mercredi 25 septembre 2024

SORTIE EXPLORATION – LE LAC DES TROIS – Le 22 septembre 2024

 

Rédacteur : Pascal
Participants : Julien et Pascal (SCMNE). Romain (SRSASR). Mika (A.M.E.S).
But : Explorer le lac final après la fin de galerie aval.
Localisation : « Grotte de La Croix » – COURNIOU.
TPST : 5 heures
 
 Lien vidéo :

- Je suis chaud ! m’avait dit Romain au local.

- Ok !

Donc c’est parti pour le lac !

Ce n’est pas d’hier que l’idée et l’envie d’aller voir ce qu’il y a en bout du lac final de la grotte de La Croix m’agitent une zone du cerveau… Il faut savoir que le lac parcourt autant la partie amont qu’aval : c’est un lac gigantesque tout en longueur et la zone que nous allons "visiter" ne l’a certainement jamais été… Et Claude R. m’avait un jour dit que derrière se trouvait probablement quelque chose de grand, ou peut-être pas… Dans le pire des cas, nous trouverions quelques passages jusqu’au trou Eddie… Alors ? Ben faut quelques porteurs pour acheminer le matos jusqu’au lac ; il faut gravir un ressaut merdique ; pas haut, mais vertical et très glissant avec presque aucune prise, ensuite, crapahuter une cheminée étroite et descendre le puits final d’une dizaine de mètres ou un chouia de plus... -plutôt un pentu, mais glissant comme une piste de patinage.

Romain nous fait une jolie lunule au perfo pour rajouter une déviation dans le pentu et améliorons quelques ancrages.

Mika, de l’A.M.E.S, sera présent, mais ne se jettera pas à l’eau, ni non plus Julien du club. Nous serons deux à rentrer dans le lac ; Romain du SRSASR et moi.

De l’entrée jusqu’au final de la galerie, la marche d’approche est relativement rapide ; nous atteignons vite le terminus -en apparence ; car au-dessus du ressaut se trouve le départ de la cheminée qui aboute sur le périnée ; une espèce de plateforme entre cette dernière et le puits/pentu. Puis une fois en bas c’est la petite étroiture de boue et le Lac...

L’eau est descendue ces derniers temps…

La salle où nous nous changeons est assez volumineuse et j’en chie sa race pour enfiler mon néoprène : Julien est obligé de m’aider. Pour la petite anecdote, alors que j’étais seul chez moi, le jour ou je l’essaie, impossible de l’enlever, même avec un manche à balai, au niveau de l’épaule, en mode « démonte-pneu » : impossible. Je me jette sous la douche ; eau chaude, là aussi macache, rien à faire ! Je me sens tout à coup comme un gros gland ! Imagine, je sors de chez moi, appelle le voisin qui se trouve avec sa copine, -on rit pas hein ! Tu parles… El le type en train de m’éplucher devant chez lui, dans la rue… Bref, à peine le temps de mettre en marche ma GoPro que Romain se jette à l’eau genre méthode canyoning ;  "d’ailleurs on sent que le mec a l’habitude…". Perso je suis genre plus mou pour me mettre à l’eau. En plus j’ai ma cam dans une main et la torche dans l’autre… puis arrive l’endroit où soudain je perds pied ; le trou, plouf je m’enfonce, c’est profond, même complètement sous la flotte je ne touche pas le fond, et là, c'est la galère pour remonter rapidement, car je ne peux pas lâcher la Gopro… Je mouline comme ce n’est pas possible pour remonter à la surface… Et je reprends la nage en direction de Romain en effectuant une brasse comme je peux ; en plus je ne voulais pas immerger ma cam car l’écran arrière s’était pété suite à un ramping à La Caunette. Je me rends compte que si nous arrivons au terminus du lac c'est parce que les eaux depuis quelque temps étaient descendues, sinon cela aurait été compliqué, voire impossible.

