Rédacteur : Pascal
Localisation :
Labruguière
Participants : Jean, Thomas et Pascal
But
: Élargir un passage après le puits du crapaud et découvrir ce
qu’il y a derrière.
Durée : TPST 6 heures
Lien vidéo
Cela faisait quelques temps déjà que je voulais élargir une étroiture absolue, infranchissable ; car j’avais pu noter lors d’une précédente explo comme un départ (?) Et l'étroiture se trouve un petit peu en hauteur, dans un renfoncement juste au dessus de l’eau, à environ une cinquantaine de mètres à partir du fond du puits du crapaud…
Mais pour arriver jusqu’à là, il faut déjà franchir le laminoir d’entrée – 30 mètres. L’horreur de quelques uns... (en réalité il est chiant mais pas plus que ça, le problème vient que l’on reste trempé jusqu’au bout si l’on n’a pas pris des vêtements de rechange, et le parcours est un peu long... ) En tous les cas on ne se plaindra pas trop, l’eau n’étant pas vraiment froide comme elle peut l’être à certaines périodes de l’année…
Petits passages étroits, petites escalades sur des éboulis, on se retrouve vite dans un méandre d’une beauté admirable si on tient compte des caractéristique du karst. Il est long…
Nous constatons que l’eau de la rivière se perd dans une perte qui semble obstruée, d’habitude l’eau rentre en furie mais là, on dirait un lavabo bouché qui laisserait passer juste ce qu’il faut pour ne pas déborder. Un peu en aval, à quelques mètres, se trouve l’ancienne perte bouchée au fond par de gros galets...
Ensuite, nous arrivons aux deux entrées menant au puits du crapaud situées juste avant la salle des cierges. Nous choisissons l’entrée par l’étroiture verticale descendante, qui n’est en vérité pas une vraie étroiture. Elle donne à 3 mètres du puits du crapaud. Une fois tous les trois dans le passage, Jean entreprend de remplacer le vieux morceau de corde, qui doit dater de 30 ans, voire plus, par une corde plus « récente » à laquelle il noue des ganses. Le puits n’est pas profond mais il est lisse et pratiquement sans aucune prise…
Nous descendons, et là, au pied du puits, nous installons notre camp de base, Thomas a faim, moi aussi et Jean accro au café a besoin de sa dose… Une fois requinqués, nous déballons le matos, le préparons, puis c’est parti en direction de l’objectif : nous rampons ou marchons à quatre pattes dans un calcaire déchirant, parfois il y a un peu de sable pour soulager les rotules -hélas sur de très courtes distances… Et nous débouchons dans le méandre naissant : en fait nous retrouvons le réseau actif un étage plus bas. Le méandre n’est pas très haut, il faut avancer courbé et une cinquantaine de mètres plus loin, nous topons contre la galerie très très basse qui ne se parcourt qu’en rampant et qui donne dans un laminoir matthiasien. Mais pour le moment ce n’est pas l’objectif...
A la limite de la galerie/laminoir, assis dans l’eau, Jean fait chauffer le perfo, le calcaire est beaucoup plus tendre que les bleus du Saint-Ponais. Et une fois la roche éclatée, le passage est devenu praticable. Ça frotte encore un peu mais je me retrouve vite fait au bas de deux cheminées accolées, très jolies, très majestueuses. Cependant, si on constate des départs dans les plafonds, ceux-ci sont trop étroits, même infranchissables ! Des galets s’y trouvent au pied, certainement drainés depuis le haut. Jean pense d’ailleurs que ces cheminées devraient déboucher dans le réseau supérieur. Il doit probablement avoir raison. Sur la cheminée de droite, on peut visualiser là aussi un départ de quelque chose qui semble bouché...
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Cheminées majestueuses |
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Peut-être quelque chose, la haut ? |
Jean et Thomas rentre dans la petite salle pour jeter un œil sur les cheminées.
Il est temps d’aller explorer la galerie qui donne dans le laminoir/étroiture extrême. Jean passe devant. J’ôte ma polaire car je n’ai plus quelle de sèche et du coup je reste torse nu pour ne pas la mouiller, aussi, lorsque je m’allonge dans l’eau, toutes les grossièretés les plus innommables sortent par ma bouche... Jean repousse sur les cotés le sable et les petits galets jonchant le lit de la rivière mais il a du mal à continuer, et lorsque sa tête se trouve à moitié sous l’eau il préfère rebrousser chemin…
Personnellement, je sais que c’est là une des suites probables conduisant à la résurgence de Ensire. Peut-être faudrait-il agrandir certains passages ? Les conditions de travail sont délicates, mais à la grotte du Reclot l’ouverture d’entrée du laminoir, au bas du puits étroit, n’était pas facile à conclure non plus et cela s’est quand même fait ! (un perfo aura toutefois cramé en prenant l’eau…)
Puis nous sommes allés zieuter la jolie et grande salle des cierges et nous sommes sortis sans avoir été dans le réseau fossile ; de toutes manières, nous n’étions pas venu pour cela…
Un fois dehors, quelque peu fatigués, nous rejoignons la voiture : nous ressemblons à des égoutiers !
Chez Thomas, mon voisin, nous nous tapons tous les trois une putain de bière fraîche ! Pfouuu quel pied !!!
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Derrière, les cheminées... |
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JC Van Damme, euh, pardon, Jean tout court ! |
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Bien loin de l'entrée ! |
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ça va devenir encore plus serré... |
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Thomas rentre... |
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Thomas sort... |