CAMP AUX
PERTES DE LA FAJOLLE - JUILLET 2016
Du 9 au 15
juillet 2016
Rédacteur :
Patrick Cabrol
Lieu :
Perte du ruisseau de la Fajolle à Courniou
Date :
Dimanche après-midi 10 juillet 2016
Participants :
6, avec :
André
Languille
Eddie Serre
Jeanne
Lacroix
Alexandre
Dumont
Charles
Bourrely
But :
Désobstruction de la perte de la Fajolle
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Un peu de repos. |
Rappel
historique : Depuis trois ans nous
travaillons sur l’aven de la Fajolle. Cette très importante
désobstruction d’un trou souffleur nous a amené à une vingtaine
de mètres sous l’entrée. Déjà à 8 mètres nous avons eu un
sérieux problème avec la chute de gros blocs du plafond. Celui-ci a
été sécurisé par bétonnage d’un plancher de soutien. Puis lors
des derniers travaux du camp de 2015 nous avons vu un gros bloc de
plusieurs tonnes, suspendu au-dessus de nos têtes, se fissurer à
vue d’œil devant nous... Nous avons tout abandonné pour ressortir
rapidement. Un moment plus tard, lorsque nous avons retrouvé
confiance, nous sommes retourné chercher le matériel en place
(burineur, éclateurs, cordes etc..). Depuis nous n’y sommes plus
descendu et nous avons décidé d’abandonner ce chantier trop
dangereux avant de trouver une solution pour consolider notre
terminus actuel… mais personne n’a envie de travailler dessous
actuellement, moi le premier… allez savoir pourquoi !
Pour le camp
2016 nous avons décidé de porter notre attention sur une perte
située à 50 mètres en contrebas du premier chantier. A 40 mètres de la
perte, un forage d’eau potable a recoupé la nappe à environ 30
mètres sous la surface, il ne devrait donc pas y avoir beaucoup à
creuser…
Lors des
fortes pluies une partie importante de l’eau s’écoule dans la
galerie d’entrée, et l’été cette cavité souffle de l’air
frais. Nous avons de l’eau qui rentre et de l’air qui sort, quoi
de mieux !
Denis avait
travaillé là y a quelques années, nous prenons sa suite.
La première
chose que nous faisons est de demander l’autorisation de travail au
propriétaire des lieux, Pierre BACCOU, que nous remercions ici de
son accueil.
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Une qui bosse (Jeanne), les autres qui regardent !!! |
Temps de
travail le dimanche 10 juillet : 5
heures (14H30 à 19H30)
Compte-rendu :
Après le
repas de midi où nous avons fait le plein de bonnes choses nous
partons pour la Fajolle, après avoir passé un coup de téléphone
au propriétaire pour lui confirmer notre arrivée.
Une fois sur
place nous commençons à installer une tyrolienne de 20 mètres qui
va nous permettre de transporter les déblais hors de la zone de la
perte. Puis nous entamons le vif du sujet en commençant le
déblaiement des lieux. Le travail est facile et nous avançons vite
car nous sortons de la terre qui serait magnifique pour les fleurs.
Un vrai bonheur !
Charles est
à la manœuvre, il se montre particulièrement efficace. Les seaux
se succèdent et nous stockons cette terre au même endroit afin de
pouvoir en récupérer si besoin est. Le tas monte très vite. Nous
avançons ainsi rapidement sur plus de deux mètres en dégageant une
galerie de forme triangulaire de presque un mètre de haut pour 80cm
de large au départ. Aucun caillou ne sortira ce jour-là, mais
beaucoup de racines !.
Vers 18
heures le père du propriétaire passe afin de s’occuper de ses
vaches situées un peu plus haut. Nous en profitons pour lui
expliquer ce que nous faisons.
Nous avons
omis de compter le nombre de seaux ressortis en cette première
demi-journée, mais je pense que cela doit dépasser les 100 vu le
rythme et le tas que nous pouvons observer. C’est un bon départ...
la suite sera pour demain…
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Creuse Charles, creuse. On te suis !! |
Date
: Lundi matin 11 juillet 2016
Participants
: 4, avec :
André
Languille
Eddie Serre
Charles
Bourrely
Temps
passé : 2 heures
Compte
rendu de la matinée :
Nous nous
levons à 8 heures, le ciel est très chargé du côté ouest. Un
vent frais pousse les nuages vers Courniou, nous appréhendons les
gouttes… l’orage arrive à 9 heures, il est bref (une
demi-heure), très peu de pluie. Nous en profitons pour faire les
courses à St Pons, puis nous partons travailler à 10 heures, le sol
est très peu mouillé.