Nous explorons un peu de partout. Là où l’on pense que se trouve le siphon, en fin de lac, Romain se maintient mains contre la paroi pendant qu’il passe le maxi de son corps par en dessous, et ça part… Quant au visuel l’eau est trouble par la boue que nous avons soulevée et on ne voit rien avec la caméra…

Alors que je m’enquille dans une bifurcation en direction de l’amont, Romain, en parallèle d’où je suis, arrive à jonctionner avec la partie du lac où nous avons escaladé le ressaut puis la cheminée. Chouette trouvaille, car à l’avenir, pour retourner explorer le lac, nous pourrons passer par ce passage sans avoir à remonter et descendre tout le matos… si le niveau de l’eau nous le permet !

On observe quelques groupes d’aragonites dans les plafonds.

Romain trouvera deux ampoules/flash des années 60’s ou 70’s attrapées dans un recoin rocheux du lac où elles flottaient là depuis des décennies…

Après quelques aller-retour dans le lac, nous décidons de ressortir où nous attendent sagement sur la berge Julien et Mika.

Plus qu’à retirer ce satané néoprène que Mika m’aide à enlever ; enlever non, il me l’arrache !

Romain lui n’a pas envie de la quitter, juste il sort de son chapeau de magicien un truc du genre pantalon de la voirie orange fluo qui crève les yeux et bardé de trucs réfléchissants, qu’il enfile par-dessus sa néo pour pas la râper lors de la remontée...

Mon kit est encore plus lourd qu’à l’aller ; la combi mouillée pèse un âne mort !

Une fois au local, blablabla, la bière coule, de la bonne bien relevée… puis des chips, du saucisson, une pizza, tout ce qui est bon pour le cholestérol ! Mais on s’en fout…


Bien plus tard sur WhatsApp...

- Romain, peux-tu me donner tes impressions en 3 mots pour le siphon ; comment as-tu senti l'entrée du siphon : grande ? Serait-ce un conduit ou juste un bas de paroi à franchir ?

- Pour moi l'entrée du siphon fait environ 1m de large, le plafond est environ 50 cm sous l'eau, au vu de la grotte je pense plus à une paroi à franchir mais c'est incertain. Tu peux rapporter les ampoules de flash qu'on a trouvées dans le lac.

 

 



 

Oh, des ampoules flash vintages !

Autre modèle...

Le ressaut

Quand le niveau des eaux montera, euh...

Mika remonte le puits final

Ah les mecs du canyoning !!!


On sonde les parois...


Julien et la montée du ressaut

Romain qui prépare la déviation

Déviation sur lunule

Là, le siphon !!!

 
[Merci à Mika de s’être déplacé depuis Narbonne et à Romain pour cette première !]

Il me tarde… le passage du siphon ! Ben oui, il va bien falloir y aller, non? Je suis dans l’étude du projet : TATATANNNN !!!!

PS : Ma Gopro a bien pris l'eau malgré le plastique qui l'entourait un peu -la vitre arrière s’était brisée lors d'une précédente sortie, et ben de retour chez moi, batterie enlevée et séchée, j'ai mis un bon coup de sèche cheveux dans et autour de la Cam et elle a par la suite démarré sans aucun problème : pas à dire ; les GoPro c'est du solide !


mercredi 18 septembre 2024

Weekend des 14 et 15 septembre : rassemblement caussenard

Rédacteur : matthias
Localisation : Arre (gard)
Participants : 2 Matthias et isabelle
But : rencontres, conférences, spéléo ...
Durée : 7h + 6.5h sous terre

monumentale est un adjectif qui convient bien à la grotte des Calles !
 
Compte rendu :

Après la rentrée des classes, c'est la rentrée spéléo avec le traditionnel caussenard qui a tenu ses promesses grâce à une organisation parfaitement millimétrée. Dès le vendredi soir les spéléos de l’Hérault, du Gard et des quatre coins de la France étaient présents en nombre. La météo, les repas, les projections, les stands de matériel, les cavités proposées … tous les publics auront étés comblés par la qualité dans chaque domaine. Un caussenard à marquer d'une pierre blanche. Merci à toute l'équipe des bénévoles qui se sont mobilisés sans compter durant une semaine complète pour que ces deux jours soient une fête mettant la spéléo à l'honneur.

l'emblème de ce caussenard : "le phare"
 

Le plafond comme les murs ont étés décorés patiemment par Dame Nature

arrivée dans les très grands volumes


Qui a fait tomber le seau de peinture ? ces marnes violettes sont du plus bel effet !

