée à la corde suivante dont le départ
est situé 1 mètre plus loin. La corde suivante permet de passer un
petit surplomb. Une dizaine de mètres à plat, (nouvelle salle à
manger), et nouvelle corde qui permet d’atteindre le fond de la
galerie avec un puits qui surplombe la galerie des Volcans. La suite
par une petite escalade donne sur un beau gour concrétionné, mais
il vaut mieux éviter l’escalade car on fait tomber de la terre
dans la galerie des Volcans sur le balisage.
Le départ que l’on
devait emprunter près de l’ancienne échelle se situ dans une
goulotte à quelques mètres avant d’arriver à la corde que nous
avons installé.
Ces deux réseaux devront
être retopographiés car les topos sont incomplètes et peut-être
erronées.
Vendredi soir :
Patrick rentre de
Toulouse pour le dîner. Seuls André et Guy sont présents. Il est
décidé de partir faire une petite virée au Pic de Nore qui culmine
la Montagne Noire avec ses 1210 mètres. Nous traversons la forêt et
malgré nos efforts pour voir de grosses bêtes (sangliers) nous
n’avons pu voir que 5 lièvres et un beau chevreuil. Le spectacle
au sommet était magnifique, pas un souffle de vent (ce qui est
rare). Toute la plaine de l’Aude était ponctuée par les
éclairages des villes et villages. Nous reviendrons en plein jour,
peut être avec le pique-nique pour assister au coucher du soleil.
Après cette longue virée
nous nous couchons à minuit la sieste réparatrice ayant sans doute
déjà commencée dans la voiture pour certains!
SAMEDI 11 JUILLET 2015 –
GROTTE DE LA FAJOLLE :
Pour la dernière fois durant
ce camp, réveil à 7 heures ! Les Alpins commencent à ranger
leurs affaires avant de partir à la Fajolle pour une dernière
matinée de travail
Participants : 6
André Languille
Guy Maurel
Jean Bourrely
Charles Bourrely
Roger Loat
Jean et son fils Charles font
la topographie de la grotte de la Fajolle en évitant bien sur
d’aller au terminus. Les mesures laser sont bien commodes dans ce
cas !
Durant ce temps les autres
participants sortent les cailloux de la nouvelle zone de
désobstruction dans le coude en face le puits d’entrée. Dehors le
tas de déblais a encore augmenté sérieusement durant ce camp
faisant l’admiration de ceux qui venaient pour la première fois.
Total de 43 seaux pour la
demie journée et des espoirs pour cette nouvelle direction de
travail !
Après un dernier repas pris ensemble André et Guy rejoignent
leurs Alpes préférées en attendant de revenir dès que possible,
ce sera dès le mois d’août pour Guy avec la poursuite des travaux
au local à Courniou.
Samedi après-midi :
Participants : 3
Jean Bourrely
Charles Bourrely
Positionnement au GPS des
différentes cavités du secteur compris entre Roquebleue et la
vallée de la Fajolle.
CONCLUSIONS DU CAMP
JUILLET 2015
Comme à chaque fois ce
camp a été marqué par une très bonne ambiance ponctuée à
certains moments par de franches parties de rires.
Au total 368 Seaux ont
été remontés durant cette semaine, avec six jours de travail dans
la cavité, soit une moyenne de 61 seaux par jour, nous avons fait
mieux, mais c’est quand même bien !
Nous espérions pouvoir «
passer » durant ce camp, mais la nature en a décidé autrement.
L’instabilité des blocs de la zone terminale nous oblige à
regarder les choses autrement. Pourtant à l’extrémité de la zone
de travail un fort courant d’air froid est là pour nous indiquer
où il faut creuser.
La désobstruction de la
grotte de la Fajolle se situe au carrefour d’une faille Est-Ouest
et d’une faille Nord-Sud, le tout dans un contexte géologique
orienté lui aussi Est-Ouest avec des strates présentant un fort
pendage Sud (de l’ordre de 45°). Nous avons là le cocktail idéal
pour avoir des difficultés à trouver la suite puisque tout est
broyé. Nous avions souvent de très gros blocs au-dessus de la tête,
il faut les purger un à un jusqu’à obtenir une bonne stabilité.
C’est ainsi que nous nous retrouvons au fond du puits Damoclès
avec des plafonds à 4 mètres. On essaye toujours de ressortir le
minimum de déblais dans une désobstruction, nous n’avions pas le
choix, il fallait sécuriser au fur et à mesure de l’avancée des
travaux. Pour arranger le tout, la roche est tellement pourrie à
certains endroits que le burineur est l’outil le plus adapté pour
avancer.
Nous allons attendre un
peu pour voir ce qui se passe en haut du puits Damoclès. Le plafond
va t-il tenir ou pas ? En ce moment il semble bien que les blocs
aient été stoppés dans leur descente par les quatre fers à béton
fixés à cet effet. Certains blocs sont séparés par des vides de 5
à 10 cm que nous avons vus se former dans la semaine. Il va falloir
étudier la possibilité ou non, de sécuriser cet endroit afin de
poursuivre les travaux. Si ce n’est pas possible il est évident
qu’il faudra condamner cette zone et aller voir ailleurs.
Nous avons d’ores et
déjà changé le fusil d’épaule et avons repris le travail à la
base du puits d’entrée. En effet il y a deux ans nous avions
trouvé deux fissures soufflantes, une qui se dirige plein Ouest vers
Roquebleue et une plein Nord dans le massif montagneux. Nous avions
choisi d’aller plein Nord car le courant d’air était plus fort,
de plus nous étions persuadé que nous allions vite reprendre la
direction de l’Ouest.
Au départ de ce nouveau
travail nous sommes dans une inter-strate que nous devons suivre en
direction de Roquebleue située à 500 mètres. De belles découvertes
sont donc à faire, de nouvelles aventures en perspectives nous
aurons au moins la chance d’avoir une seule direction de fractures
devant nous et non plus deux !
Nous continuons… La
grotte se défend bien mais elle n’en sera que plus belle
lorsque nous la découvrirons….
Avis aux amateurs !
RÉCAPITULATIF DES PARTICIPANTS AU CAMP « FAJOLLE
2015 »
Denis MATARIN
|
Michel SOUVERVILLE
|
Philippe POISSON
|
Patrick CABROL
|
Roger LOAT
|
Béatrice POISSON
|
André LANGUILLE
|
Jean BOURRELY
|
Eric COSTE
|
Guy MAUREL
|
Charles BOURRELY
|
|
Antoine WINTERTON
|
Mathieu FERRAN
|
|
 |
Jean et Charles. |
PHOTOS : Guy Maurel - Philippe POISSON - Patrick CABROL - Denis MATARIN (2) - Photos Roquebleu : Michel SOUVERVILLE avec l'appareil de SCHUSS.
 |
Les bagages, la carte et l'itinéraire, on va pouvoir partir ! |