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Patrick et en fond Eddie |
COMPTE RENDU DE
LA SEMAINE DE SPELEO A COURNIOU
DU MERCREDI 7
AU DIMANCHE 11 AOUT 2013
(Rédacteur Patrick Cabrol et
André Languille)
Depuis plusieurs années, les
mois de juillet et aout sont ordinairement calmes au niveau des
activités du SCMNE Certains membres participent à des camps spéléos
hors région (Cigalère et autres) mais en 2013 nous avons renoué
avec la tradition des camps d’été sur le Saint-Ponais en
profitant des volontaires qui ont bien voulu s’investir et faire
vivre brillamment ces quelques jours.
RAPPEL HISTORIQUE :
La grotte de la Fajolle, objet des travaux
de désobstruction durant ce camp, est connue depuis de très
nombreuses années par le SCMNE. A l’origine, elle mesurait de
l’ordre de 0,5 à un mètre de profondeur, il en sortait de l’air
frais.
Avant 1991 plusieurs camps
spéléo avaient pour but d’ouvrir cette entrée située sur le
réseau Devèze-Lauzinas. En juillet 1991 la découverte de la grotte
de Roquebleue interrompt ces recherches. La cavité ne tombe pas dans
l’oubli car le club y vient de temps en temps voir ce qui s’y
passe.
Le 12 juin 2013, une
reconnaissance de Denis et Patrick montre qu’il faut reprendre ce
trou car il est prometteur. Le mercredi 26 juin 2013 une première
journée de travail à 4 spéléos permet une avancée de 50 cm
environ en bas du puits d’entrée (Denis Matarin, Patrick Cabrol,
Sylvain Fabre, Stéphane Vigouroux). Le 14 juillet une nouvelle
équipe de trois personnes (Patrick Cabrol, Sylvain Zibrowius, Didier
Evrad) continue en avançant à nouveau d’une cinquantaine de
centimètres. Nous en sommes là à ce jour. Après une période
d’intenses travaux, puis un demi-oubli de plus de 20 ans
(1991-2013) la grotte de la Fajolle redevient d’actualité avec le
présent camp d’aout 2013 consacré à cette seule cavité, à part
une petite visite à la Devèze
MERCREDI 7 AOUT 2013
:
Participants
: André Languille, Eddie Serre et Patrick Cabrol,
Arrivée des troupes à 12H30
au local de Courniou et installation
Nous commençons par nettoyer
la table, la cuisinière, l’évier, le porte-vaisselle etc.. Nous
mettons en place la partie cuisine du camp... ce n’est pas la moins
importante !
Grotte de la Fajolle
:
Après un déjeuner rapide
mais apprécié nous partons au viaduc de la Fajolle où nous allons
travailler jusqu’au dimanche soir.
Nous commençons par installer
une bâche au-dessus de l’entrée de la cavité afin d’en
protéger l’entrée car il pleut et le beau temps n’est prévu
que pour le week-end, avec une mauvaise journée le lendemain. La
bâche est fixée à la paroi rocheuse par des goujons qui s’avèrent
bien pratiques. Une chaine est installée entre deux goujons
au-dessus de puits afin de pouvoir y fixer une poulie. Durant ce
temps André et Eddie préparent une désobstruction afin d’élargir
le sommet de la tête du puits d’entrée afin de faciliter la
remontée des seaux.
André et Eddie descendent
ensuite dans la cavité afin de voir comment organiser la suite des
opérations de désobstruction. Quelques seaux sont remontés en
surface afin de voir comment fonctionne la chaine de travail. Tout va
bien, nous sommes prêts pour le lendemain.
Grotte de la Devèze
:
Nous avons rendez-vous à partir de 18
heures avec les guides de la grotte de la Devèze afin de leur faire
visiter le réseau inférieur de la cavité. C’est une très grosse
journée pour eux, ils ont dépassé les 500 visiteurs, ce qui
n’arrive quasiment jamais. Le mauvais temps, la pluie, et le
drapeau rouge sur les plages ont provoqué un repli des touristes
vers les « Hauts Cantons » et la grotte de la Devèze.
