Rédacteur : Pascal.
Localisation : Courniou
Participants : 4, 6 et 4 : samedi matin. Entrainement
de corde : Maiwen, Cléa, Patrick et Pascal.
Samedi après-midi, inauguration de
la « Fileuse de verre » (Devèze) Guides : Cléa et Maïwenn.
Dimanche : Grotte de La Croix :
Charline, Charlotte, Loïc, Cléa, Maïwenn, Pascal.
Mardi : Grotte du Font Caud : Anaïs, Julien, Helena,
Pascal.
But : Initiation (poussée) pour la Grotte
de La Croix.
Durée : 2h, 7h, 2h.
Lien vidéo
https://youtu.be/3XGBRhj7acI
Samedi 9 mars
Matin
J’avais prévu d’aller à la Grotte de La Croix dimanche avec
Charlotte, Charline et Loïc et aussi d’emmener par la même occasion les
nouveaux venus au Club : Maïwenn et Cléa, qui sont guides à « La
Fileuse de Verre » (La Devèze). Seul « hic » ; ils n’ont
pas trop d’expérience pour jouer du descendeur et du Croll ; qu’à cela ne
tienne, on leur demande s’ils peuvent venir samedi matin pour faire une séance
express d’entrainement. C’est OK. Avec Patrick, nous équipons le mur de
l’ancienne gare et c’est parti pour les descentes et remontées au Croll. Il
faut faire vite, car les mômes doivent aussi aller à la Devèze (Maïwenn a
horreur qu’on la nomme ainsi) pour préparer l’inauguration de la grotte, dans
l’après-midi, avec les nouveaux éclairages à Leds et les mains courantes en
INOX.
Rien à dire, ils assimilent rapidement toutes les notions de
sécurité basique et les techniques des descentes et remontées aux bloqueurs.
Puis au bout de quelques descentes, ils commencent à s’amuser, à aimer ça… Ils
sont prêts pour La Croix -secteur « après l’aval » … Patrick tente de
prendre quelques photos avec l’iPhone de Maïwenn, mais le bougre, il a du mal à
faire ça correctement ; il n’a pas l’habitude des smartphones… L’appareil
se retrouve un coup de tête en bas, un coup les doigts bouchant les
objectifs ! Cependant, par la magie des hasards heureux, quelques photos
sortiront relativement propres…
Tient, y a l’équipe : Michel, Didier, Frank, Laurent,
Cécile et deux autres spéléos qui vont faire une visite à la Roquebleue. Ils
s’arrêtent au pied du mur d’entrainement. On se salue.
Après un entrainement non-stop de 2 heures les mômes doivent retourner à la fileuse de verre pour
bosser…
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Cléa et Maïwenn
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Après-midi
Inauguration des nouvelles installations à la « La
fileuse de verre » (La Devèze).
Anaïs, notre présidente, arrive avec Julien. La salle du
musée de la Devèze (La fileuse de verre) se remplit. Beaucoup d’autres
personnes arrivent aussi. Cléa (notre jeune adhérente) commence les
explications sur la cavité. Puis nous pénétrons dans l’antre de la beauté
minérale. Cléa sait expliquer clairement tout ce qui doit se savoir sur cette
cavité emblématique. Les lumières à base de Leds ont été placées judicieusement
aux endroits précis qui donnent des clairs-obscurs des plus subtils sans
compter les anciennes grilles et mains courantes en ferraille vieillissante
remplacées par des MC en INOX du plus bel effet ; la grotte s’est donné
une sacrée cure de jouvence !
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On ne connait pas le processus de concrétionnement de cette beauté...
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Un morceau de cette cavité !
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En soirée
Retour au musée qui fait aussi bar et vente d’objets
touristiques en relation évidemment avec la grotte. Suzanne aussi arrive et aussi
des tas d’autres personnes ; certaines connue et ayant déjà participé à des
sorties spéléo avec le SCMNE.
La mairesse Catherine SONZOGNI entame son discours, elle
explique que si les subventions données (même au niveau européen) pour
l’aménagement de la Grotte de la Devèze sont conséquentes ; la finalité
est de préserver ce site unique qu’est la grotte, et qui, par extension, permet
d’engranger de fortes sommes d’argent chaque année dues justement aux visites.
Ces revenus qui pour les concitoyens de Courniou font que les taxes
d’habitations, etc. n’augmentent pas ; ce que beaucoup ignorent. Le discours
est relayé et appuyé par celui du député de l’Hérault Hussein Bourgi.
Ensuite, c’est le buffet offert par la Mairie ; on discute,
on grignote, on boit… Je rencontre la mère d’une jeune femme qui aimerait bien participer
à une initiation spéléo ; coordonnées prises : Oki pour une prochaine
sortie.
Puis je rentre au local, car je vais passer la nuit ici à
Courniou ; trop de kilomètres jusque chez moi pour revenir demain pour la
sortie initiatique (!) à la grotte de La Croix. Au local, J’ai du mal à démarrer
le feu de cheminée ; le bois a du mal à prendre… Enfin, ça crépite,
j’ouvre le canapé. Couverture et dodo…
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Suzanne et Patrick
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Notre présidente et Julien
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Dimanche 10 mars
Grotte de La Croix
Initiation poussée vu la forme physique de tous !
