Nous connaissions tous au SCMNE, bien évidemment, l’existence du Calel à Sorèze, mais les jeunes ne connaissaient pas ; pas plus que les « nouveaux anciens »… Comme nous travaillions depuis quelques temps avec les Sorézois (surtout avec les furieux du club…), ben tout s’enclencha et une sortie fut programmée pour le 22 mars : les Sorézois étant les gestionnaires de la grotte.
RDV à Sorèze.
9H30 à leur local.
De mon côté je rencontre Romain sur le grand parking de l’église et aussi Hugo qui émerge des limbes du fond de sa fourgonnette aménagée.
Viennent les filles et un jeunot tout jeunot…
Bref, tout le monde arrivent…
Un vieux copain du SSCB de Brassac accompagné d’un de leur membre, est aussi de la partie.
Les gars de mon club rappliquent,
Et aussi Frédo le Prési du SRSASR…
Blablabla, cafés, grignotages de croustade et d’autres comestibles sucrés, puis nous partons en direction du CALEL: la grotte emblématique des Sorézois !
Après un long trajet sur des chemins caillouteux, nous arrivons sur une espèce d’esplanade naturelle où nous pouvons garer nos véhicules ici et là.
Nous nous équipons…
Marche d’approche de quelques centaines de mètres sur le plateau du causse et nous arrivons à la doline, où, au fond, se trouve l’entrée de la grotte fermée par une grille…
Petite explication sur cette grotte/mine, car il y a eu dedans extraction de minerai.
Je pique des infos sur leur inventaire Lauragais :
*Le
contexte géologique*
Les calcaires qui ont permis la formation de la cavité sont très anciens (Géorgien supérieur - environ 540 millions d'années), et se sont déposés au fond de l'immense mer cambrienne. Une importante série sédimentaire calcaréo-dolomitique dépasse par endroit les 500m de "puissance". Ces terrains karstiques sont assimilables aux calcaires à "Archaeocyathus".
Par contre nous sommes sûr de la présence de l'homme dans la grotte au Moyen Age, présence attestée par de nombreux témoignages découverts notamment en 1966 et 1973 (dès 1952 P. Malifaud et son équipe avaient signale la présence de traces humaines). Vers le XIIème siècle en effet, des adultes mais aussi des enfants âges de 8 ans environ ont parcouru de nombreuses galeries dans la grotte. Près de 70% du réseau actuel était déjà connu, non pas par pur esprit d'exploration mais certainement dans un but utilitaire : il s'agissait d'une mine de fer. Ainsi au XIIème siècle, ces hommes ont fabriqués des escaliers en pierre, des ponts, des rigoles pour évacuer l'eau. des échafaudages en bois, etc.. Plusieurs poteries intactes ont été découvertes en 1966 et 1973, poteries qui permettaient de transporter de l'eau potable ou plus vraisemblablement de l'huile d'éclairage (ils se servaient aussi de torches).
Voilà pour l’histoire, sinon allez jeter un œil là ! : http://www.lauragais-patrimoine.fr/SPELEOLOGIE/INVENTAIRE10.html#BALAYE
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Il est vrai qu’il est inconcevables pour « les petits pieds mous » que nous sommes devenus d’imaginer ces hommes qui gravissaient des parois très hautes sur des échafaudages de fortunes, puis d’aller gratter tout en haut dans les plafonds des tonnes de minerai qu’il fallait ensuite ressortir au dehors avec l’aide de sacs de toile de jute ou du même genre… Dire que nous on râle avec nos kits avec trois merdouilles dedans… C’est incroyable tout ce qu’ils ont pu enlever comme minerai ! On constate encore des marches bien en place…
Ensuite, nous nous enfonçons vers le fond et dans la grande salle des buses nous faisons une halte pour se restaurer, et, une fois nos hémoglobines calorifiées, nous rejoignons la rivière : j’aime les rivières dans les grottes : c’est leur sang ! Il y a un méandre très joli où justement la rivière le parcourt. Quelques petites étroitures très mouillées à passer. Un pont de singe sur le lac… et retour vers la sortie…
Ballade très sympa ; évidemment nous ne sommes pas sur du « pur sportif », mais plutôt dans une machine à remonter le temps, où tu te poses des questions, où tu rentres dans des réflexions historiques sur ce lieu… Tu visualises ces araignées humaines qui grimpaient de partout dans les hauteurs les plus dingues pour décrocher ces minerais, juste éclairés par des torches végétales ou des lampes à huile… Pour notre imagination un spectacle, pour eux : une survie !
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Nous en profitons pour aller faire un tour du côté de Polyphème, une partie du Calel dont l’entrée se trouve également dans une autre doline… ça donne envie : mais ce sera pour la prochaine fois !
Photos de Julien.H.
Nos remerciements aux gars de Sorèze !
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