lundi 23 novembre 2020

Du 24 au 29 octobre 2020 : camp d'automne

Rédacteurs : Patrick C. et Jean B.

Lieu : communes de Courniou et Saint-Pons de Thomières (34)

Après de belles avancées cet été et les promesses de nouvelles découvertes dans les grottes du Deux cents balles et du Portable, le camp prévu à l’automne devait être l’occasion de poursuivre nos efforts pour explorer, découvrir et topographier ces cavités.

Mais deux événements sont venus perturber ce programme. Ce fut d’abord l’annonce de restrictions sanitaires pour faire face à l’épidémie de Covid 19 qui a fait renoncer nombre de participants. Le deuxième événement a été plus heureux, car en milieu de camp, une belle petite première a permis de concrétiser des efforts engagés depuis plusieurs années.

Comme à chaque camp, c’est Patrick qui s’est chargé de l’intendance, avec cette année en prime les approvisionnements nécessaires à la désinfection et aux mesures barrières anti-contamination.

 

Samedi 24 

Matin (Jean B, 3h) : Pendant que Patrick termine les courses à St Pons et la préparation de la semaine, Jean va faire de la prospection au sud de la Salesse. Il note et visite quelques trous potentiellement intéressants, dont un déjà remarqué cet été, et qui n'a rien de nouveau ... 

Après-midi (Pierre P, Patrick C, Jean B, 3h) : nous décidons de faire une après-midi de prospection entre Courniou et la vallée de Teussines en partant de la piste forestière. C’est ainsi que sont localisées les quatre très belles dolines de Teussines. Elles sont orientées Est-Ouest, dans le sens des couches géologiques.

Après un peu de prospection en surface dans cette zone, le groupe repart en voiture vers le col de Ste Colombe pour redescendre sur les Verreries de Moussans et Courniou. Jolie balade sous le soleil automnal ! C’est l’occasion d’une petite visite rapide aux deux dolines/effondrements des Verreries de Moussans apparues en fin 2018-début 2019.

 

Dimanche 25

Matin (Pierre P, Jean B, 3h) : visite de la galerie à droite de l’entrée du Portable, que nous avons commencé à ouvrir cet été (longueur environ 10-12m, en descente sur 6-7 m) elle reste à élargir ; puis travail de désobstruction au Dyson (galerie supérieure), une petite avancée mais rien de significatif. 

Après-midi (Patrick, Pierre, Jean, puis Pascal, 3h) : en prospection nous retrouvons de nombreux trous de blaireaux. Un site vu par Jean en 2016-2017, et revu par Eddie, André et Patrick en 2018.

Nous continuons alors les recherches dans un enchevêtrement de branches, de ronces et autres péripéties, qui nous font passer devant un très beau gîte de sanglier qui manifestement n’a pas été quitté depuis bien longtemps. Nous apprendrons le lendemain qu’effectivement un sanglier de 52Kg avait été tué juste à côté le matin même !

Mais ce que nous n’avions pas encore vu c’était ce qui se trouvait un petit peu plus bas …

Un petit trou de 5 à 10 cm de diamètre, dans la mousse, attire le regard de Patrick car une toile d’araignée semble bouger. La mousse enlevée permet de voir un orifice qui part en direction de la montagne au milieu de cailloux, plus ou moins enchâssés les uns sur les autres. Les trois copains se réunissent là et après un petit quart d’heure ont la chance de voir l’ouverture devenir très facilement pénétrable. Un coup de lampe nous permet d’apercevoir un loir qui fuit à quelques mètres devant nous au fond de la cavité …

Pierre pénètre le premier et aussitôt passée l’ouverture il se retrouve debout dans une jolie diaclase très propre de 2 à 3 mètres de large. Devant lui la « la galerie du loir » continue ; sous lui, la diaclase se pince et devient impénétrable. Elle mesure environ 6 à 7 mètres de profondeur. Pierre explore la galerie du loir remontante, mais malheureusement de ce côté-là aussi le passage devient trop étroit.

