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mercredi 28 mars 2012

Sortie travaux du Samedi 24 Mars au Lauzinas.

SORTIE TRAVAIL - GROTTE DE LAUZINAS

Du samedi 24 mars 2012

Rédacteur de la fiche : Patrick Cabrol

Date : Samedi 24 mars 2012

Cavité : Grotte de Lauzinas

Temps passé sous terre : 7 heures (10H30 – 17H30)

Participants (Total 12)

SCMNE : Sylvain ZIBROWIUS

GSM (Groupe Spéléologique de Montpeyroux) (10 personnes) :


Michel BERBIGE

Romelia SALIS

François COURMONT

Cathy DOURLENS

Monique BOLLON

Gil GABY

Cathy CHARTIER

Philippe FAJON

Daniel MOLINARO

Patrick CANEDO



Travail prévu :

Remplacement des cordes anciennes et des câbles gainés de la descente de la Grande Salle vers la Salamandre, par de la nouvelle corde qui vient d’être achetée par le club

Travail effectué :

Nous avons réalisé le travail prévu, et avons pris des mesures pour la suite du changement des cordes. Nous sommes descendus avec un kit rempli d’une corde unique de 200 mètres que nous avons coupée à la demande exacte des nécessités :

. Remplacement de la 1° corde qui descend depuis la vire du puits de 60 m, dans la grande salle, jusqu’au premier pallier.

Longueur de la corde : 15 mètres – Attache supérieure sur grosse concrétion.

. Remplacement de la 2° corde qui part de la petite vire supérieure, qui descend jusqu’à la vire inférieure qui domine la galerie intermédiaire, puis qui descend tout le long de la paroi, jusqu’à cette galerie.

Longueur de la corde 30 mètres – Attache supérieure sur deux goujons inox

La descente depuis le haut de la Grande Salle jusqu’à la galerie intermédiaire de la Salamandre se fait donc avec deux cordes.

. Remplacement de la corde et des câbles qui faisaient désordre, par une seule et unique corde neuve. Cette corde part de la galerie intermédiaire de la Salamandre, passe au-dessus de 20 mètres de vide (progression avec les poignées et les cale-pieds). Elle prend ensuite le petit puits vertical de 5 mètres et s’arrête au niveau du passage en corniche au-dessus de la lucarne de la Salamandre. Longueur de la corde 36 mètres.

. Pour une prochaine sortie, nous avons mesuré la longueur de la corde à mettre en place entre la sortie de la lucarne et l’extrémité de la vire d’arrivée à la Salamandre. Entre les deux points d’attaches de part et d’autre de la corde il y a exactement 6 mètres. Il faut compter de la corde supplémentaire afin d’en permettre l’attache par un « mickey » à chaque extrémité (deux broches inox scellées – chimique - à chaque extrémité).

. Pour une prochaine visite nous avons mesuré la longueur de la corde qui se trouve sur la vire, entre la Salamandre et le «Caïn». Il y a 10 mètres auxquels il faut ajouter la longueur nécessaire pour faire trois nœuds. Chaque nœud aux extrémités demande 40 cm de plus et au milieu de la corde 60 cm. Cela fait donc une corde de 10 m plus 0,40 + 0,40 + 0,60 = 11,4 mètres qui sont arrondis à 11,5 mètres

. La corde placée entre la vire et le pied du cairn mesure 6,30 mètres. On peut la ramener à 6 mètres pour un futur changement.

. Nous avons laissé sur place une corde pour le futur équipement du passage de la vire du Camp IV (20 mètres) qui est très dangereux. Cet équipement n’est pas visible depuis le cairn où nous arrivons, comme souhaité.

Nous avons ensuite été à la salle du Camp III où nous avons mangé comme à l’accoutumé, puis nous avons poursuivi la visite jusqu’au terminus des Sapins d’Argile.

Observations :

Il n’y a pour ainsi dire plus du tout d’eau dans les gours situés entre le Camp II et le Camp I.