Denis Matarin, président du
SCMNE, nous rejoint. Nous sommes donc 4 encadrants pour 6 guides,
nous pourrons bien prendre soin d’eux.
Liste des guides présents
: Aurèlie, Julie, Magali, Mona, Adrien et Benjamin.
Nous rentrons dans la cavité
à 19H30 pour en ressortir à 22 heures.
Nous avons été jusqu’au
terminus du réseau inférieur de la Devèze en faisant notre
possible pour ne pas passer sur le même chemin à l’aller et au
retour afin de voir le maximum de choses et surtout des concrétions
d’aragonite. Ceci nous a parmi de rentrer par le passage habituel
et de ressortir sous les « Cigales » au plus grand émerveillement
de certain(e)s. Marc Cahuzac de la mairie de Courniou nous attendait
à cet endroit.
Nous avons fini la visite par
le passage dans la petite chatière qui est indiquée pour les
touristes. Certains guides étaient persuadés qu’ils ne
passeraient pas là. Ils ont tous essayé et ont tous passé
l’obstacle avec une très grande facilité, à la surprise de
certains. Nous les invitons à revenir pour aller plus loin !
Quant à Mona et Magali, elles sont tellement minces qu’elles n’ont
pas vu qu’il y avait une chatière ! Ils étaient tous très
contents, voila des aventures à raconter aux touristes.
Ce fut une sortie mémorable
où nous étions en permanence branchés sur la radio « Rire et
chanson », grâce à Aurélie et à une excellente forme et au bon
moral de l’ensemble des guides…Bref une superbe visite et une
très bonne soirée passée ensemble.
De retour au local nous avons
fait le repas et nous nous sommes couchés vers minuit et demi afin
de commencer le gros du travail au mieux de notre forme.
JEUDI
8 AOUT 2013 :
Participants :
André Languille, Eddie Serre, Patrick Cabrol.
Grotte de la
Fajolle
Il a plu toute la nuit et cela
ne s’arrêtera que vers 10 heures. Nous réajustons la bâche
au-dessus de l’entrée et plaçons quelques soutiens en bois en
dessous pour la tenir horizontale avec un léger dévers sur le coté
afin de permettre l’écoulement ailleurs que dans la cavité..
Nous commençons alors le
déblai de la précédente sortie du 14 juillet. Nous allons y passer
la matinée complète en ressortant 82 seaux. Nous ressortons du fond
de la cavité de très beaux insectes du type carabe doré et lucane
qui étaient tombés au fond du puits d’accès. Ils sont déposés
sur les buis alentours afin de les laisser reprendre leur vie. Une
heure plus tard, les deux insectes étaient partis.
Une fois le chantier bien
nettoyé, André a procédé à une nouvelle désobstruction afin de
continuer à baisser le niveau du sol et à élargir la faille qui
part à 90° sur la droite en s’enfonçant à 45° sur 1 bon mètre
de visible.
Un soleil timide était revenu
ce qui nous a permis de casser la croute sur de vieux troncs d’arbre.
Avant de reprendre le travail nous avons été voir l’entrée de la
grotte Anaïs qui ne soufflait pas du tout, puis de la grotte des
Orchidées, toujours aussi sèche et dont le mur de protection de
l’entrée avait une nouvelle fois été démoli.
Nous
reprenons les travaux en vidant la cavité des déblais avec 41 seaux
de gravats.
Avant de partir André procède à un nouvel
agrandissement, que nous déblayerons demain matin.
Total de la journée : 123 seaux de
gravats sont remontés du fond pour cette première journée. Le
travail à trois est parfait, même si en surface… c’est dur
surtout si la cadence s’accélère au fond !