Les "Trois Blaireaux", entrée

Il ressort et Jean y va à son tour. Il confirme hélas les propos de Pierre. C’est beau, très propre, mais sans suite apparente facile. Il faudra peut-être revenir pour vérifier toute la cavité, particulièrement le sommet de la galerie du loir et peut être aussi un semblant de départ vers la gauche au niveau de l’entrée. Quant au fond, étroit, il demanderait pas mal de travail. Toute modeste que soit cette découverte nous sommes très heureux et décidons de la baptiser « La grotte des trois blaireaux » à suivre ….. ! La cavité et tellement propre que l’on peut faire l’aller et retour « en costume », sans se salir. C’est bien rare de trouver cela dans le St Ponais!

La grotte ou faille des Trois Blaireaux, offre 15 m de développement, environ 10 m de profondeur et des suites possibles en hauteur (Nord) ou vers le bas (Sud) à condition d’élargir la faille qui se resserre vers le bas.

Départ de Pierre à 18h pour arriver avant le couvre-feu… petit Covid oblige !

 

Lundi 26

Les nuages sont accrochés à la montagne. Il bruine. Le temps est triste ; nous allons un peu nous mouiller …

Matin (Patrick C, Pascal H, Jean B, 2h30) : Pascal nous rejoint pour la journée. Nous partons afin de tester une ancienne désobstruction. En réalité, après remué quelques cailloux, nous tombons sur de la bonne terre bien dense. Aujourd’hui le trou, si trou il a, est totalement colmaté. S’il y a eu du courant d’air, il a dû attraper un rhume ou le Covid car il a nez totalement bouché ! A midi nous plions bagage et on verra plus tard (et sans bruine !) la suite des recherches. Aujourd’hui le « ventre » du trou est bouché !…

Après-midi (Pascal H, Jean B, 3h) : Patrick part faire des courses et travaille au local pendant que Jean et Pascal se dirigent vers un autre chantier de désobstruction dans le Trou du Belvédère. C’est une entrée découverte il y a peu par Pascal, Sylvain et Matthias. Pas de souffle, mais 4-5 m de galerie pénétrable en plein massif (vers l’ouest). Nous avançons de quelques dizaines de centimètres : la galerie part légèrement en pente vers le bas, il faut mettre « au gabarit » pour travailler à l’aise.

 Pascal, dans le trou du Belvédère, appliquant la technique du creusement dite « de la pointe de la botte »

Mardi 27

Ce matin, Michel S et Jean-Marc A arrivent de Toulouse. Autour du café de 9h, nous commençons par faire le bilan des activités des premiers jours du camp et nous nous donnons quelques objectifs.

Matin (Patrick C, Michel S, Jean-Marc A, Jean B, 2h) : accompagnement de l’adjoint au maire de Courniou chargé de relever les capteurs de Radon (une douzaine) posés dans la grotte de La Fileuse de Verre (Devèze) il y a un peu plus de 4 mois : nous partageons les tâches, Patrick décroche les capteurs, Jean-Marc fournit les sachets, Jean les empaquète et l’adjoint de mairie François note les numéros, c’est une affaire rondement menée !

Les mesures confirmeront certainement les données du relevé précédent : la présence de radon naturel est normale dans un endroit confiné, mais ce gaz ne présente pas de danger pour les visiteurs ou les accompagnateurs.

Au cours de cette visite, nous observons un petit rhinolophe dans la salle en bas du grand escalier et un autre dans la galerie de sortie en haut. C’est encore peu mais nous sommes seulement au début de l’automne. Certains hivers, on peut trouver jusqu’à une quinzaine de petits et grands rhinolophes.

Après-midi (Michel S, Jean-Marc A, Jean B, 4h) : tentatives d’élargissement au Châtaignier. Quelques écailles de roche en moins, trois travailleurs au bord de la crise de nerf, et le passage qui résiste toujours.

 

Mercredi 28 

Matin (Michel S, Jean-Marc A, Jean B, 4h) : Michel et Jean-Marc souhaitant parfaire leur connaissance de tous les « trous » de la région, nous nous décidons pour une visite d’Anaïs. Jean en profite pour reprendre de zéro la topographie au Disto X2.