évent de Brun

Les araignées de pousselière ont des cousines

plafond onirique
 

lundi 16 septembre 2024

Sortie 14 septembre 2024 – Initiation – Grotte de « La Croix ».

 

Rédacteur : Pascal
Participants : 3 : Loïc et Pascal (SCMNE) et Fred en Initiation.
Région : Courniou – Grotte de La Croix.
But : Initiation
TPST : +- 5 Heures
 
 
Je ne devais pas venir, mais comme il s’agissait d’une initiation, je préférai accompagner Loïc car je ne connaissais pas Fred et je n’avais aucune idée quant à ses dispositions physiques même si Loïc m’avait dit qu’il était sportif… Courir un trail de 12 km c’est une chose, remonter un puits de 10/15 mètres sans connaître ce qu’est une remontée au Croll/poignée… Bref, j’amène avec moi une préhistorique échelle souple au cas…

Loïc équipe les petits puits d’entrée, descend en premier et je reste en haut pour expliquer à Fred le maniement du descendeur et les protocoles de sécurité : il comprend vite. Il descend sans problème et nous nous dirigeons au fond de l’aval...

A partir du ressaut vertical et glissant comme du verglas, nous expliquons à Fred comment se servir de la pédale. Loïc monte les quelques mètres et s’assoit près des ancrages. Fred suit. Je lui montre comment faire, au début il a du mal à coordonner ses mouvements Croll-Jambe-Poignée, puis rapidement, au bout de deux ou trois minutes, en lui expliquant comment se coller à la paroi et comment se reposer sur le Croll, il choppe le coup et fini par arriver en haut. A présent la cheminée nous attend ; un peu galère avec les Kits…

On se cale entre la cheminée et le puits.

Équipement du puits/pentu final, et nous descendons…

Nous avons presque plus rien à montrer à Fred sinon comment et vers où se diriger pour que la corde ne frotte pas sur l’arrête plus bas, et nous nous retrouvons tous au fond…

Sur la droite ; petit passage étroit et boueux et nous sommes arrivés devant le lac. La couleur de l’eau est magnifique ; surtout lorsque je mets ma Fenix sous l’eau. Féerique par moment…

Nous restons là, assis au bord du lac, à discuter de ce qu’il pourrait y avoir quelque part là bas derrière… Nous décidons qu’il faudra revenir pour traverser le lac car aujourd’hui l’eau est froide, et surtout, nous n’avons aucune néoprène. Puis c'est un peu profond et long…

Mais ça va se faire !

La remontée ne pose pratiquement aucun souci à Fred et une fois arrivés au carrefour on fonce vers la partie amont et je propose à Fred une traversée initiatique du boyau : un truc assez serré, en parallèle à la galerie principale, et qui donne dans la salle des « clowns » (Voir ancienne sortie 2023). Première tentative ; ça coince… à la deuxième ça passe ; il est content, nous aussi ! Il a son diplôme « Lombric » !

On ressort, la marche d’approche est courte et donc nous retournons rapidement aux caisses. On se change ; moment le plus pourri des spéléos.

Retour au local et…

Évidemment : Bières !!!

 

Fred...

Le Lac (La photo est trompeuse ; c'est grand !)



Fred dans le boyau "initiatique". Plus loin la salle des "clowns".

 

dimanche 1 septembre 2024

Samedi 31 août 2024 - Sortie spéléo à Courniou

Rédacteur : Maïwenn
Participants : Cléa et Maïwenn
Lieu : Grotte de la Croix
Durée : 4h00


Avec la saison touristique touchant à sa fin et profitant d'un jour de congé commun, Cléa et moi décidons de partir à l'aventure dans l'une des magnifiques grottes de notre commune.

Après réflexion, notre choix se porte sur la grotte de la Croix. Cléa avait déjà exploré la partie amont avec Pascal lors d'une précédente sortie, tandis que j'avais eu l'occasion de découvrir brièvement la partie aval en son absence, alors qu'elle était en stage à Majorque.
N'ayant pas les clés du local, nous contactons Anaïs et Denis pour savoir si nous pouvons les récupérer. Une fois les clés en main et après avoir fait quelques courses, nous nous rendons au local pour déjeuner rapidement et nous équiper.