Grotte
de la Devèze (Durée :
2 heures) :
Nous avons rendez-vous à
partir de 18 heures à la grotte de la Devèze (André, Eddie et
Patrick) afin de faire une visite commentée de la cavité pour les
guides. Aujourd’hui ils seront quatre, après une première visite
la semaine passée à l’intention des autres.
Cette soirée sera marquée,
comme pour la visite du réseau inférieur de la grotte par une
ambiance extraordinaire du groupe. Très nombreuses questions dans
tous les domaines de la géologie (hydrogéologie, minéralogie,
cristallographie etc..). Aurélie avait sans doute préparé ses
questions, ou bien avait relevé les copies des autres guides avant
la visite ! Il faudra manifestement écrire un texte complet
pour les guides de l’an prochain tant les interrogations sont
nombreuses, et les questions appropriées. La visite de la salle
Georges Milhaud a été l’objet du maximum de questions, c’est
vrai que nous terminions par la formation des concrétions et des
célèbres excentriques. Les esprist étaient saturés... et nous,
épuisés par cette longue journée!
Nous terminons la soirée au
local par une bonne douche, puis un bon petit repas, nos lits ne nous
ont pas attendu trop longtemps… la semaine de travail n’était
pas finie… loin de là !
VENDREDI
9 AOUT 2013 :
Participants :
André Languille, Eddie Serre, Patrick Cabrol.
Le temps est enfin meilleur.
Le soleil n’est pas généreux mais il commence à bien percer au
milieu des nuages. La nuit des étoiles est pour demain nous pourrons
peut être en profiter ?
Nous commençons par dégager
l’agrandissement d’hier soir qui a bien rempli son rôle. 92
seaux sont ressortis de la cavité sans encombre. Le rythme est bien
pris, la cadence est soutenue mais tout le monde suit. Dehors le tas
de « cailloux » s’étoffe. Il faut commencer à prévoir
la forme du tas afin d’avoir un impact payasager minimum.
Comme nous l’attendions,
nous commençons à remonter des blocs de « calcaire bleu »
et d’autres de « calcaire rose ». La quantité de
calcaire rose va en augmentant au fur et à mesure des travaux. Nous
en avons mis de coté pour le musée de la Devèze et pour les élèves
qui y viendront travailler très prochainement.
Avant manger, André procède
à un nouvel agrandissement. Nous déjeunons sur nos troncs d’arbres
avant de retourner travailler. Immédiatement nous commençons à
voir arriver les premiers moustiques qui ont découvert un biotope
bien agréable, frais et humide, qui vient de recevoir quelques
chairs nouvelles à explorer. J’en suis le premier affecté !
Nous recommençons la chaine des seaux de cailloux et au fur et à
mesure de la recrudescence du nombre de moustiques et d’aoutats.
Vers 17 heures, c’est une véritable attaque qui a lieu. J’en
profite pour me renseigner aujourd’hui sur internet sur ces
« charmantes bestioles ».
Les aoûtats ne sont pas des insectes mais des arachnides (8 pattes)
du groupe des acariens. Leur nom scientifique est Trombicula
autumnalis. L’adulte est inoffensif, ce sont uniquement les larves
qui viennent sur nous. J’aurai
préféré ne jamais faire leur connaissance (surtout mes jambes ) !
La réponse à cette attaque,
qui avait déjà été réfléchie, il y a un mois, est immédiatement
appliquée avec la pose de deux spirales anti-moustiques qui sont
installées à la sortie de la cavité, une dans la partie d’air
froid et une dans la partie d’air chaud afin d’obtenir une
efficacité maximum. En effet les deux courants d’air ne se
mélangent que quelques mètres à dizaine de mètres, en dehors de
la cavité (d’après les fumées observées). Deux groupes de deux
fers à béton de 10 cm sont enfoncés dans la paroi, une petite
planche est posée dessus afin de recueillir la spirale, soit disant
insecticide... En effet, je n’ai pas du tout été convaincu de
leur efficacité que ce soit pour les moustiques ou pour les aoutats.
