Rendez-vous fixé au local à 12h30.
Dani ayant dormi sur place, car la veille avait eu lieu la
réunion mensuelle du club, était déjà présent, accompagné de
Matthias. Nous profitons de ce temps d’avance pour présenter la
topolographie de la grotte à deux de nos quatre initiés du jour,
Yann et Lola. Pendant ce temps, Dani propose un itinéraire en
direction des fameux crânes, dont la cavité a scellé le sort
depuis plusieurs milliers d’années dans la calcite. De mon côté,
avec Matthias, nous préparons cinq kits complets pour nos quatre
initiés du jour ainsi que pour le jeune Gabin, ajouté à la
dernière minute à la sortie. Maïwenn pointe ensuite le bout de son
nez, suivie de Gabin. Peu après, les deux Héraultais, Lucile et
Simon, amis de Matthias, nous rejoignent au club : cap sur la grotte
de la Trayolle !
Nous nous garons sur la petite place d’Usclats
avant d’attaquer une montée de dix minutes pour accéder à la
cavité. Le temps est avec nous : pas trop de vent, une bonne
température et les rayons du soleil égayent ce début de
printemps.
L’occasion est parfaite pour retracer brièvement
l’histoire géologique et anthropologique du lieu, où certaines
traces humaines d’un autre temps sont encore présentes. Des
sondages archéologiques ainsi que des traces animales y sont
visibles. La plupart des artefacts sont désormais exposés au musée
de la grotte de Courniou, que Maïwenn anime activement. En arrivant
dans la galerie du métro, les volumes impressionnent, et les
différentes formes de calcaire, de roche ferrugineuse et de schiste
intriguent.
Arrivés à la « boîte aux lettres », un passage
étroit en forme de boucle, Matthias équipe la descente depuis un
petit balcon rocheux, assisté par Gabin. Je descends en premier,
histoire de servir de cobaye. RAS : il n’y a plus d’eau au fond
de la salle. Le jeune Gabin prend ensuite le relais pour guider les
initiés lors de leur toute première descente. Il gère autant qu’il
se régale de cette activité. Dommage toutefois : avec la baisse du
lac, le pentu aurait pu offrir une belle descente pour cette première
des quatre spéléos du jour. Ce sera pour une prochaine fois pour
ceux et celles qui souhaitent revenir ! Nous en profitons pour leur
montrer ce beau pentu, impressionnant avec ses 30 m. De par son
étroitesse, il donne une sensation d’infini.
Ne perdons pas
de temps, ni le reste du groupe : nous repartons sur nos pas pour
aller cette fois en direction des crânes. Ni une ni deux, le jeu de
la spéléologie s’installe dans les réflexes des quatre Speleos
du jour. Eau, boue, roches : l’essence même de la spéléologie.
Les quelques aragonites et fistuleuses intriguent. La belle
concrétion en forme de cigale impressionne. Puis viennent les
premiers gours. Ils sont pleins d’eau, certains dégorgent et font
scintiller la surface. Ils sont de plus en plus nombreux et de plus
en plus grands. C’est beau. Le timing est parfait entre les excès
d’eau et la saison sèche. On en profite, on joue les funambules
jusqu’au fond de la grotte.
Nous nous retrouvons face à
toutes les gravures laissées par les nombreux passages. Un gros «
SORÈZE » en plein milieu attire l’attention : un club frère
depuis longtemps. J’en profite pour me faufiler dans le petit boyau
boueux qui mène au terminus. Plein de boue, de roches concassées,
mais c’est OK : c’est le jeu. J’arrive à un bac, vestige d’un
ancien chantier de désobstruction ; l’eau est face à moi. J’en
profite pour faire un peu de fluorine maison ! À mon retour, Maïwenn
m’explique que Gabin a profité de mon absence pour escalader la
grosse coulée de calcite afin d’essayer de m’appeler.
Malheureusement, je n’ai rien entendu. Il est temps de retourner
vers le balcon.Matthias donne les consignes pour la remontée
avec poignée et jumar. À peine expliqué, les initiés attaquent la
montée l’un après l’autre sans aucune difficulté. Matthias
réceptionne nos invités en haut de la corde, tandis que Dani
répartit le groupe dans le boyau. Tout en bas, Maïwenn prépare et
gère la partie vidéo de la remontée.
À 17h, l’heure de la
sortie a sonné : après presque 3h sous terre, le groupe regagne
l’extérieur. Chacun se détache de son équipement avant de se
diriger vers le club, où un goûter/apéro nous attend. Question de
point de vue ! Malheureusement, le temps est compté pour nos deux
initiés héraultais, qui quittent rapidement le club. De notre côté,
nous nous activons au nettoyage du matériel avec une efficacité
incroyable ! Un groupe comme ça, c’est extra !
Place à la
bière, la pizza chauffe, les ventres grondent. Triste nouvelle pour
Gabin : son père vient d’arriver et le presse de rentrer au plus
vite à la maison. Vite, il faut le ravitailler. Un verre de coca à
la main et une part de pizza brûlante dans l’autre, il quitte le
local tel une F1. À la prochaine !
Pour nous, la soirée se
poursuit par des discussions sur les prochains projets : le nouveau
chantier de désobstruction du lendemain et des idées d’aménagement
du club. Presque 2h sont passées à discuter, il se fait tard. Mes
deux initiées et moi reprenons alors la route vers Mazamet. Lola a
encore 1h30 de route depuis Mazamet pour rejoindre le nord de
Toulouse : du courage, il lui en faut. Heureusement, elle en embarque
un peu dans son sac grâce à notre super pâté du SCMNE, qui saura
régaler ses papilles et revigorer son énergie.
Une superbe sortie, un groupe motivé, et de beaux souvenirs partagés : merci à tous !
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| Explication de Matthias |
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| Le fameux crâne "collé" dans la calcite ! |
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| Radioactive ? |
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| Les gours |











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