J’ai beaucoup apprécié l’ambiance de tout ce groupe, qui est resté toujours très uni, qui a toujours su regarder et apprécier aussi bien la forme des galeries, que les remplissages, les concrétions, l’harmonie des formes et des couleurs etc… discuter entre eux et avec nous. Cela a été une visite très agréable et conviviale. Ils se sont proposés pour venir nous donner un nouveau coup de main, ce sera bien sur avec grand plaisir.

samedi 11 février 2012

Sortie du Dimanche 05 février au LAUZINAS


GROTTE DE LAUZINAS

Sortie travail du 5 février 2012

Rédacteur de la fiche : Patrick CABROL

Date : Dimanche 5 février 2012

Lieu : Grotte de Lauzinas

Temps passé sous terre : 6 heures 15 (10H30 à 16H45)

Participants : Spéléo-Club d’Airbus

Didier LEGOF - SC Airbus
Thierry Clavel - SC Airbus
Eric Minnard - SC Airbus
Didier Vales - SC Airbus
Pascal Guilhot - SC Airbus
Philippe Laclaverie - SC Airbus
Sabine Quarcy - SC Airbus
Jean Marc Apers - GS Toulouse

But de la sortie :
. Fin des travaux de nettoyage du Trou de la Vigne
. Fin des balisages vers les Champignons (remise en place de certains piquets et fils, nettoyage de la
poudre de calcite située au pied des piquets

Travail réalisé :
La journée a été très perturbée par la météo qui avait annoncé des chutes de neige.
Le club d’Airbus devait venir à 12 personnes pour effectuer l’ensemble du portage du matériel et le travail à faire. Finalement seul les « meilleurs » sont venus c’est à dire ceux qui n’ont eu peur d’affronter les risques de neige. Nous étions donc 9 au lieu de 12. Bravo à eux.

En arrivant au Trou de la Vigne nous avons eu un coup de téléphone avec Toulouse qui annonçait l’arrivée de la neige depuis 9 heures le matin bien en avance sur les prévisions météo. Nous avons donc modifié notre planning afin de ne pas avoir trop de difficultés au retour. Nous avons décidé de faire la première partie du programme, c’est à dire de finir définitivement le nettoyage du Trou de la Vigne, puis faire une visite jusqu’aux Champignons, en laissant les travaux de balisage pour une prochaine fois, cela permettait de gagner une heure, sinon plus.

Nous sommes rapidement descendus dans la cavité car il faisait –8°C dehors. Que c’était agréable de retrouver un peu de tiédeur, voire de douceur ! Le Trou de la Vigne soufflait très fort et lorsque nous avons ouvert le sas à –15 mètres, nous avons pris, avec plaisir, de l’air chaud dans le visage, même si les lunettes se sont recouvertes instantanément de buée.

Nous avons alors commencé la montée de toutes les ferrailles et morceaux de bois, depuis la plate-forme en béton jusqu’au-dessus du sas. Puis nous avons fait de même pour ce qui était situé sur la dernière plate-forme. Nous avons décidé de finir de sortir tout le matériel, depuis le sas, à la remontée de la cavité afin de bénéficier de la présence de tous les participants (nous étions tous étagés dans les puits et il aurait fallu remonter).

La visite s’est poursuivie normalement. J’ai eu la grosse surprise de constater qu’il n’y avait plus du tout d’eau dans les gours, même le grand gours terminal en bas de l’Escalier des Gants était sec ce qui a permis à une partie du groupe de passer par la chatière située au fond de ce gour.
Nous avons mangé au départ de la Galerie du Sable afin d’être bien au sec.
Le niveau de l’eau du gour situé juste avant les Champignons était lui aussi redescendu de 50 cm à 1 mètre.

Nous avons pu voir ce qui restait à faire au niveau du balisage. Ce n’est pas du tout important mais prend du temps. Nous remettrons cela pour une autre fois.
Travail à faire : placer une dizaine de piquets, retendre le fil, nettoyer la poudre au pied des piquets, nettoyer quelques boules d’argile qui sont partis sur la dolomite de la galerie du Sahara.