De spéléo à plongeur ; il n’y a qu’un pas…
Le rendez-vous est donné au local. À 10h30, tout le monde
est là. Les présentations faites, nous commençons à préparer le matos. Chacun
essaie les baudriers, etc. Je prépare les cordes, mousquetons, perfos (2) et
autres… Direction Les Usclats.
Parking
On étale tout le barda pour être certain de ne rien oublier.
On s’enfile les combis et tout ce qui va avec.
Marche jusqu’à l’entrée là-bas plus haut, à 300 mètres ou plus…
…
L’entrée est exiguë, il faut commencer à ramper sur deux
mètres avant de pouvoir rester assis au bord du premier ressaut.
C’est Loïc qui va se charger d’équiper… Il ne l’a jamais
fait, mais il a appris très vite et je n’ai aucun souci là-dessus. De plus, ce
n’est pas un équipement hyper sophistiqué à faire dans cette grotte. Loïc
descend donc en tête de groupe tout en équipant au fur et à mesure, suivi de Maïwenn
que je colle juste derrière jusqu’au deuxième petit puits/ressaut ; mais
là aussi, aucun problème Maiwen fait ça très bien.
Et c’est au tour des filles, et là, pareil, aucun problème.
Charline et Cléa ont déjà appris les descentes et remontées, quant à Charlotte ;
elle apprend sur le tas !
Une fois tous en bas c’est Loïc qui prend la direction de la
marche. Il voulait savoir s’il se souviendrait du parcours et il se souvient…
Et nous cheminons le long des lacs et des plages de terre jusqu’au
terminus de la partie aval…
Terminus ? Bien sûr que non ! Là, juste en face,
se présente le ressaut très glissant, vertical, avec très peu de prises elles
aussi très glissantes… Toutefois, pour Noël, alors que je m’offrais une sortie
de nuit en solo, j’avais tout équipé en fixe du bas du ressaut jusqu’au haut de
la cheminée ; pour le coup, à présent, grimper le ressaut en Croll et pédale
devient beaucoup plus pratique – et pas forcément commode pour tous ;
l’entrainement sur un mur sec est une chose et monter un ressaut complètement lisse
et oint d’argile humide c’en est une autre, d’autant qu’il faut d’abord arriver
là soit en crapahutant sur le côté ; avec risque de chute dans l’eau ou,
carrément, rentrer dans l’eau jusqu’aux genoux pour monter sur le bloc ilot
tout plat se trouvant presque au pied du ressaut… les eaux, entre temps, étant
montées depuis la dernière fois. Choix cornélien dirais-je !
L’accès à la cheminée commence dès le ressaut franchi, donc
il faut entamer la montée aussitôt pour ne pas bouchonner. Et remonter cette
cheminée par endroit étroite, avec des sacs lourds comme un âne mort, ça fait
souffler sa race !
Bon, nous sommes tous là, sur la plateforme qui unit la
cheminée avec le puits terminal (plus incliné que vertical). Je fixe la corde :
une partie en main courante et l’autre aux deux ancrages inox donnant dans le
puits. Et je reste à proximité pour me rendre compte quand même que tout est
bien vérifié à chaque descente et par chacun, car là, ça descend… MAVC Ok,
descendeur, etc., etc. Parfait ; tous descendent sans aucun problème. Une
fois en bas, nous décidons de faire le plein de calories. Tous ont amené de
quoi recharger la batterie biologique. Et chacun donne ses premières impressions…
Au bout d’un moment, alors que le froid commence à nous
saisir parce qu’à l’arrêt celui-ci te rentre dans le corps, nous commençons à
attaquer la roche au bas d’une paroi, car j’ai envie de regarder dans cette
conduite. Au burin et à la massette, nous arrivons à casser quelques blocs…
Pendant ce temps ; Charlotte, Cléa et Maïwenn escaladent
le pentu cabossé. C’est assez haut et cela conduit à une salle de forme ronde
avec une belle coulée de calcite…
…
Le temps passe, presque 7 heures que nous sommes dans la
grotte… Nous sommes humides et le froid nous arrive dessus… Il est temps de
remonter, car d’une initiation, il ne faut pas que cela se transforme en bagne
pour jeunes… Déjà, jusque là, c’est une initiation assez sport pour celui
qui se lance dans la spéléo. Loïc remonte en premier pour la réception. Ça
glisse de partout, mais tout le monde y arrive assez rapidement. Charline n’a
plus de loupiote, Maïwenn lui prête sa frontale de secours ; pas le temps
de défaire les kits pour chercher les piles de rechange ; Charline peut enfin
remonter ! Je monte à mon tour, il faut bien faire attention à la descente
comme à la montée de bien positionner la corde dans le bon angle pour qu’elle
ne frotte pas sur les arêtes rocheuses ici et là. Charlotte reste pour
déséquiper.
