Localisation : grotte de roquebleue
Participants : 9 Cathy, Jean-luc, Fred A. en formation guide et le club de Montpeyroux (34)
Le plus vieux club de France encore en activité - Actualités des activités du club.
- Je suis chaud ! m’avait dit Romain au local.
- Ok !
Donc c’est parti pour le lac !
Ce n’est pas d’hier que l’idée et l’envie d’aller voir ce qu’il y a en bout du lac final de la grotte de La Croix m’agitent une zone du cerveau… Il faut savoir que le lac parcourt autant la partie amont qu’aval : c’est un lac gigantesque tout en longueur et la zone que nous allons "visiter" ne l’a certainement jamais été… Et Claude R. m’avait un jour dit que derrière se trouvait probablement quelque chose de grand, ou peut-être pas… Dans le pire des cas, nous trouverions quelques passages jusqu’au trou Eddie… Alors ? Ben faut quelques porteurs pour acheminer le matos jusqu’au lac ; il faut gravir un ressaut merdique ; pas haut, mais vertical et très glissant avec presque aucune prise, ensuite, crapahuter une cheminée étroite et descendre le puits final d’une dizaine de mètres ou un chouia de plus... -plutôt un pentu, mais glissant comme une piste de patinage.
Romain nous fait une jolie lunule au perfo pour rajouter une déviation dans le pentu et améliorons quelques ancrages.
Mika, de l’A.M.E.S, sera présent, mais ne se jettera pas à l’eau, ni non plus Julien du club. Nous serons deux à rentrer dans le lac ; Romain du SRSASR et moi.
De l’entrée jusqu’au final de la galerie, la marche d’approche est relativement rapide ; nous atteignons vite le terminus -en apparence ; car au-dessus du ressaut se trouve le départ de la cheminée qui aboute sur le périnée ; une espèce de plateforme entre cette dernière et le puits/pentu. Puis une fois en bas c’est la petite étroiture de boue et le Lac...
L’eau est descendue ces derniers temps…
La salle où nous nous changeons est assez volumineuse et j’en chie sa race pour enfiler mon néoprène : Julien est obligé de m’aider. Pour la petite anecdote, alors que j’étais seul chez moi, le jour ou je l’essaie, impossible de l’enlever, même avec un manche à balai, au niveau de l’épaule, en mode « démonte-pneu » : impossible. Je me jette sous la douche ; eau chaude, là aussi macache, rien à faire ! Je me sens tout à coup comme un gros gland ! Imagine, je sors de chez moi, appelle le voisin qui se trouve avec sa copine, -on rit pas hein ! Tu parles… El le type en train de m’éplucher devant chez lui, dans la rue… Bref, à peine le temps de mettre en marche ma GoPro que Romain se jette à l’eau genre méthode canyoning ; "d’ailleurs on sent que le mec a l’habitude…". Perso je suis genre plus mou pour me mettre à l’eau. En plus j’ai ma cam dans une main et la torche dans l’autre… puis arrive l’endroit où soudain je perds pied ; le trou, plouf je m’enfonce, c’est profond, même complètement sous la flotte je ne touche pas le fond, et là, c'est la galère pour remonter rapidement, car je ne peux pas lâcher la Gopro… Je mouline comme ce n’est pas possible pour remonter à la surface… Et je reprends la nage en direction de Romain en effectuant une brasse comme je peux ; en plus je ne voulais pas immerger ma cam car l’écran arrière s’était pété suite à un ramping à La Caunette. Je me rends compte que si nous arrivons au terminus du lac c'est parce que les eaux depuis quelque temps étaient descendues, sinon cela aurait été compliqué, voire impossible.