Nous
enlevons trente seaux supplémentaires, nous avançons d’un mètre.
André passe au burineur les angles de la galerie où la navette de
déblais se bloque. En fin de matinée nous sommes à 5 mètres de
l’entrée. Ayant commencé tard nous stoppons le travail matinal à
14 heures.
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Qui veut ma belle terre !! |
Date
: Lundi après-midi 11 juillet 2016
Participants
: 4, avec :
André
Languille
Eddie Serre
Charles
Bourrely
Temps
passé : 5 heures
Compte
rendu :
Il est
14H45, le repas fut rapide et nous repartons travailler. Nous
continuons le déblaiement de la terre mais nous sommes très gênés
par les racines des arbres qui ont trouvé là un restaurant trois
étoiles !
Un gros bloc
barre le passage. Les éclateurs prennent la succession. Nous en
disposons de 5 et trois vont être mis en service (fabrication Eddie,
c’est mieux que ceux du commerce !). Nous
passons la moitié de l’après-midi à ce travail.
Claude nous
rend visite à 17 heures afin de voir notre chantier, sur un trou
qu’il connaissait depuis longtemps. Chrystel et Christian nous
rejoignent à 18 heures, ils seront là pour la suite !
Durant
l’après-midi nous faisons une petite pose, André et moi, afin de
regarder où se situe la rivière souterraine, André avec une
baguette de coudrier et moi avec des baguettes métalliques en
cuivre. Nos résultats sont identiques au mètre près. C’est
rassurant ! Il y a une rivière au niveau du forage, ce qui est
normal et une autre exactement face à l’entrée de la perte, ce
qui est encourageant.
Nous plions
bagages à 19H45 après avoir sorti 40 seaux de déblais. Le bloc
nous fait perdre pas mal de temps. Le soir, nous sommes à 7 mètres
de l’entrée. A cet endroit une diaclase Nord-est / Sud-ouest monte
à deux mètres au-dessus de la galerie et descend d’autant en
dessous. Le courant d’air provient de là.
Demain il
faudra tenter de vider totalement la galerie et la diaclase afin de
voir plus clair et notamment d’où vient exactement l’air frais
Nous
arrivons au local à 20 heures
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Toujours mes mêmes qui bosse !! |
Mardi
matin 12 juillet 2016
Participants
: 6, avec :
André
Languille
Eddie Serre
Charles
Bourrely
Christel
Mazenc
Christian
Scotto Diperrotolo
Temps
passé : 4 heures
Compte
rendu :
Christian
est notre dernier arrivant au club. Il présente une énergie
débordante en désobstruction : bienvenue Christian, tu peux
nous amener des copains !!!
Nous
arrivons à la Fajolle à 9H15 et nous déblayons tant et plus.
De gros blocs sont pris dans la terre et les racines, c’est moins
facile qu’au départ. La galerie est totalement bouchée mais nous
avançons bien.
La galerie
tourne légèrement et en descendant vers le droite. Depuis
l’entrée nous avons perdu presque un mètre.
Nous avons
sorti 48 seaux.
Nous
arrêtons à 13H15 pour aller casser la croute au local.
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C'est pas beau la vie !!!! |
Mardi
après-midi 12 juillet 2016
Participants
: 6, avec :
André
Languille
Eddie Serre
Charles
Bourrely
Christel
Mazenc
Christian
Scotto Diperrotolo
Temps
passé : 5 heures (15 à 20 heures)
Compte
rendu :
Nous
arrivons sur place à 15 heures. Notre travail principal ce jour-là
fut la construction de petits murs le long du ruisseau selon la
demande de Pierre Baccou.
Nous
protégeons l’accès à la cavité afin que l’eau reste dans son
cours. Cinq mètres en aval de l’entrée nous construisons un mur
de 2 à 3 mètres de large pour un peu plus d’un de haut. Il
recevra le courant de face en cas de grosses pluies, il faudra le
renforcer avec de grosses pierres dès que possible. Nous creusons
aussi le centre du cours d’eau afin d’orienter au mieux les
premières arrivées d’eau ;
Nous
essayons de faire le plus esthétique et le plus solide possible mais
nous ne sommes pas des pro de la construction des murs en pierre
sèches. Nous verrons après les premières grosse pluies.