Après avoir marché jusqu’à l’entrée de la grotte, nous sommes immédiatement assaillis par des insectes. C'est alors que je me rends compte que j'ai oublié mes gants dans la voiture… Je retourne donc les chercher, et une fois cet oubli réparé, nous pouvons enfin entamer notre exploration ! C'est notre première véritable sortie en autonomie, où nous devons nous charger de l'équipement. Ayant été parfaitement formés par Pascal, nous nous équipons avec efficacité et pénétrons dans la grotte. Cléa, ayant quelques souvenirs flous de la dernière visite, s'appuie sur mes indications pour se remémorer les lieux. Nous décidons ensuite de nous aventurer dans la partie aval.

Là, nous découvrons de superbes lacs souterrains, que nous photographions abondamment. L'exploration nous conduit également à travers un passage particulièrement étroit, que nous franchissons avec patience et détermination.

Bien que cette sortie ait été riche en découvertes, il nous reste encore des zones à explorer. Une nouvelle visite s'impose.






mercredi 28 août 2024

Sortie 26 août 2024 – Grotte de la Caunette

 
Rédacteur : Pascal
Participants : : SCMNE : Anaïs (Présidente), Julien, Romélia, Daniel, Sébastien, Pascal. AMES : Claude (Président), Henri, Mika et Charlotte.
Région : La Caunette est située dans le sud-ouest du département de l'Hérault et la région Occitanie.
But : Se faire une petite sortie sympa interclubs avec nos voisins de l’ AMES (Association Minervoise d’Exploration Spéléologique).
TPST : 5 heures
 
 Lien vidéo
 
Grotte de La Caunette 
En cette journée bien chauffée du mois d’août où tout la haut le soleil s’éclatait !
 
Invités par Claude et après qu’Anaïs ait concocté la sortie avec lui ; c’est le départ : Anaïs, Julien et mézigue on se donne RDV chez notre comptable Sébastien, et après le café, nous partons en direction du domaine de Claude dans le Minervois où doivent nous rejoindre également Romélia et Daniel...

Une fois tous arrivés chez Claude, après les saluts, bisous et re-cafés, nous décollons et nous nous suivons jusqu'au village de la Caunette où nous garons nos véhicules sur le parking de l'Ormeau...

La grotte se situe pas loin, la marche d’approche est relativement tranquille.

Bah, normalement il devrait ne pas y avoir beaucoup d’eau, pi les voûtes mouillantes ont été agrandies ; qu’il nous avait dit Claude le Prési de l’AMES… Mouais, ben c’est à notre Prési Anaïs qu’il faut lui demander et qui adore l’eau souterraine ! Bon ok, elle n’était pas gelée, c’est déjà ça !

Au carrefour, Henri, lui, bifurque vers une autre partie du réseau...

Quel parcours pour parvenir à cette salle des « fistuleuses » ! tu passes ton temps à faire gaffe à ne pas te péter un os tellement ça glisse de partout, tu crapahutes dos courbé, patauges dans des eaux boueuses où le deviennent à force de passages, tu rampes dans des boyaux étroits et comment non, l’eau est souvent là, bref, un petit parcours bien spéléo… Alors tu avances, avances, avances, en te demandant quand est-ce qu’on va arriver à cette fameuse salle des fistuleuses promise par Claude et qui au fur et à mesure que l'on avance devient l’Arlésienne dans ta tête… Par épisode, lorsqu’on peut se placer dans un secteur « confort » ; Claude nous explique la genèse de cette grotte et des explos qui ont permis sa découverte. Petite pause barres de céréales et cacahuètes (n’est-ce pas Daniel ! Il m’en a donné quelques unes (cacahuètes) ; fan des p* , elles m’ont refilé une toux que j’avais l’impression d’avoir choppé le Covid, je n'arrêterai plus de tousser jusqu'à la salle !) -Puis dernier crapahutage dans les hauteurs pour enfin arriver au terme du parcours, là où se trouve enfin la salle des fistus ! Boah, effectivement, c’est chouette ! Ces fistuleuses sont extrêmement jolies (voir photos) et nous restons un petit moment en mode contemplation…

Puis faut pas oublier que nous sommes encore imbibés d’eau, que nous n’avons pas d’affaires de rechange et le froid commence à nous saisir… Il est temps de ressortir et aussi repasser par le purgatoire des étroitures et des eaux… Mais bon, Claude, on te pardonne parce que : la salle des fistuleuses, hein !