Nous explorons un peu de partout. Là où l’on pense que se trouve le siphon, en fin de lac, Romain se maintient mains contre la paroi pendant qu’il passe le maxi de son corps par en dessous, et ça part… Quant au visuel l’eau est trouble par la boue que nous avons soulevée et on ne voit rien avec la caméra…
Alors que je m’enquille dans une bifurcation en direction de l’amont, Romain, en parallèle d’où je suis, arrive à jonctionner avec la partie du lac où nous avons escaladé le ressaut puis la cheminée. Chouette trouvaille, car à l’avenir, pour retourner explorer le lac, nous pourrons passer par ce passage sans avoir à remonter et descendre tout le matos… si le niveau de l’eau nous le permet !
On observe quelques groupes d’aragonites dans les plafonds.
Romain trouvera deux ampoules/flash des années 60’s ou 70’s attrapées dans un recoin rocheux du lac où elles flottaient là depuis des décennies…
Après quelques aller-retour dans le lac, nous décidons de ressortir où nous attendent sagement sur la berge Julien et Mika.
Plus qu’à retirer ce satané néoprène que Mika m’aide à enlever ; enlever non, il me l’arrache !
Romain lui n’a pas envie de la quitter, juste il sort de son chapeau de magicien un truc du genre pantalon de la voirie orange fluo qui crève les yeux et bardé de trucs réfléchissants, qu’il enfile par-dessus sa néo pour pas la râper lors de la remontée...
Mon kit est encore plus lourd qu’à l’aller ; la combi mouillée pèse un âne mort !
…
Une fois au local, blablabla, la bière coule, de la bonne bien relevée… puis des chips, du saucisson, une pizza, tout ce qui est bon pour le cholestérol ! Mais on s’en fout…
Bien plus tard sur WhatsApp...
- Romain, peux-tu me donner tes impressions en 3 mots pour le siphon ; comment as-tu senti l'entrée du siphon : grande ? Serait-ce un conduit ou juste un bas de paroi à franchir ?
- Pour moi l'entrée du siphon fait environ 1m de large, le plafond est environ 50 cm sous l'eau, au vu de la grotte je pense plus à une paroi à franchir mais c'est incertain. Tu peux rapporter les ampoules de flash qu'on a trouvées dans le lac.
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Oh, des ampoules flash vintages ! |
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Autre modèle... |
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Le ressaut |
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Quand le niveau des eaux montera, euh... |
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Mika remonte le puits final |
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Ah les mecs du canyoning !!! |
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On sonde les parois... |
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Julien et la montée du ressaut |
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Romain qui prépare la déviation |
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Déviation sur lunule |
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Là, le siphon !!! |
Il me tarde… le passage du siphon ! Ben oui, il va bien falloir y aller, non? Je suis dans l’étude du projet : TATATANNNN !!!!
PS : Ma Gopro a bien pris l'eau malgré le plastique qui l'entourait un peu -la vitre arrière s’était brisée lors d'une précédente sortie, et ben de retour chez moi, batterie enlevée et séchée, j'ai mis un bon coup de sèche cheveux dans et autour de la Cam et elle a par la suite démarré sans aucun problème : pas à dire ; les GoPro c'est du solide !
monumentale est un adjectif qui convient bien à la grotte des Calles ! |
Après la rentrée des classes, c'est la rentrée spéléo avec le
traditionnel caussenard qui a tenu ses promesses grâce à une
organisation parfaitement millimétrée. Dès le vendredi soir les
spéléos de l’Hérault, du Gard et des quatre coins de la France
étaient présents en nombre. La météo, les repas, les projections,
les stands de matériel, les cavités proposées … tous les publics
auront étés comblés par la qualité dans chaque domaine. Un
caussenard à marquer d'une pierre blanche. Merci à toute l'équipe
des bénévoles qui se sont mobilisés sans compter durant une semaine
complète pour que ces deux jours soient une fête mettant la spéléo
à l'honneur.
Le plafond comme les murs ont étés décorés patiemment par Dame Nature |
Loïc équipe les petits puits d’entrée, descend en premier et je reste en haut pour expliquer à Fred le maniement du descendeur et les protocoles de sécurité : il comprend vite. Il descend sans problème et nous nous dirigeons au fond de l’aval...