La prochaine fois il faudra ajouter un K-way complet, torse et
jambes.. ou bien attendre l’hiver pour venir travailler là. En
tout état de cause on peu baptiser ce premier puits de la grotte de
la Fajolle, le puits des moustiques, ou bien le puits des tigres
puisqu’il devait y avoir des « moustiques tigre carnassiers »,
certains avaient un abdomen bien annelé, d’autres pas. Étant
donné qu’il n’y aurait que les femelles à piquer, il devrait
s’agir de deux espèces différentes (et non de dimorphisme du au
sexe).
En milieu d’après midi nous
avons la visite de Marie-Claire, de sa petite fille et de Jean-Louis,
qui viennent voir où nous en sommes. Ils restent un petit moment à
discuter, cela nous fait une courte pose au milieu des 89 seaux
ressortis durant cet après midi.
Trois blocs situés au plafond
sont instables et dangereux. Ils sont inaccessibles avec une barre à
mine et il faudrait être juste dessous pour les faire chuter, car
situé trop haut. Il faut donc couper un morceau de bois solide de 2
mètres de long afin de le « chatouiller » en toute sécurité.
Après de nombreuses manœuvres, on entend de l’extérieur un gros
« boum » qui indique que l’objectif est atteint.
En fin de journée, les
troupes sont un peu fatiguées. Nous décidons alors de rentrer au
local, de nous doucher, puis d'aller manger au restaurant voisin des
Acacias. Nous commandons trois assiettes de foie gras maison, suivit
d’un émincé de canard et de deux cassoulets, puis d’un bon
dessert chacun... Pour l’un d’entre nous « l’effet cassoulet »
est très rapide, pour les deux il s’exercera durant presque 24
heures… mais qu’est-ce que c’était bon !
SAMEDI
10 AOUT 2013 :
André,
Eddie et Patrick, plus Sabrina Ruiz et Henri Pelliet pour l’équipe
de jour puis Denis Matarin et Sylvain Zibrowius pour l’équipe de
nuit.
Sabrina
et Henri arrivent de Toulouse à 9H30 c’est leur première
expérience de désobstruction. Nous partons de suite pour la
Fajolle. Nous commençons la journée par une expérience de
recherche de l’eau et des grottes avec les baquettes de sourcier.
Avec surprise cela a bien fonctionné avec tout le monde, même pour
ceux qui disaient que cela ne marchait pas avec eux !
Nous
reprenons ensuite les activités de déblaiements avec 3 personnes à
l’intérieur de la cavité et deux dehors, c’est l’idéal pour
ce jour. La cadence a été soutenue dès que les blocs ont été
suffisamment brisés avec l’éclateur, des blocs restent parfois
assez gros, surtout ceux tombés de la voute la veille au soir.
Nous
tirerons 52 seaux durant cette matinée. Le tas augmente rapidement
devant la cavité.
André
nous fait un bel approfondissement et nous mangeons. On remarque que
la limité de la mousse sur la paroi de sortie de la grotte ne se
développe qu’au-dessus de la zone froide, dans la zone la plus
chaude. Au fond de la grotte la température de 8,5° a été relevée
ce qui est très froid pour ce secteur.
L’après
midi nous reprenons le rythme à vitesse accélérée. Nous
ressortons alors110 seaux jusqu’au départ d’Henri et Sabrina qui
doivent rejoindre Toulouse. Merci à eux. Pour cette première
expérience ils se sont très bien débrouillés et montrés très
efficasse.
Nous
avons la visite de Claude et Suzanne Raynaud qui viennent voir le
chantier et l’avancement des travaux. Ils sont heureux du travail
important réalisé en trois jours et apprécient la démonstration
aux éclateurs sur le bloc au bord du sentier..
