jeudi 15 janvier 2026

SORTIE 4 Janvier 2026 - Grotte de La Trayolle

Rédacteur : Pascal
Participants : 11. SCMNE : Daniel, Anne-So, Cédric, Julien, Pascal (Rino), Pascal. SRSASR : Romain, Julien, Hugo, Stéphane. CAF de Brignole : Eric.
But : Faire découvrir la Trayolle et aussi pour savoir ce qu'il y a en bout de la partie aval. 
Lieu : Courniou/Usclat-le-Bas
TPST : 13 Heures.
 
 
 
J’avais envie de faire connaître la Trayolle à ceux de notre club qui ne la connaissaient pas mais aussi aux gars de Sorèze. Certains l’avaient visitée dans sa partie amont pour aller voir les jolis gours lorsqu’ils sont chargés — et cette fois ils l’étaient —, et aussi l’attraction typique : celle des calottes crâniennes et autres ossements humains enfichés dans la calcite… Perso, j’avais envie de les emmener du côté aval, là où tout devient physique… La fille et les gars présents n’étant pas des novices, on n’allait pas leur proposer un cheminement un peu trop touristique…

RDV 7h30 du mat.

J’arrive.

Daniel, Cédric, Anne-So et Éric ont dormi au local.

Puis c’est au tour de Rino de rappliquer, puis Julien et enfin les Sorézois !

Présentation de ceux qui ne se connaissaient pas. Quelques cafés. On prépare le matos et c’est parti pour Usclat-le-Bas. Le parking. Hugo nous rejoint peu de temps après…

Il fait froid.

On enfile nos combis et nous nous répartissons le matériel. Cela en fait de la corde, des mousquetons, des perfos, etc. Parce qu’évidemment il est question d’enquiller le réseau boueux après les bouquets d’aragonites : bien après la grande salle…

Julien (SRSASR) connaissait déjà cette grotte car nous l’avions équipée pour le rassemblement national de la FFS à Sorèze. Pour le coup il ne doit pas être trop dépaysé… Avec les irréductibles du SRSASR il part équiper côté aval tandis qu’un autre groupe du SCMNE part à l’arrache zieuter les gours qui, à cette époque, sont chargés d’eau, mais ça ne cascade pas trop toutefois : les pluies n’ayant pas été importantes jusqu’à ce jour… Mais c’est très joli quand même à regarder. Quant aux crânes et autres ossements humains, ça restera anecdotique…

Alors que les gars descendent la faille sur l’arrimage précédent, Romain et mézigue expérimentons un nouvel amarrage : deux goujons et deux plaquettes en inox et hop, tout devient plus facile. Le Romain se penche dans le vide, se tord les bras genre scoubidou et fore les trous avec le perfo, place les inox, et : Ô, c’est beau !!!

Je passe les zones intermédiaires (les roches dents de requin, étroiture), pour arriver à l’autre étroiture dite du triangle : une abomination géologique qui reste rigolote pour les petits gabarits. Tout le monde passe, sauf… Rino. Faut reconnaître que le bestiau est large… Il essaie, il grogne, il souffle, il peste : mais pas moyen de passer ! — « Bah, laissez-moi là, j’attendrai ! » Attendre ? Mais ça va durer une éternité avant que nous revenions ! Tout le monde s’en va en avant, je leur dis que je vais m’occuper d’agrandir, qu’on ne va pas laisser le Rino là, derrière la chatière… « Bim, bam, boum », on pète assez de roche pour que le mastard puisse passer… Et nous voilà avec trois kits pesant un âne mort, en train de remonter le ressaut pour rejoindre les troupes…

Le fil d’Ariane que nous avions posé, Thomas et mézigue — c’était pour le rassemblement de la FFS à Sorèze — est toujours là, il nous sert à nous guider au travers de l’éboulis. La grande salle est majestueuse et tout le monde apprécie le panorama unique que seuls des spéléos peuvent regarder et connaître…

Dans la grande salle nous sommes pratiquement tous là. Quelques Sorézois sont déjà partis pour s’attaquer à la faille remontante…

La coulée de calcite d’une vingtaine de mètres ou un petit peu plus est équipée sur un ancrage naturel, un gros bloc, là, en début de descente : certains, au départ, s’y sont un peu aventurés avec des castagnettes mais se sont vite aperçus que la remontée se faisait avec les coucougnettes : pas de risque donc, un équipement est fait avec des sangles autour du bloc.

Direction les aragonites jaunes ; il faut quand même trouver le passage qui est aussi déchirant qu’étroit. Les Sorézois et quelques SCMNE, et Éric, sont déjà d’attaque pour escalader la faille. Daniel, lui bombarde les aragonites avec son smartphone...

Nous autres, les retardataires, arrivons et commençons à remonter aux bloqueurs la faille calcifiée qui vient d’être équipée. Le premier « ancrage » s’est fait autour d’une stalagmite ; une dyneema tellement fine que tu te demandes comment ça ne pète pas sous notre poids ! Il y a un autre ancrage plus loin qui, lui, est costaud, ça rassure… Ceci dit, avec notre déficit de matos qui est à ce moment-là — et pourtant nous avons de tout au local —, je sais les Sorézois capables de délacer leurs grolles pour utiliser les lacets en guise de sangles : ils sont furieux et inarrêtables !

Une fois tout en haut, le dos éclaté, je préfère attendre le retour au haut du petit ressaut. Daniel, qui est moins jeune que les Sorézois et ceux (certains) du SCMNE mais pas moins vaillant, lui descend le petit puits/ressaut, remonte de l’autre côté en faisant une clé sur son descendeur pour ne pas plonger dans la vasque, et raccroche la corde remontante et enquille dans une étroiture infecte ; d’ailleurs il y laissera quelques plumes : foulure de cheville et dos esquinté… Ils atteindront tous le fond de la grotte. Pincé, ou plus exactement tout colmaté… Mais…


Nous repartons donc vers la sortie…

Les uns après les autres ils sortent tandis que Rino et mézigue restons avec Romain pour la fin du déséquipement et histoire de ne pas le laisser seul.

Arrivés en bout de faille, mon sac tiré par Rino lâche et se barre tête en bas et ouvert : heureusement c’est dans la partie la moins profonde, et il stoppe sa chute sur un replat à quelque trois mètres, mais à deux doigts de se foutre le camp en bas. En passant, Romain le récupère ; dedans se trouvaient mon téléphone, mes perfos dont le Bosch et toutes ses batteries…

Une fois le pentu déséquipé et tout rangé dans les kits, on trouve le moyen de se paumer un petit peu…

Lorsque nous sortons en pleine nuit et après avoir descendu la montagne, les autres sont encore sur le parking, sauf Daniel, Cédric et Anne-So, retournés au local. Le froid est mortel ! Le temps de se changer ; vite, nous arrachons jusqu’au club.

Le feu de cheminée crépite sa race ! Que c’est bon ! Bref, Romain, Rino et ma pomme se faisons traiter d’escargots par Hugo… Mouais, escargots, pfff… En tous les cas je me demande s’il me reste de la colonne vertébrale, et il me faut rentrer sur Nîmes…



Pas chaud de bon matin !

C'est pas un lacet, juste de la Dyneema...

Les gours...

Encore les gours...

La descente de la grande coulée de calcite...

Autre jolie coulée...

Quelque part dans la grotte

Putain d'Aragonites !

...

Un Sorézois en pleine escalade



Montée de la partie calcifiée de la faille








Terminus !
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Méthode scoubidou de Romain

Descente dans la première faille

Romain teste le nouvel ancrage... 

Dans le ventre de la terre !


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