A partir du ressaut vertical et glissant comme du verglas, nous expliquons à Fred comment se servir de la pédale. Loïc monte les quelques mètres et s’assoit près des ancrages. Fred suit. Je lui montre comment faire, au début il a du mal à coordonner ses mouvements Croll-Jambe-Poignée, puis rapidement, au bout de deux ou trois minutes, en lui expliquant comment se coller à la paroi et comment se reposer sur le Croll, il choppe le coup et fini par arriver en haut. A présent la cheminée nous attend ; un peu galère avec les Kits…
On se cale entre la cheminée et le puits.
Équipement du puits/pentu final, et nous descendons…
Nous avons presque plus rien à montrer à Fred sinon comment et vers où se diriger pour que la corde ne frotte pas sur l’arrête plus bas, et nous nous retrouvons tous au fond…
Sur la droite ; petit passage étroit et boueux et nous sommes arrivés devant le lac. La couleur de l’eau est magnifique ; surtout lorsque je mets ma Fenix sous l’eau. Féerique par moment…
Nous restons là, assis au bord du lac, à discuter de ce qu’il pourrait y avoir quelque part là bas derrière… Nous décidons qu’il faudra revenir pour traverser le lac car aujourd’hui l’eau est froide, et surtout, nous n’avons aucune néoprène. Puis c'est un peu profond et long…
Mais ça va se faire !
La remontée ne pose pratiquement aucun souci à Fred et une fois arrivés au carrefour on fonce vers la partie amont et je propose à Fred une traversée initiatique du boyau : un truc assez serré, en parallèle à la galerie principale, et qui donne dans la salle des « clowns » (Voir ancienne sortie 2023). Première tentative ; ça coince… à la deuxième ça passe ; il est content, nous aussi ! Il a son diplôme « Lombric » !
On ressort, la marche d’approche est courte et donc nous retournons rapidement aux caisses. On se change ; moment le plus pourri des spéléos.
Retour au local et…
Évidemment : Bières !!!
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Fred... |
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Le Lac (La photo est trompeuse ; c'est grand !) |
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Fred dans le boyau "initiatique". Plus loin la salle des "clowns". |
Rédacteur : Maïwenn
Participants : Cléa et Maïwenn
Lieu : Grotte de la Croix
Durée : 4h00
Avec la saison touristique touchant à sa fin et profitant d'un jour de congé commun, Cléa et moi décidons de partir à l'aventure dans l'une des magnifiques grottes de notre commune.
Après réflexion, notre choix se porte sur la grotte de la Croix. Cléa avait déjà exploré la partie amont avec Pascal lors d'une précédente sortie, tandis que j'avais eu l'occasion de découvrir brièvement la partie aval en son absence, alors qu'elle était en stage à Majorque.
N'ayant pas les clés du local, nous contactons Anaïs et Denis pour savoir si nous pouvons les récupérer. Une fois les clés en main et après avoir fait quelques courses, nous nous rendons au local pour déjeuner rapidement et nous équiper.
Après avoir marché jusqu’à l’entrée de la grotte, nous sommes immédiatement assaillis par des insectes. C'est alors que je me rends compte que j'ai oublié mes gants dans la voiture… Je retourne donc les chercher, et une fois cet oubli réparé, nous pouvons enfin entamer notre exploration ! C'est notre première véritable sortie en autonomie, où nous devons nous charger de l'équipement. Ayant été parfaitement formés par Pascal, nous nous équipons avec efficacité et pénétrons dans la grotte. Cléa, ayant quelques souvenirs flous de la dernière visite, s'appuie sur mes indications pour se remémorer les lieux. Nous décidons ensuite de nous aventurer dans la partie aval.
Là, nous découvrons de superbes lacs souterrains, que nous photographions abondamment. L'exploration nous conduit également à travers un passage particulièrement étroit, que nous franchissons avec patience et détermination.
Bien que cette sortie ait été riche en découvertes, il nous reste encore des zones à explorer. Une nouvelle visite s'impose.