6 juin 2026
Romain m’avait demandé si je pouvais les accompagner pour une sortie à la Trayolle car ils organisaient au SRSASR une sortie avec le comité départemental de spéléologie du Tarn : évidemment je ne pouvais, ne peux refuser, même si je dois me déplacer depuis le Groenland en patins à roulettes ; déjà je kiffe les gars du SRSASR, et ensuite, étant membre du SCMNE ; comment dire non ? Bref le RDV se fait au local du SCMNE à 9h30. Romain et Julien sont déjà là lorsque je rapplique et tous les autres arrivent peu de temps après. On se salue, on se nomme, on se sourit… les bons modales de gens civilisés quoi !
Direction le parking aux Usclats le bas.
Le parking est repu de véhicules et de spéléos, de cordes au sol, de kits, et autres matos…
Après un petit briefing, nous nous dirigeons vers la résurgence et empruntons le « chemin » menant à la Trayolle : ça monte grave ! Les cordes que nous avions placées en main courante pour le rassemblement FFS à Sorèze sont toujours là et, chargés de barda, ça aide sa race ! Toutes les feuilles sèches et la terre restent collées à ma langue tellement cette dernière descend jusqu’au sol… Et nous arrivons devant l’entrée. Ceux qui n’avaient pas encore enfilé le baudar s’exécutent. Et nous nous enfonçons dans la fraîcheur de la grotte…
Romain et Julien passent en avant pour équiper pendant que je ferme la marche… Ils équipent le pentu avec deux cordes afin que la descente et la remontée se fassent plus rapidement : nous sommes pas loin de 20 personnes… Puis c’est l’équipement de la faille et du puits de faille, du ressaut, du passage du puits borgne etc etc. Ils maîtrisent tout ça à la perfection : la sécurité est maxi ! Parfois il y a « bouchon » dans certains passages, l’étroiture du triangle fait chahuter tout le monde et ce ne sont pas forcement les plus menus qui réussissent à passer rapidement… Les rires ricochent sur la calcite alentour…
...et nous arrivons dans la grande salle ; splendide, majestueuse, énorme, presque irréelle parce que tu viens de te taper toutes ces étroitures et autres passages dans les éboulis du réseau de la « migraine »… La sensation doit être comme celle du lombric qui met des heures à traverser ses galeries boueuses et étouffantes et qui soudainement se retrouve à l’extérieur dans un champ… Ok, l’exemple est un peu pourrave mais bon, tu comprendras !!!
Puis tout le monde fait une pause « miam-miam »…
Patrick, l’accompagnateur et responsable du groupe du CDST, pose plein de questions ; il ne connaît que pouic du monde souterrain, j’essaie de lui expliquer la géologie des lieux alors qu’en la matière je suis nul de chez nul ; juste quelques bases de 6ème, cependant je me débrouille, enfin je crois…
Et c’est le retour. Je remonte le pentu avec Julien (SRSASR) ; deux filles sont en attente tout en haut. On papote car tous les autres sont partis voir les crânes -qu’ils ne trouveront d’ailleurs pas…
Les deux filles, Julien et Mézigue sortons ; la chaleur du dehors nous a aussitôt avalés…
Et nous attendons que les autres à leur tour ressortent. Ce qu’ils font au bout d’un moment.
En plusieurs groupes nous redescendons le versant de la montagne. Certains se perdront en empruntant le chemin qu’il fallait pas, mais, sachant que l’unique chose à faire dans un cas pareil : c’est de toujours descendre, alors la voie du parking se retrouvera facilement…
Évidemment, comme l’a dit je ne sais plus qui : « le seul animal qui trébuche deux fois sur la même pierre : c’est l’homme » ; ben Romain qui déséquipait aussi, de retour, s’est trompé de chemin de sortie et s’est perdu dans une autre galerie : il avait fait le même coup peu de temps auparavant ; ratage de passage, et perdu dans la même galerie que précédemment : - « putain Romain, quand même !!! ».
Sinon, tout s'est bien déroulé, il y a eu des rires, des boutades (un presque devoir chez les louveteaux), oui, sortie cool !
Nous nous saluons. Je repars en direction du local où j’ai quelques affaires à récupérer. Tous partent en direction d’Olargue pour un repas : malgré l’invitation je ne peux pas, il est tard et j’ai trop de km à faire pour rentrer chez moi...
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| Le pentu |
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| Aucun problème en mode survie ! |
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30 mai 2026
Petite sortie à la Grotte de l’Espagnol quelque part vers Courniou. Daniel voulait prendre connaissance de toutes les cavités du coin ; alors petit à petit il les découvrait… Aujourd’hui c’était celle de « l’espagnol ». Romélia est de la partie et Rino lui restera dehors, because : toujours son bras en écharpe… L’entrée donne directement dans la grande salle. On cherche ici et là les suites.. J’escalade l’arche, sur la gauche j’observe un puits de plusieurs mètres mais ce sera à voir une autre fois. Sur la droite aussi ça part mais je ne m’y aventure pas ; c’est Daniel qui, sur le retour, ira jeter un œil. Nous farfouillons de partout, franchissons une galerie ou salle (?) au sol tartiné d’une sorte de beurre de charbon de bois...On sent de l’air frais qui se perd selon les zones explorées. Un passage chaotique et pas trop étroit nous amène au plus bas, sur une étroiture, je ne sais pas si dire : sévère, en tous les cas, Daniel et Romélia galéreront à la passer, moi je remonterai de quelques mètres et m’introduirai dans un passage également étroit où sur la droite un puits pointe ; je continue tout droit en essayant de pas me péter la gueule dans le puits : rien d’intéressant : une salle pleine de blocs, j’escalade ces derniers qui donneront dans une autre salle qui probablement se dirige vers l’extérieur. Lorsque je repasse l’étroiture au puits et tout en bas de ce dernier je vois la lueur d’une lampe ; je gueule, Daniel me répond. Le puits, en fait, rejoint l’autre étroiture. Je vois enfin Daniel et lui dis de monter par là car c’est plus aisé. Il me dit que Romélia est en train de repasser l’étroiture : je l’entends d’ailleurs ahaner… Daniel en trois prises a remonté le puits. Entre temps Romélia est sortie du méchant goulet… Ensuite, nous mettons un petit moment à trouver la salle de l'Echo et une fois dedans Romélia décide de pousser la chansonnette : l’acoustique de la salle est géniale, mais cela n'a pas suffit à nous transformer en Sinatra et Carey à peine étions nous des patates avec une corde à linge en guise de cordes vocales, cependant nous avons bien rigolé... Nous sortons.
Pas de grosse explo donc, c’était juste histoire pour ceux qui ne connaissaient pas encore cette cavité de la découvrir. – cavité qui pourrait être intéressante…
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| Cours de chant dans la salle de l’Écho... |



