Anaïs, données brutes issues du Disto X2, projection isométrique avec le logiciel Visual Topo


Après-midi (Arnoult S, Michel S, Jean-Marc A, Jean B, 5h) : Le groupe va aujourd'hui tester une hypothèse dans une des cavités de la région. Michel avait noté depuis plusieurs années un passage souffleur dans un éboulis situé sous une salle. Ce trou n’était pas très engageant et personne n’osait trop imaginer quel bloc il fallait commencer à retirer sous peine de tout voir s’écrouler, tel un Mikado géant !

Une fois arrivés sur place, deux groupes se forment : Arnoult et Michel sous la salle, Jean-Marc et Jean dans la salle, 3 mètres environ au-dessus de l’autre groupe. Immédiatement le contact est établi, quelques blocs sont retirés, mais l’effondrement envisagé commence dans le boyau d’en dessous : Michel et Arnoult sont à l’abri, mais on risque de tout boucher, il faut décider, va-t-on passer par le haut au risque de boucher le passage du bas ?

Finalement, c’est par le haut que l’équipe décide de passer et que les blocs commencent à être retirés ; un passage se fait jour. Soudain c’est tout le sol, qui descend de quelques centimètres, en dessous plus possible de passer ! Les ardeurs se calment un peu et nous décidons de faire la chaîne tous les quatre pour alléger le poids de l’enchevêtrement de blocs.

Au bout de quelques minutes, le passage est suffisant pour laisser passer Jean. Il tombe dans une salle de bonne taille, aux parois couvertes de grands coups de gouges. Pas de passage évident au premier coup d’œil, mais Jean repère toutefois un petit trou dans le sol contre la paroi vers l’est.

Les copains se relaient, prudemment, pour aller visiter la salle. Conscients que le passage à peine ouvert pourrait se refermer derrière eux, ils décident dans un premier temps de laisser toujours un membre de l’équipe en arrière, au cas où …

Le temps avance, il est 17h30, nous décidons de nous donner encore une petite demi-heure. Pendant que Jean-Marc assure la sécurité et surveille la montre, Jean retire quelques blocs contre le mur de la nouvelle salle, Michel et Arnoult s’attaquent à un autre trou qui laisse entrevoir une suite dans le sol. Jean ouvre en premier « son » passage, mais déception, il n’avance que de quelques mètres. Ce sont Arnoult et Michel qui ont touchés le jackpot, la suite à l’air beaucoup plus évidente par là.

La "clé de voute", vue d'en dessous, elle tient ...
 

Encore quelques minutes et c’est Arnoult qui s’engage… « super, c’est énorme, génial », il commence à visiter la suite que nous appelions de nos vœux. « C’est 18h » nous dit alors Jean-Marc, mais pas question d’arrêter tout de suite, la visite commence, les possibilités sont importantes, …, tout heureux, mais raisonnables, nous nous décidons finalement à ressortir, et à revenir le lendemain ! 

Arnoult, sous de belles draperies

 Le deuxième passage dans les blocs du sol donne sur un réseau estimé d’abord à au moins 150 m, s’étendant vers l’Est, entre parois de schistes  et de calcaires. 

Jeudi 29

Journée complète (Arnoult, Michel, Jean-Marc, Jean, 8h) : aujourd’hui, évidemment, c’est la suite de l’exploration du nouveau réseau découvert la veille. De nombreuses possibilités sont fouillées, vers le haut, le bas et vers l’est. Jean a pris son matériel de topographie : 220 m de galeries nouvelles sont notées.

Jean, Disto X2 et smartphone en main

Il y avait un doute la veille, maintenant c’est sûr, nous ne sommes pas les premiers ! Des traces anciennes (empreinte de chaussures type Pataugas, restes de lampe à carbure) sont découvertes. Pourtant nous sommes au moins sûrs d’être les premiers à emprunter le passage ouvert la veille. Cela veut dire que nos prédécesseurs sont venus d’ailleurs, mais impossible de déterminer par où ils sont passés avec certitude.