Le soleil nous engloutit dès que nous mettons les pieds dehors ; c’est trop bon !

On se change aux voitures, en plein parking, et nous partons chez Claude pour un petit repas/apéro ! Et là, je reste choqué : Notre Président de l’AMES, excellent vigneron, s’est mis à l’eau pendant une semaine ! DE L’EAU ! Putain oui je suis choqué !

Photos : Daniel. B.

Romélia, Mika, Anaïs, Charlotte...



Julien, Anaïs, Romélia, Pascal et Claude...

Charlotte en pleine narcose contemplative

Claude et Charlotte

Une partie des fistus !


(Vidéo) Charlotte en mode triton...

Ah, j’oubliais : un squelette de félin, probablement un lynx, calcifié, repose dans une petite alcôve naturelle ; tout le monde se demandait comment il avait pu arriver là ! Donc nous nous sommes tous imaginés, quelque part autour de nous, une galerie obstruée et qui donnerait sur le dehors... Car il a bien fallu que l'animal arrive jusqu'ici et c'est loin de l'entrée, très loin même...

 



jeudi 22 août 2024

SORTIE AIGUEFONDE – GROTTE DE LACALM - 18 AOÛT 2024

Rédacteur : Pascal (SCMNE)
Participants : 1 - Pascal
Région : Aiguefonde
But : Revoir dans la grotte de Lacalm un passage ouvert par Thomas et Pascal il y a 1 an.
TPST : 1 heure
 
 
 Lien vidéo
 
Je n’avais rien à faire ce jour, je n’avais pas envie non plus de m’attaquer à un gros truc, mais une petite démangeaison pour aller sous terre… alors je me suis dit : pourquoi ne pas retourner à Lacalm et revisiter la conduite forcée dans laquelle nous avions Thomas et moi ouvert un passage ?

C’est le retour à la grotte de Lacalm…

Le passage que je vise se trouve juste à l’entrée, c’est une ancienne conduite forcée mais qui part sur de l’aval… Évidemment, il y a longtemps que l’idée me tarabuste le coco pour essayer de rejoindre la résurgence ; celle qui alimente le lavoir 150 mètres plus bas… La conduite forcée va dans le sens du Lavoir, pénètre la grande barre de calcaire… Et si en vrai ça se foutait le camp plus vers la gauche ? Et est-ce pénétrable ?

Je commence à rentrer dans la conduite ; c’est étroit mais rien d’affolant, puis faut s’enquiller dans un autre passage que Thomas et moi avions ouvert il y a quelques temps de cela ; c’est sur la gauche et en pente. Nouvelle galerie (?) que je descends sur le dos ; là c’est étroit… J'arrive à la chatière anciennement colmatée par la terre et les pierres et que nous avions également désobstrué. De plus en plus étroit ; à présent c’est un laminoir qui me mène à la trémie qui ne demande qu’à se vautrer par terre et me cabosser la tête (même avec le casque) ; mais bon suffit de rien toucher… à cet endroit un peu plus élevé, j’arrive à faire demi tour pour m’enquiller tête en avant dans le dernier tronçon qui donne sur une étroiture infranchissable en l'état. Le sol est recouvert de boue humide ; on pourrait facilement creuser ; sauf que : devant c’est un autre laminoir qui se présente, qui continue et que ; s'il ne demande qu’à être élargi, tout seul et vu la configuration des lieux, ce sera pour une autre fois, ou dans une autre vie…

Je ressors. Ce n’était pas long, mais je voulais me rendre compte des possibilités de suites… Pas de courant d’air notable non plus. Du calcaire de partout tout autour, le Courbas et les pluies qui creusent et érodent depuis des temps immémoriaux ; à réfléchir…


 

lundi 12 août 2024

SORTIE « PERTE DE LA RESSE » - 11 août 2024. TARN

 
Rédacteur : Pascal.
Participants : 2 : Loïc, Pascal – SCMNE
Région : Labruguière.
But : Sortie club. Faire connaître à Loïc le réseau « Jean Marie Coste » (Perte de La Resse).
TPST : 6 heures.
 