Une fois en haut j’attends Charlotte. Puis je redescends la
cheminée ; soudain, le Kit avec le perfo de Sébastien se barre, c’est la
partie la plus glissante ; j’essaie de le chopper et je me barre aussi,
mais je tape le coude sur un morceau de roche et ça fait mal, très mal
(d’ailleurs, à ce jour, la douleur n’est pas encore partie). Le sac s’est finalement
coincé juste au-dessus du ressaut : ouf ! Puis je descends ce dernier
et atterris sur le rocher-ilot à présent submergé. Tous les autres sont sur la
berge et attendent. J’attends Charlotte pour la délester du matos. Lorsqu’elle
arrive au bord du ressaut, elle m’envoie la corde et une fois que je l'ai récupérée,
je pose mon pied en arrière ; et là, rien ! juste je pars en arrière et me
fait un plat du dos dans le lac ! Je n’ai même pas le temps de me geler
tellement l’adrénaline a envahi tout mon sang. Je me remets aussitôt sur pied
et fonce sur la berge : évidemment, ils se marrent tous et moi aussi
finalement… Curieusement, je ne ressens toujours pas le froid. Autre chose
curieuse ; moi, je suis trempé, mais le kit, pourtant pas étanche et qui
est rentré en contact en premier avec la flotte ; puisque dans mon dos,
n’a avalé aucune goutte d’eau, car bien sûr je voulais me rendre compte pour le
Perfo de Seb, au prix du machin ! Mais il était quand même enfermé
dans un sac poubelle bien noué. Il n'a pas pris une goutte !
Toujours Charlotte qui déséquipe les petits puits d’entrée -et
une fois dehors c’est là que je commence à ressentir la morsure du froid et
jusqu’aux voitures, ces 300/400 mètres paraissent interminables… Nous nous
changeons sur le parking.
Tout le monde semble content de cette petite et réelle aventure.
Tous auront été excellents !
Maïwenn et Cléa rentrent directement chez eux. Charline
pareil. Quant à Loïc et Charlotte, ils restent un peu au local où nous
grignotons quelques chips et buvons une bière, ensuite ils rentrent aussi chez
eux du côté de Lavaur ; pas la porte à côté…
Je nettoierai tout mardi…
Mézigue aussi retourne chez lui : 52 bornes à se
farcir…
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Charline, Loïc, Charlotte, Maïwenn, Cléa.
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Descente du dernier puits : Cléa
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Charlotte |
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Charline |
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Loïc |
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Maïwenn
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Charline s'essaie aux joies des étroitures...
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Charlotte connaissait déjà...
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Entrainement au perfo pour Charline
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D'autres vont escalader pour atteindre la dernière salle
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Loïc aussi au perfo
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La remontée du puits
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Passage glissant...
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Mardi 12 mars
Matin
Nettoyage du matériel utilisé les jours précédents.
Début d’après-midi, se présente au local Helena, la jeune
femme qui voulait connaître la spéléo et qui m’avait contacté la veille. Arrive
ensuite Anaïs notre Prési et Julien. Les présentations faîtes, nous nous
préparons à la sortie… Au départ, je voulais aller à la Trayolle, mais je n’étais
pas sûr que ce soit la bonne grotte pour un tout début de spéléo pour la fille…
Finalement, je décide que nous irions à la petite grotte du « Font Caud »
… (N’est-ce pas Julien !).
Julien, même s’il s'initie aussi à la spéléo, il y baigne
déjà dedans de par son entourage… Et d’ailleurs, on dirait qu’il a fait ça
toute sa vie ; pas peur le jeunot qui s’enquille ici et là dans les
étroitures comme on se promènerait sur les champs Élysées… Quant à la fille, il
faut un peu la surveiller parce qu’elle n’a pas l’habitude, mais elle est très
excitée de découvrir ce monde particulier qu’est celui des grottes… Et Anaïs,
là, devant, ouvre la marche… Parfois, de ma bouche, ça sort presque tout seul :
- « Eh, Den… Euh, Anaïs, qu’est-ce que tu vois !? » …
Lorsque Helena commence à avoir froid et que cela lui
devient pénible, nous décidons de sortir…
Toujours ces mêmes séances que je déteste et qui sont les
déshabillages dans le froid, rentrer les combis pourraves de boue et d’eau dans
les sacs poubelles… Jusqu’au moment béni où nous retrouvons le local…
Nous avons des difficultés à allumer le bois de la cheminée –
plus un seul journal, alors que Natacha en avait amené une tonne il n’y a pas
si longtemps (?). Mais nous y arrivons, la chaleur commence à se diffuser, le
feu à crépiter ; et une petite bière avec Julien, Rhââââ…
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Anaïs, Julien, Helena.
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Helena en étroiture
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Idem Anaïs
 | Idem Julien...
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Tout le monde est aussi content de cet aprèm sympa !
(Beaucoup de photos ne sont pas terribles car sorties de vidéo ou de tel, j'en ai "filtré" quelques unes pour les améliorer et leur donner un "look" un peu ancien... si est-ce que...)