La suite de l'exploration nous permet d'établir des jonctions avec des parties déjà connues de cette cavité. C'est sans doute par là qu'ils sont passés dans le temps, mais les passages se sont refermés depuis; à moins qu'il n'y ait une suite inconnue encore ?

C'est la fin du camp.

Le nouveau confinement nous oblige à interrompre nos explorations. Chacun repart dans ses pénates, non sans se dire : on reviendra !!

Michel, Jean-Marc, Jean, Arnoult

Bibliothèque du SCMNE

Avant son départ du camp, Arnoult fait don au club de deux ouvrages qu’il a écrits. Grand merci à lui, voici une lecture qui tombe à point en cette période de confinement !

1992 – Arnoult Seveau et Luc-Henri Fage - La mémoire de brumes – Traversée interdite chez les Papous de Nouvelle-Guinée (site leslibraires.fr)

2016 – Arnoult Seveau – Roger, une vie de berger entre Durance et Luberon (Les mémoires de Roger Jouve, lien)

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

dimanche 25 octobre 2020

Mercredi 07 octobre : Dans le sous-sol du collège de St-Pons

Rédacteur : matthias 
Localisation : grotte de pondérach (st-pons)
Participants  : 8 : Matthias, le Principal et 6 profs du collège de St-Pons
But : Découverte du milieu souterrain pour les profs du collège situé juste au dessus de la grotte !
Durée : 1h sous terre
 
description : Profitant de l'arrivé d'un nouveau chef d'établissement curieux au collège de Saint-Pons-de-thomières, j'ai proposé une nouvelle fois aux différents collègues profs de venir visiter la grotte de pondérach qu'ils ont l'habitude de côtoyer de près sans même le savoir quand ils viennent chaque jour travailler au collège situé juste au dessus de l'entrée principale.
C'est armé seulement d'un casque que l'on est tous entré pour une courte visite des premiers hectomètres de la grotte. Tous les participants n'étaient pas trop rassurés d'aller sous terre à cause des clichés habituels sur les dangers et les divers désagréments véhiculés par l'imaginaire collectif mais, la curiosité et les témoignages des précédents visiteurs enchantés auront été par bonheur les plus forts.
Dès le premier carrefour quand on rejoint l'actif (à sec en cette période) les novices du jour ont étés subjugués par la grandeurs et la beauté des lieux qui dépassaient largement ce qu'ils avaient imaginés.
Rassurés par la progression debout et les pieds au sec, nous avont cheminé tranquilement vers l'amont jusqu'au rocher qui chante. Les quelques commentaires classiques ont rapidement appelés de nombreuses questions des différents participants tout contents d'en connaitre davantage sur ce milieu si peu connu mais tant digne d'intérêts.
De plus en plus confiants avec une belle entraide dans l'équipe, tout le monde tente de franchir pour le plaisir et avec succès les étroitures du rocher qui chante, en effet, voulant garder les pieds secs, on aura tôt fait de faire demi-tour. Au moment de quitter le ruisseau principal, tout le monde a été étonné de la rapidité du retour (signe d'une belle progression dans la capacité à se déplacer sur sol rocheux accidenté). La lumière du jour sera néanmoins accueillie avec joie car pour une première expérience dans une cavité non aménagée, il ne faut pas que se soit trop long pour des personnes pas trop à leur aise.
Je tiens donc à féliciter vivement tous les participants qui ont su dépasser leurs diverses peurs et angoisses. Ils ont été très heureux de cette expérience même si ils ne sont pas prêts à retourner sous terre tous les weekend.

vendredi 9 octobre 2020

Dimanche 4 octobre : petite sortie dans une grotte-mine

Rédacteur : matthias 
Localisation : lodévois 
Participants  : 2, Matthias et Isabelle 
But : exploration et photos dans un site d'exception
Durée : 3h30 sous terre


 compte rendu :

Il y a presque un an de ça, j'étais déjà venu avec Alain et Martine visiter cette étrange mine antique qui derrière son aspect austère nous offre de singulière décorations à base d'aragonite et d'oxydes métalliques.