Nous
recevons alors les renforts de l’équipe de nuit qui nous rejoint
avec Denis Matarin puis Sylvain Zybrowius
Monsieur
Bacou, de la ferme voisine nous rend visite à ce moment là. Il a
un peu peur pour son forage qui se trouve non loin de là. Nous le
rassurons et comme nous étions en train de nous préparer à faire
sauter une charge, il assiste en direct à ce nouveau tir, à 15-20
mètres de nous dans la cavité. Il voit par lui-même que cela n’est
pas bien fort et ne présente pas de risque pour son forage. Il est
vrai qu’avec les éclateurs on ne peut pas être très violent.
Nous l’invitons à descendre dans la cavité pour voir ce que nous
faisons. Il n’y tient pas et repart rassuré. Nous espérons qu’il
viendra voir une autre fois, ou ses enfants
Nous
rentrons au local afin de manger rapidement, puis nous revenons à la
grotte afin de travailler de nuit. Nous ressortons alors 85 seaux de
plus et arrêtons de travailler à 0H30 du matin, faute de matière
première !
André
fait un nouvel approfondissement pour le lendemain matin
Nous
regardons le ciel et voyons la voie lactée, des étoiles filantes,
des satellites, des avions : c’est très encombré là haut !
Nous
rentrons au local à 1 heure du matin… douche et sommeil très
rapide pour tous !
DIMANCHE
11 AOUT 2013 :
Le
réveil est un peu difficile mais le moral est très bon.
André, Eddie, Sylvain et
Patrick sont toujours là pour cette nouvelle journée.
Le tir de la veille a fait
merveille. La cadence reprend avec deux personnes dehors et deux à
l’intérieur. 99 nouveaux seaux sont ainsi ressortis durant la
matinée. Nous sauvons un nouveau crapaud qui est tombé dans la
cavité durant la nuit. Nous le portons au frais assez loin du trou
afin qu’il n’y retombe pas.
Nous aménageons l’accès de
la cavité afin de rendre le site propre. Nous mettons des graviers,
puis de la terre sur la partie superficielle des déblais. Nous
peaufinons le travail avec le dépôt de mousses afin que le site
reprenne un aspect agréable rapidement
Il est évident qu’il nous
manque une personne et que pour travailler maintenant il faudra être
minimum 5 pour être confortable et bientôt 6, si la faille où nous
sommes, continue à descendre.
Eddie prépare un nouvel
agrandissement qui fait merveille. Nous déjeunons en profitant du
soleil qui, cette fois-ci, tape fort.
L’après midi, la noria
reprend avec la sortie de 53 nouveaux seaux, puis André procède à
une dernière intervention tout à fait au fond du conduit où nous
avons travaillé. Normalement tout doit être bouché et il faudra
commencer par vider tout ce qui est tombé lors de notre prochaine
séance.
A 19 heures nous plions le
camp, nous rangeons tout, nettoyons tous les papiers etc.. Pour
clôturer la journée et ces quatre jours de travail, André nous
prépare à l’entrée un spectacle magnifique où le puits devient
rougeoyant. On dirait l'orifice d’un volcan ou d’une une cheminée
volcanique : spectacle insolite et surprenant !
Nous plaçons enfin une
palette de bois devant l'entrée afin de signaler le risque aux
éventuels promeneurs.
LUNDI 12 AOUT :
C’est le départ, nous nous levons à 7
heures afin de ranger toutes les affaires. Nous chargeons les
voitures et nous nous quittons à 8H15 en espérant nous retrouver
très vite afin de poursuivre le travail très bien commencé.