Les
moustiques commencent à nous attaquer, nous avons déjà connu cela
les années précédentes avec la désobstruction de l’aven de la
Fajolle.
Nous avons
sortie 56 seaux de la cavité
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La navette - il manque des roues ! |
Mercredi
matin 13 juillet
Participants
: 6, avec :
André
Languille
Eddie Serre
Charles
Bourrely
Christel
Mazenc
Christian
Scotto Diperrotolo
Temps
passé : 4 heures (8H15 à 12H15)
Compte-rendu :
Pour cette
dernière journée de travail durant ce camp nous décidons, plein
d’espoir, de commencer tôt le matin et de finir tard à midi car
André et Eddie doivent partir dans leurs Alpes lointaines au plus
tard à 16 heures (après le déblocage de la route pour le tour de
France, vers St Chinian). Nous sommes donc dès 8H15 en place à la
Fajolle.
Nous
réalisons une grosse séance de travail aux éclateurs. André et
Eddie s’en donnent à cœur joie. Une fois tous les blocs et la
terre sortie ils se rendent compte qu’un bloc reste en suspens au
plafond de la galerie. Ils passent un bras dessous, dessus, sur le
côté. Ils constatent qu’il est bloqué dans le vide à la voute
dans un entre-banc. Ils ne veulent plus toucher à rien d’autant
plus que des gravillons et de la terre semblent tomber du plafond
signe d’une déstabilisation de la voute. Ils décident de stopper
là les travaux par mesure de sécurité.
Vers 9
heures, nous avons reçu la visite du propriétaire, Pierre Baccou, à
qui nous expliquons ce que nous faisons. Il demande quelques
corrections faciles à faire sur la construction des murs… Ce sera
très rapidement fait le matin même.
A 12 heures,
avec un peu d’avance sur le programme, nous démontons la
tyrolienne.
Nous avons
sorti 52 seaux de déblais pour ce dernier jour du camp avec les
alpins mais nous n’allons pas tarder à revenir pour nous occuper
de ce bloc qui parait instable.
Déjà aussi
une nouvelle date est programmée pour faire un second camp d’été :
le 16 ou 17 aout : on en veut !
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Quel chantier !! |
Vendredi
15 juillet :
Participants :
7, avec
Denis et
Marièle Matarin
Jean
Bourrely
Charles
Bourrely et sa copine
Chrystel
Mazenc
Christian
Scotto Diperrotolo
Le matin
Patrick est absent. Il est à la Devèze avec Madame le maire pour installer
des protections dans la salle des Bijoux. Il rejoint le groupe à
midi.
Denis arrive
à 10 heures au local et tout le monde se dirige à la perte de la
Fajolle afin d’étudier comment tient ce fameux bloc qui bouche le
passage. Après une inspection, minutieuse et une attention
particulière concernant sa stabilité, Denis pense qu’il n’y pas
de risque majeur, qu’il est possible de le faire tomber et le
casser en morceaux pour le ressortir. Un bon repas prêtant souvent
conseil il est décidé de rentrer au local, de faire griller une
bonne saucisse et de revenir après pour les choses sérieuses.
Choses
dites, choses faites…
Durée le
matin : 1 heure
Après-midi :
Retour à la
Fajolle à 14H30
Denis
s’attaque au bloc avec la perforatrice et les éclateurs. Une fois
tombés à terre les morceaux sont sortis dehors un à un.
Certains sont restés assez gros et il faut pas mal d’huile de
coude pour les sortir. Ils ont un gros avantage c’est qu’ils vont
servir à consolider le mur situé juste en aval de la cavité. Après
avoir sorti ce premier paquet de blocs, Denis s’attaque aux 5 gros
morceaux restants et les casse. En fait c’est 48 seaux de déblais
qui partent consolider les murs extérieurs. En fin de journée, le
bloc est totalement démonté et ressorti. A cet endroit nous
disposons maintenant d’un bon élargissement de la galerie sur
presque 2 mètres de large et environ 1,20 mètre de haut.
Nous allons
revenir très vite pour vérifier la tenue de tout le plafond et pour
faire un début de topo afin de préparer l’avenir.
Durée l’après-midi
: 4 heures
Travail :
Total de 48 seaux ressortis
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Il fait chaud, nous sommes bien à l'ombre ! |
PHOTOS : SCMNE - Patrick
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Un des gros cailloux qui sort - la presse est présente ! (La gazette des spéléos) |