Participant : 4 Maïwenn, Cléa, Pascal (SCMNE).
Dylan : indépendant.
TPST : 9 heures.
Par où commencer ? Par Cléa : elle était en
formation aux Baléares. Elle est revenue. La spéléo lui manque ; tellement
que Maïwen me supplie d’organiser une sortie pour dimanche, pour elle… Allez,
je suis un peu rétamé de ces derniers temps, mais merde, la spéléo mérite
quelques sacrifices et encore plus pour le SCMNE… OK, on fait ça !
Impossible, la veille, de retrouver la grotte de Faveyrolles
quelque part vers Authèze, bah, ce sera la Trayolle version velue, qui fait
bobo aux os…
RDV très tôt ce dimanche. 8h15/8h30 au local. Les jeunes
arrivent : âge : 15, 18, 22 ans ! Nous avions convenu de
sortir vers 17 heures parce que Cléa devait prendre la route pour le sud… OK,
nous reviendrions en arrière dès que nous nous approcherions des 14h00… Mais
cela ne s’est pas passé tout à fait comme nous avions prévu. La spéléo n’a pas
les mêmes notions de temps et de diktats que ceux de dehors …
La montagne est à présent facile à gravir dans sa partie
glissante, terreuse et feuillue. Des cordes en mode main-courante ont été
installées lors du dernier rassemblement de Sorèze et laissées en place…
Nous arrivons à l’entrée en sueur et le soleil n’est pas à
son zénith…
Nous nous engouffrons rapidement. Nous nous sommes réparti
le matériel ; car il y en a des cordes et des mousquetons à
trimballer !
Arrivée au plan incliné : le pentu, même avec des
explications, est équipé en un pispàs par Cléa pour le début de la main-courante
et par Maïwenn jusqu’au relais. Dylan, avec son impétuosité qu’il faut parfois
freiner, descend devant moi sans problème.
Une fois en bas, là, nous bifurquons sur la gauche ; à
l’oppo des gours quoi… Maïwenn s’est un peu habitué au passage type vire… et nous
nous enquillons sur la droite où c’est étroit et où ça fait mal aux os… Petit
plan incliné puis encore dans un couloir étroit, et toujours plus pincé au fur
et à mesure que l’on avance ; jusqu’au début de faille. Je demande à Cléa
de passer la corde dans une des lunules artificielles créées par Natacha avec
le perfo lors de l’équipement pour le rassemblement de Sorèze, et d’y faire un
nœud de pêcheur... Et elle fait également un nœud de « 8 » pour la
plaquette juste au-dessous… Par contre, je descends pour équiper la faille
qu’il faut traverser sur toute sa longueur jusqu’au puits. On pourrait le
passer en opposition, mais je ne peux pas ne pas sécuriser la traversée ;
c’est long, dessous il y a du vide, et surtout, il y a des jeunes, qui même
s’ils sont bons ; sont encore en plein apprentissage… Je ne peux pas prendre
le risque du moindre accident. Une fois le secteur complètement équipé, tous
arrivent au départ du puits/faille. Pour descendre, c'est relativement facile,
la force de gravité aide même si c’est étroit ; c’est la remontée qui est
plus délicate...
Une fois tous en bas, encore un petit passage exigu, une
galerie remplie d’eau et très jolie, un petit ressaut vertical que l'on équipe
aussi et nous continuons notre avancée…
Après le passage d’une chatière en hauteur : arrêt pour
le plein de calories. Maïwenn et Cléa sortent de gros sandwichs triangles. De
mon côté, je n’ai pas eu le temps d’en préparer et pour le coup ils partagent
avec mézigue. Cléa trouve le sien dégueu… Euh, elle a un peu raison… Quant à
Dylan il a le sien…
Le froid commençait à se faire sentir ; normal
lorsqu’on reste à l’arrêt. Nous repartons… C'est dur de relancer la mécanique ;
les articulations et les os se sont calcifiés durant la pause...