Nous sommes ressorti et, comme prévu, nous avons fini de ressortir tout ce qui restait dans le Trou de la Vigne. Nous avons même pris les ferrailles qui restaient de l’installation de la dernière échelle située au bas de l’Escalier des Géants.

Le retour sur Toulouse s’est bien passé mais la conduite, des derniers kilomètres, s’est transformé en conduite « artistique ». Nous avons mis presque 3H30 pour faire ce que nous avions fait en 1H45 le matin ?…Tout le monde est arrivé à bon port et prêt pour de nouvelles aventures.

jeudi 20 octobre 2011

Sortie travaux du Dimanche 16 octobre 2011 au Lauzinas

Compte-rendu de la sortie travaux du dimanche 16 octobre 2011, au Lauzinas, commune de SAINT-PONS de Thomières - Hérault.

Rédacteur de la fiche: Patrick Cabrol

Participants:

SCMNE:

Patrick CABROL
Sarah BOURGOUIN
Alain FAURE

Spéléo-Club AIRBUS:

Didier LEGOFF
Éric MIMMARS
Marie-Christine DORDAIN
Jean-Marc APERS
Amandine MIMMARS
Christophe SOYER
Claire FLAHAUT
Pascal GUIHOT
Isabelle MONLINA

Temps passé sous terre: 8 heures

But: Sortie travail

Travail effectué:

Nous avons nettoyé la descente du trou de la Vigne, avec plusieurs chantiers qui fonctionnaient ensemble.
  • Nous avons ressorti toutes les ferrailles qui se trouvaient au premier palier à moins 5 mètres. En revanche, nous y avons laissé à l'abri les trois poutrelles béton.
  • Nous avons remonté toutes les planches qui étaient entreposées au niveau du " Compte Gouttes ", c'est à dire juste sous les marches en béton.
  • Nous avons démonté l'ensemble de l'ancienne plate-forme qui a été réalisée en 1975. Nous avons la très grande surprise de voir que la tête des boulons était un peu oxydée. Mais une fois cette dernière nettoyée, il n'y avait aucun problème pour dévisser librement, avec une clef de 17, tous les boulons placés dans les spits, ou bien ceux qui reliaient les fers entre eux. Ils sont dans un état de conservation remarquables. On pourrait presque s'en servir à nouveau. Je les ai conservés en souvenir (Pour le musée du club).
  • Nous avons remonté tous les éléments de cette ancienne plate-forme, au niveau du " Compte Gouttes ", au pied des marches en béton. Nous ne les avons pas remontés plus haut, car nous avons travaillé 2h30 aux postes précisés ci-dessus, cela faisait déjà long, d'autant plus qu'il restait du travail à faire au fond et la visite prévue à réaliser.
  • Je pense qu'il faut une bonne heure de travail pour tout remonter en surface, car les fers sont très lourds et encombrants. Ils ne sont donc pas faciles à manier.
Tout ce qui a été ressorti ce jour du Trou de la Vigne est posé au bord de la cavité.
Il faudra envisager de nettoyer le site.


A noter que le sas situé à 15 mètres sous l'entrée ne dispose plus de contrepoids, car le câble est cassé. De ce fait, la porte est resté entrouverte depuis la dernière sortie avec les photographes. Toute la zone du sas était totalement asséchée, ce qui n'est pas bon vis à vis de la protection de la cavité. Il est urgent de réparer ce câble : longueur à prendre 2.5 mètres environ.

Cette ouverture a permis aussi le passage intempestif des loirs, qui ont vraiment sali gravement le Trou de la Vigne, jusque dans la Grande Salle. En arrivant sur toutes les plates-formes, il a fallu commencer par nettoyer les lieux. Par ailleurs, ils ont aussi laissé des crottes, pour ainsi dire sur tous les barreaux des deux dernières échelles !!!! Le rocher de la Grande Salle, où est appuyé la dernière échelle, se recouvre peu à peu " d'engrais ", qu'il faudra ressortir d'urgence si cela continue, puisque la matière organique est préjudiciable à la conservation des cavités.