BILAN DE CES QUATRE JOURS
Bilan humain
: Bon investissement avec la participation de 7 personnes et surtout
avec une superbe ambiance entre nous
Bilan travail
: Nous avons ressorti 703 seaux avec le décompte suivant :
Mercredi : non compté (de l’ordre de 5 à
10 seaux)
Jeudi : 82 + 41 = 123
Vendredi : 92 + 89 = 181
Samedi 52 + 110 + 85 = 247
Dimanche ! 99 + 53 = 152
Si on compte que chaque seau
fait 5 kg cela représente 3,5 tonnes de cailloux remontés
Si on compte que chaque seau
fait 10 kg cela représente 7 tonnes de cailloux remontés
En faisant le calcul inverse
et en prenant les mesures de la partie désobstruée on trouve de
l’ordre de 4 mètres cubes avec une densité de 2,7 pour le
calcaire soit 10,8 tonnes. Etant doné qu’il y a quelqeus vides
entre les blocs, on peut donc dire que nous avons remonté de l’ordre
de 7 tonnes de cailloux, ce qui représente un petit exploit. Nos
muscles l’ont remarqué car le dernier jour nous avions tous les
bras et les jambes un peu dur et endoloris. Le tas de cailloux à
l’extérieur de la grotte commence à prendre beaucoup d’importance
et atteste de ce que nous avons fait.
Résultats
:
Actuellement la cavité débute
par un puits de 5 mètres de profondeur et se poursuit par une
partie horizontale de 3,20 mètres. Lorsque nous avons commencé les
travaux, mercredi elle ne mesurait que 1 mètre environ. Nous avons
ensuite un ressaut de 0,9 mètres. La cavité suit alors une faille
qui part plein Nord (90° à droite) en s’enfonçant à 45°, sur
trois mètres. A cet endroit le plafond se trouve maintenant à près
de 3 mètres de haut. La galerie mesure 80 cm de large. Nous avons
voulu travailler à l’aise, d’où la largeur de la galerie. Nous
avons du purger les blocs de la voute d’où la hauteur atteinte. Au
moins nous pouvons manœuvrer sans difficulté dans la cavité.
Afin d’assurer la sécurité
et d’éviter que l’adrénaline ne traverse le casque des spéléos
du fond serait bien de construire un plancher de sécurité sous le
gros bloc qui est en plafond au terminus de la cavité.
Perspectives
:
La température de l’air à
8,5° est très motivante pour la poursuite du travail d’autant
plus que le courant d’air chasse tous les gaz en 10 minutes au
maximum.
Pour la suite nous allons
aménager un peu l’entrée de la cavité afin de faciliter l’accès
au bord du puits pour celui qui tirera les seaux. En effet nous
sommes deux en surface en ce moment et il faudrait essayer de
travailler à un seul en surface afin de consacrer cette deuxième
personne au travail du fond. Il faudra donc faire un petit mur en
ciment afin de poser librement les pieds dessus. Les conditions
idéales de travail seront alors de 4 personnes au fond et une
dernière en surface pour alléger la montée des seaux qui est
devient vite fatigante si la cadence s’accélère.
Aujourd’hui le terminus de
la désobstruction est totalement obstrué. Lors de notre prochaine
journée de travail il faudra donc commencer par tout enlever.
Une proposition pour faciliter
le travail du spéléo de surface serait de tendre un cable du fond
de l’entrée jusqu’à l’arbre au bout du tas de pierre afin
d’accrocher le seau sans avoir à le soutenir.
Nous avons beaucoup progressé
durant ces quatre jours mais il reste encore beaucoup à faire !
Avis aux amateurs pour les
prochaines sorties de désobstruction à la grotte de la Fajolle.
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Eddie et André |
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André |
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André élargissant l'entrée du trou |
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Eddie et André |
 |
André |
 |
Eddie |
 |
André |
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Mais qu'est-ce qu'il fume ces spéléo! |
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L'anti-moustiques |
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Fixation de la bâche |
 |
Eddie qui remonte |
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Sabrina |
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Henri |
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Sabrina et André |
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Sabrina dans "Manon des sources" |
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Henri descend creusé |
 |
Sabrina a la réception des sceaux |
 |
Sabrina et Henri |
 |
André pensif devant tout ces déblaies remontés |
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L'équipe du dimanche |
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André : attention au..... |
 |
..... boum |
 |
La langue d'air froid matérialisée par la fumée |
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C'est le départ |
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Pyrotechnie à l'entrée de la cavité |