Faire attention lorsque nous passons au-dessus du puits
borgne où j’ai également équipé ; un faux pas et c’est la dégringolade
10/15 mètres plus bas... Et c’est l’escalade du ressaut ; là, aussi il
faut être très attentif ; une erreur et tu t’esclaffes ! C’est d’ailleurs
à cet endroit que Charlotte s’était coincé les cheveux dans le descendeur. J’ai
attaché un bout de corde à la ceinture, car il n’est pas question de faire
monter les minots en pure escalade : trop craignos ! J’escalade avec
une certaine appréhension quand même ; faut y aller doucement, bien
regarder les prises à prendre et il n’y en a pas beaucoup et une fois les
quelques mètres gravis, il faut installer la sangle autour d’une petite colonne
et mettre une déviation sur un bout de concrétion… Ensuite ils peuvent monter…
…
Les fils d’Ariane installés avec Thomas lors d’une
précédente sortie sont toujours là. Plus qu’à les suivre entre les blocs
sanguinaires et qui t’explosent les os et les chairs… Tout est étroit.
À présent, la chatière en triangle se trouve devant nous, un
peu en hauteur. Je leur dis qu’elle est un chouia difficile à passer ;
Dylan se marre ; "pfff de la gnognotte !", il trouve
qu’elle est assez large et il est vrai qu’en la voyant comme ça cela paraît
facile, cependant il n’y a aucune prise pour pousser avec les pieds et rien de
l’autre côté pour tirer avec les mains … Et Dylan qui se marrait ne se marre
plus, son orgueil de jeune ado est ramené dans sa poche et c’est à nous de
pouffer ! Maïwenn galère un peu lui aussi et Cléa, plus menue, passe comme
une lettre à la poste, ou presque…
Cléa devait sortir vers 17h00 et nous avons dépassé le temps
convenu… Cléa nous dit que bon, allez, si on dépasse un peu ça ira… Nous sommes
si près du but ; la grande salle !
Dernier ressaut -où j’avais laissé la corde en place :
nous montons dans les éboulis ; le deuxième fil d’Ariane est lui aussi
toujours là…
Et nous débouchons enfin dans la grande salle. L’énorme
salle. La très énorme salle !
Elle est trop belle ! On dirait qu’elle se trouve là
comme une récompense, un peu comme le sommet de l’Everest pour les
alpinistes !
Nous contournons les blocs monstrueux et faisons le tour de
la salle…
Hélas, nous n’avons plus le temps d’aller aux aragonites.
On fonce chemin de retour…
Je déséquipe le plus vite possible…
Le puits se remonte sans problème même si ce n’est pas
facile.
Maïwenn et Cléa foncent vers la sortie ; pas la peine
qu’ils nous attendent ; je me chargerai de déséquiper ce qui reste à faire
et Dylan restera avec moi. Maïwen nous rejoindra au local lorsqu’il aura ramené
Cléa…
Puis nous sortons enfin ; j’ai même ramené la corde de
50 mètres en vrac dans les bras sans même avoir pris le temps de la ranger dans
un des sacs ; de toute manière il n'y a plus de place.
La chaleur du dehors nous engloutit et nous nous jetons dans
l’herbe pour reprendre notre souffle ! Putain de spéléo !
La descente du versant de la montagne est vite avalée même
si cette saleté de corde en vrac s’accroche dans toutes les branches qui
barrent le chemin.
...
La voiture.
Direction le local où nous rejoint peu de temps après
Maïwenn.
Chips, Bières, saucisse et chorizo… Normal ! Non ?
Nous sommes tous cassés…
Putain de spéléo !
On adore !
[Les photos sont extraites de la vidéo et donc ne sont pas terribles ; en noir et blanc ou avec des filtres ça camoufle la mauvaise qualité puis ça donne un "air" parfois "vintage".]
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Le "triangle" Cléa
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Remontée d'un ressaut/puits par Cléa
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Miam et fou rire...
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ARF ; Maïwenn
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Dylan qui attend nonchalant en bord de faille...
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Dylan qui descend la faille
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Cléa dans le plan incliné ; très...
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Cléa qui amarre la tête de la MC - avant la faille.
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Maïwenn qui sort de la faille...
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Dylan qui reprend son souffle (moi aussi) |