Il y a maintenant un sérieux problème avec les loirs, à solutionner d'urgence.
  • Nous avons mangé dans la Grande Salle. Un point amusant : un membre du club d'AIRBUS est arrivé dans la Grande Salle sans se servir ni voir les fers en U qui étaient placés juste là. Ceci prouve qu'on ne les voit vraiment pas beaucoup, et qu'ils ne gênent pas dans le paysage !
  • Après mangé, nous avons repris la descente à travers les éboulis, en direction de la Grande Salle du Bas. Au cours de ce déplacement, j'ai noté qu'il faudrait venir avec des petits jerricans d'eau et une brosse, pour finir de nettoyer la poudre de calcite qui reste encore sur place, au pied des piquets de balisage. Pour le moment, cela ne fait pas " nickel ", ce n'est pas beau. Cela attire l’œil sur ces piquets que l'on ne voit presque pas autrement, puisqu'on les confond avec les concrétions, comme l'a fait remarquer Jean-Pierre ROUANET à la grotte de Roquebleu.
  • Nous sommes allés au pied des " Salles Blanches du Bas ", sans monter au sommet pour ne rien salir. A cette occasion, j'ai pu voir qu'il reste un point extrêmement glissant avant cette remontée. Deux solutions sont possibles : la pose d'une main courante sur 5 mètres, ou bien la pose de un à deux fers en U.
  • Nous avons ensuite réalisé la pose d'un balisage au début de la galerie du Lac aux Echos, sur une cinquantaine de mètres. Les piquets étaient sur place depuis déjà trois ou quatre ans, et attendaient notre visite pour les poser. La pose de balisage est totalement terminée dans tout ce secteur. Une vingtaine de minutes de travail supplémentaire ont été réalisées ici.
  • Nous sommes allés jusqu'au Lac aux Échos. La paroi nue des galeries d'accès, avec les nuances de bleue des calcaires rubanés, a fait l'admiration de beaucoup. J'ai foré trois trous de 10 mm afin de placer des goujons et une corde d'assurance, lors d'une prochaine visite. Il s'agit de sécuriser le passage au-dessus d'un regard vertical vers le karst noyé, juste entre la traversée dans les calschistes et le départ de la galerie des Auréoles (Si quelqu'un tombe à l'eau, il serait très difficile de le remonter !).
  • Le Lac aux Échos était très bas, de couleur bleu-vert, c'était magnifique. Tout le monde était emballé.
  • Nous sommes remontés par la " Cheminée Odonne ", puis le CampIV, la Salamandre, la Grande Salle et le puits de la Vigne. Nous avons fait la " grande boucle du Lauzinas ", pour le plus grand bonheur de tous.
Super sortie, super ambiance et beaucoup de travail réalisé.
Nous avons fait près de 3 heures de travail sur une sortie de 8 heures. Ce n'est pas mal !
Un grand merci aux spéléologues d'AIRBUS pour ce grand coup de main.
Une sortie est déjà envisagée avec eux (il y a déjà des volontaires !), pour finir de sortir les ferrailles du Trou de la Vigne (lourdes et encombrantes), et pour nettoyer les résidus de poudre de calcite au pied des piquets de balisage. La date est à voir entre Denis, Didier LE GOFF - Président d'AIRBUS, et moi.




lundi 22 août 2011

Sortie du mercredi 17 août au Lauzinas

Compte-rendu de la sortie du mercredi 17 août, grotte du Lauzinas, Commune de Saint-Pons de Thomières. Sortie soumise à autorisation.

Rédacteur de la fiche:
Patrick CABROL

But de la visite: autorisation spéciale de Monsieur le Sous-préfet de Béziers, dans le cadre du Congrès des meilleurs photographes souterrains mondiaux, qui c'est déroulé à Olargues - Hérault.

Durée:

Entrée dans la cavité à 10 heures, sortie de la grotte à 19h30 pour les derniers.