On revient avec Isabelle sur le site mais cette fois, on a apporté un volumineux kit contenant un matelas pneumatique, des rames et surtout deux gilets de sauvetage afin de prolonger l'exploration.


à peine entrés, on découvre des kits vides abandonnés. Nous ne seront pas seuls sous terre ... en effet, dix minutes plus tard, on croise une équipe de 3 collègues montpelliérains dont deux ne me sont pas inconnus.

Un rapide tour des lieux permet à Isabelle de se faire une idée du labyrinthe organisé autour des salles principales. On gonfle ensuite notre radeau pour faire un petit tour sur le plan d'eau.

On prendra enfin une petite heure pour faire un grand nombre de photos très abstraites grâce aux surprenantes coulées bigarrées.

On ressort tout secs quand les montpelliérains essorent leurs combi (ils ont fait le choix du néoprène plutôt que du bateau) un agréable rayon de soleil vient, par dessous les nuages, égayer la fin d'un weekend bien gris.


Samedi 3 octobre : recherche et exploration d'un ancien trou exploré par le SCBAM il y a de nombreuses années

 

Rédacteur : matthias
Localisation : saint-ponais
Participants  : 2, Matthias et Isabelle 
But : recherche d'une cavité + explo 
Durée : 3h sous terre

 compte rendu :

à la recherche d'une seconde entrée ouverte par le club de Bézier pour le confort mais jamais localisée avec précision, il aura fallu bartasser méthodiquement près d'une heure pour enfin trouver une petite ouverture d'une dizaine de centimètre qui souffle un air lourd.

On enlève les quelques pierres qui bouchent l'entrée et on pénètre enfin dans la partie amont de la cavité sans avoir à se farcir les galeries étroites faisant la jonction avec l'aval.

Au pied du puits d'entrée, c'est plusieurs salamandres qui nous accueillent dont une tellement petite qu'elle doit être passé au stade adulte depuis très peu de temps !

On visite les trois branches de cette partie de la cavité sans trop de difficultés (une seule corde nous suffira). On parcourt aussi environ 50m de galeries déjà explorées mais non dessinées sur la topo.

Pendant qu'Isabelle remonte à la corde, je découvre par hasard un petit ver transparent sur la paroi. Clic-Clac, je sors l'appareil photo pour immortaliser cette rencontre insolite. Peut-être des spécialistes pourront nous éclaircir sur son identité. Il y a aussi quelques fils de soie à quelques cm de lui : serait-ce un piège tendu par une araignée ou bien c'est le ver lui même qui produit les soies ? le mystère reste entier pour les néophytes que nous sommes en la matière.

1cm de long et moins d'1mm de large, difficile de le repérer avec sa livrée translucide !
à quelques mètres de là, de nouveaux fils de soies sont tendus en rideaux serrés. certains se collent et forment des boucles qui ne sont pas sans me rappeler certain bâtonnets de gour ! là encore, je ne trouve pas l'hypothétique araignée dans les parages mais je n'observe pas plus de vers. Le mystère demeure.

Dans la galerie des aragonites, petites déception, elles sont toutes très sèches malgré l'entrée soigneusement bouchée, cette partie haute de la cavité très proche de la surface est vraiment sèche et poussiéreuse. Les canicules et le manque de pluie croissant année après année ne risque pas de ressusciter les nombreux "bouquets fanés", ainsi sont les dures lois de la nature.

Pour finir, je franchis seul deux étroitures verticales forts étroites pour aboutir au siphon amont. Le niveau d'eau est satisfaisant pour la saison mais pour trouver un plongeur volontaire, il faudra peut-être encore attendre 30 ans ...

Même si on n'a pas forcément envie d'y revenir la semaine suivante, on n'oubliera pas en sortant de prendre les coordonnées GPS de cette entrée artificielle afin de les communiquer aux inventeurs avant de soigneusement la reboucher.