Participants:

Accompagnateurs agréés préfecture:


Denis MATARIN - SCMNE
Jean-Louis CHAMBRAUDET - SCMNE
Patrick CABROL - DREAL

Photographes:

Allemagne :

Jens FREIGANS
Alex BENGEL
Timo HESS
Andreas SCHOBER
Nagel WERNO
Gaspard MAGARINAS

Italie:

Carla CORONHU
Vittorio CROBU

  • il faut noter la quantité impressionnante de matériel photographique de qualité présent dans la cavité. Dans une seule des valises, on notait la présence de 10 flashs " Braun 40 ". Il y avait aussi du matériel pour la prise de vue photographique en relief.
  • Nous avons commencé par nous rendre directement au " Lac Vert ", afin que les participants puissent voir la cavité et faire des photos au retour.
  • Au cours de ce trajet, nous avons eu certaines réflexions bien sympathiques, comme: " Il va falloir faire le ménage ici, il y a trop de concrétions, il faut penser aux copains ". En effet, beaucoup n'en revenait pas d'avoir une telle quantité de concrétions sur l'ensemble des galeries de la cavité. Le groupe a été étonné de la qualité des paysages souterrains ! Certains ont été marqués par la qualité esthétique du calcaire rubané du Saint-Ponnais....
  • A partir du Lac Vert, trois groupes se sont formés, dont un qui a demandé à aller photographier " Les Champignons ", à l'opposé dans la cavité. C'est Jean-Louis qui les a guidé là bas.
  • Des prises de vues ont été effectuées par les différents groupes aux points suivants:
  1. le Lac Vert,
  2. la Tyrolienne, qui a eu les honneurs de la photographie en relief,
  3. le Camp 3 (le grand miroir à beaucoup intéressé les italiens),
  4. le Camp 4,
  5. les Carottes,
  6. la remontée de la Salamandre,
  7. la Salle de la Grande Colonne.
  • Nous sommes ensuite partis vers l'Escalier des Géants, afin de poursuivre des photos de grand volume.
  • Certains sont allés faire un tour rapide jusqu'au terminus de la Galerie du Sahara, pour le plus grand bonheur des visiteurs qui n'en revenaient pas. Cela signifie que les trois accompagnateurs du club ont fait dans la même journée, l'aller et retour jusqu'au Lac Vert, puis l'aller et retour jusqu'au bout du Sahara et les Champignons pour l'un d'entre eux. Nous sommes remontés assez fatigués mais heureux !!!
  • Il faut noter l'extrême convivialité du groupe, avec des participants dans un esprit remarquable de respect de la cavité, et des consignes qui leur étaient données. C'était remarquable.
  • Certains souhaitent revenir plus tard, et prendront rendez-vous avec la club.
  • Ce fut une très bonne journée, où tout le monde s'est embrassé au moment du départ. J'aimerai en avoir beaucoup comme cela !

mercredi 1 juin 2011

Sortie travail du dimanche 15 mai au Lauzinas

Compte-rendu de la sortie travail du dimanche 15 mai au Lauzinas:

Rédacteur de la fiche: Patrick CABROL

Participants:

Patrick CABROL
Didier LE GOFF - Spéléo-club AIRBUS - Président du Club.
Claude JEANNE-ROSE - S.C AIRBUS
Éric MIMMARD - S.C AIRBUS
Didier VALES - S.C AIRBUS
Matthies GRIMAUD - S.C AIRBUS
Emmanuel LAROCHE - S.C AIRBUS
Stéphanie LABY - S.C AIRBUS
Jean Marc APERS - S.C. AIRBUS
Michel BERNARD - Groupe Spéléo TOULOUSE
Pascal GUILLOT - S.C AIRBUS
Laurent GRIMAUD - S.C AIRBUS
Eliott GRIMAUD - S.C AIRBUS
Michel SOUVERVILLE - S.C AIRBUS
Bénédicte FEUOLLI - S.C AIRBUS

Temps passé sous terre: 8h30

But: Nettoyer le Trou de la Vigne de tous les vestiges des premières explorations et installations. Visite de la cavité: circuit Lac Vert.

Travail réalisé:

Nous avons mis en place une série de postes de travail dans la descente du Trou de la Vigne, jusqu'à la plate-forme en béton. Didier LE GOFF avait pris le matériel (cordes, poulie-bloqueur) à Airbus. Au fur et à mesure de notre descente, il laissait à chaque poste le matériel correspondant. Merci Didier.

  • Les équipes supérieures ont commencé par nettoyer le pied de la première échelle, en sortant tous les morceaux d'ourdis plastique et planches en bois (au trois quart pourries).
  • Didier est venu avec moi au poste de démontage de la plate-forme construite avec Claude, vers 1973. Presque 30 ans après, j'ai eu de belles surprises:
- le bois tenait encore bien le coup, même s'il valait mieux changer d'horizon : je me sens mieux sur le béton ! Les planches étaient encore bien solidement fixées, et le pied de biche, assorti d'une bonne masse ont été les bienvenus. Seuls quelques clous qui réunissaient les deux couches croisées de planches étaient cassants.

- j'ai voulu défaire deux {écrous-boulons}, ils ont facilement lâché, et finalement j'ai pu les dévisser sans grosse difficulté. Ils sont très peu abîmés et pourraient presque resservir !

- les ferrailles sont dans un état de conservation telles qu'elles auraient pu encore rester en place un moment, même si je me sens beaucoup plus en sécurité sur le béton. Elles présentaient quelques traces, ou plaques d'usures qui ne semblaient pas remettre en cause la sécurité, même si l'opération de tout changer apporte un grand confort, et une très bonne sécurité.
  • Pour démonter tout le bois, j'ai passé près de 2 heures, coincé par la nouvelle plate-forme située au-dessus, et couché dans un lit d'argile type savon noir ! Le bonhomme étant relié à la vie par deux assurances : l'échelle métallique, et la corde qui descend à l'étage en dessous !
  • Je suis ressorti de là, comme après les désobstructions que nous faisions au Trou de la Vigne, en 1970, ou bien le jour de l'opération pompier ! un bloc d'argile gluante, infâme avec tous les orifice bouchés (nez, oreilles, yeux, lèvres...) l'argile est rentrée dans le casque, les bottes, et même atteint les sous-vêtements à travers la combinaison, et l'intérieur des gants et des bottes !... peut-être que toute la plate-forme devait sa solidité à la présence de l'argile !
  • Il fut donc difficile de sortir les planches, dont certaines étaient entrées en force, les deux couches perpendiculaires étaient reliées par de nombreux clous qui rendaient les deux couches bien solidaires. avec deux pieds de biche et une bonne masse, qui est allée faire un séjour sur la plate-forme du dessous, il fut possible de défaire peu à peu ce puzzle, dont on ne voyait plus les dessins ! Une fois défaite, je passais les planches à Didier, qui les découpait à la scie, avant de les mettre dans des kits, pour rejoindre la surface avec la chaîne d'ascenseur.
  • Après tous ces efforts, la totalité du bois de la 1ère plate-forme est posée en tas au bord de la piste, où nous laissons les voitures. Il y en a le volume d'une petite remorque. Qu'en fait-on ?
  • J'ai ensuite commencé à m'attaquer aux cornières, et tout ce qui est métallique. Du coup, je n'avais plus beaucoup d'assurance pour me poser, puisque toutes les planches étaient remontées en surface. Je me suis donc mis à cheval sur une des poutres métalliques. Je dois bien avouer que j'ai perdu mon agilité des années 70 avec Claude, et que je regrette l'époque de l'escarpolette qui nous avait permis de monter tout cela.
  • Vidé de tout, le puits situé en dessous est très beau et impressionnant. Je ne me souvenais plus de cela. De même, l'ex chatière située entre les deux rochers (où certains avaient du mal à passer !), est réapparue dans toute sa splendeur. Je préfère les échelles d'aujourd'hui !
  • En fin de compte, pour des raisons de fatigue et d'horaire, j'ai stoppé les travaux après avoir enlevé les deux cornières les plus simples, et les plus courtes. Cela faisait plus de deux heures que nous étions là.
  • Pour la suite des travaux ce sera plus compliqué, car il va falloir s'assurer en plein vide avec la plate-forme du dessus qui gêne la mise en place des cordes. De plus, il va falloir sans doute scier toutes les cornières et ferrailles, car il sera impossible de les sortir facilement de leur "piège". Elles sont lourdes pour certaines et il faudra les soutenir. Voilà une bonne séance pleine de joie devant nous ! Je pense que depuis le début des travaux au Lauzinas, c'est la partie la plus délicate, et qui est la plus difficile à faire.
  • Pour une prochaine sortie, Didier LE GOFF est d'accord de prendre ma place acrobatique. Je la lui laisse avec grand plaisir, je passerai cette fois-ci au-dessus de la plate-forme ! (il faudra être deux)
  • Au bout de plus de deux heures de travail, j'ai décidé de stopper là tous les travaux, et de continuer la descente du groupe. Nous sommes arrivés dans la Grande Salle, où nous avons mangé tous ensemble devant le Grande Colonne. Ceci nous a permis de continuer "léger" vers le Lac Vert.
  • Nous sommes donc partis avec le matériel photo et le perforateur. Nous avons placé les trois fers en U qui attendaient sur place depuis un an, sous la Salamandre... nous ne glissons plus. De même, j'ai percé un trou pour ajouter un goujon manquant, pour une déviation en bas du puits de 5 mètres de la Salamandre. C'est tellement glissant qu'on se demandait où on allait s'arrêter en bas de l'échelle !
  • Toute cette descente de la Salamandre est équipée en mélange de cordes et de câbles, car nous étions en rupture de cordes au club à ce moment là, et d'autres part, c'est l'endroit où nous étions venus avec les spéléos de Millau, avec 4 perforatrices. Malheureusement, une a bien fonctionné, et une autre à seulement mi-temps, quant aux deux autres, dont le scud du club.... ! Il faudra essayer de mettre tout homogène dans ce secteur, comme c'est le cas partout ailleurs dans la cavité. Certains spéléos n'aiment pas les câbles et préfèreraient des cordes.
  • La visite de la Galerie du Lac Vert s'est bien passée, mais il n'y avait presque plus d'eau devant l'Autel ; il n'y en avait plus du tout devant la massue. L'ensemble des gours était à moitié vide. Le Lac Vert était descendu de 30 cm par rapport au niveau maximum de la dernière fois. Les sapins d'argile étaient à sec.
  • Nous sommes ressortis fourbus, crottés mais enchantés de cette journée. Les spéléos d'AIRBUS se proposent de revenir rapidement pour continuer les travaux à Roquebleu, et Lauzinas en visitant d'autres galeries. Ils demandent maintenant de voir le Lac aux Échos.
  • Un grand merci au Spéléo-Club d'AIRBUS pour ce week-end de travail.


jeudi 18 novembre 2010

Sortie du samedi 13 novembre au Lauzinas

Guy étant indisponible pour cette sortie, c'est Patrick qui le remplace. Je remercie les accompagnateurs qui ont répondu à mon appel. Je constate que c'est toujours les mêmes qui donnent de leurs nouvelles.

En ce WE du 13 novembre, nous recevons le Spéléo-Club de TULLE. C'est pas la première fois qu'ils viennent chez nous, l'an dernier, ils sont venus aux Champignons, et c'est avec plaisir que nous les accueillons.

Nous avons parcouru le circuit classique qui nous mène au Lac Vert, et poussé jusqu'au Camp 1.

Bonne ambiance, sortie agréable.




TEXTE: Denis



Participants:

Accompagnateurs agréés:


Patrick CABROL: DREAL
Denis MATARIN: SCMNE

Spéléo-Club de TULLE:

Michel VERLHAC
Nicolas HORRE
Aline PINON
Anne Marie VERLHAC
Thierry JACQUOT
Alain CUGNERIH
Thierry MARCHAND

Une pensée pour Didier BOUE, qui n'a pas pu venir. Dommage.


DURÉE de la sortie: 6 h 30
























PHOTOS: SCMNE, dont une qui est censurée. Tu vois Michel, je tiens mes promesses.