 Lien vidéo
 
 

RDV dans un petit village de la commune d’Aiguefonde.

Par une belle journée du mois d’août, patati et patata...

Loïc ne connaît pas la « perte de la Resse » ; un joli réseau dans le secteur du Reclot/Roumégas.

Une fois garés dans le renfoncement herbeux, nous sortons tout le matos que nous déposons au sol. Le réseau est linéaire, en tous les cas : la partie aval où nous allons, -donc, pas besoin de baudrier, etc.

Ensuite, nous parcourons un chemin aux grandes herbes cramées par le soleil jusqu’au garde à foin, puis ouvrons la clôture ( avec l’autorisation du proprio) pour traverser le champ jusqu’à l’entrée de la grotte au bas de la barre de calcaire face au ruisseau de la Resse.

Nous sommes obligés de désobstruer, comme à chaque fois, l’entrée qui a été en partie ensevelie par les blaireaux… L’entrée commence par un boyau étroit, très étroit…

C’est une grotte de parcours assez fatigant ; surtout sur le retour… Par contre, il y a des secteurs avec des passages d’une beauté à couper le souffle pour un réseau aussi jeune (Karst adolescent) ; comme le méandre tout blanc avec ses découpes dans le calcaire qui me donne l’envie de l’admirer en bavant pendant des heures… Et aussi la partie recouverte par les Oolithes ; ces concrétions étranges ! [https://www.cnrtl.fr/definition/oolithe].

Faut-il encore raconter le laminoir avec sa trentaine de mètres qu’il faut franchir en reptant dans l’eau ? Et comme des buses, nous n’avions même pas de polaires pour après ; juste un tee-shirt de rechange… (les polaires étant restés dans la voiture).

Nous avons exploré une jolie galerie perpendiculaire au méandre, mais qui se terminait au bout de 20 mètres.

Nous ne descendrons pas au réseau actif inférieur où le passage pour y accéder se trouve au terminus du méandre, au fond, difficile à localiser. C’est un micropuits étroit qui mène au « puits du crapaud ». Nous escaladons la calcite sur la gauche pour pouvoir continuer...

Tout va bien jusqu’au carrefour de « la salle des cierges » que nous verrons au retour... Ensuite c’est un cheminement dans une galerie tortueuse aux parois étroites et badigeonnées de boue sombre…

Nous arrivons à la galerie de la boue, immonde, qu’il faut traverser à quatre pattes… et nous avons de la chance, le premier tronçon est moins collant que d’hab ! Aussi, lorsque nous atteignons le « métrotito » t’as pas intérêt à te trimbaler de l’arthrose dans le dos, et si t’en as pas, t’inquiètes, la « galerie » va se charger de te calcifier les vertèbres jusqu’aux cervicales ! Traverser cette galerie est émotionnellement très schizo ; le plafond est tout simplement impossible ! Impossible, parce qu’une forme aussi plane sur une telle distance, n’aurait pas dû être créée par la nature (et pourtant) ! Ni même un ouvrier qualifié avec un matériel hyper sophistiqué, au laser, ne pourrait concevoir une planéité aussi parfaite ! Inconcevable ! Trop beau, trop top ! Et l’autre côté émotionnel, celui qui te fait haïr cette galerie interminable, c’est sa config ; tu ne peux pas tenir debout, et tu ne peux pas avancer à quatre pattes ou alors tu mettrais un jour entier à parcourir les deux cents mètres (?)(plus?) de cette galerie du « Métrotito ». Donc, tu avances le dos courbé, parfois à l’équerre, le cou tordu pour pouvoir zieuter où tu mets tes panards, avec les quadriceps en tension permanente… et tu n’en vois jamais la fin… Tu pestes comme un charretier et maudis tous les saints des cieux ! Et lorsque tu t’arrêtes pour souffler un peu, assis sur une des banquettes naturelles, mais comme dans le métro, tu remarques la beauté du plafond :

- Loïc t’as vu le plafond comme il est trop plat ? Comment c’est possible ?

- C’est vrai !

- Même un ouvrier ne pourrait faire ça ni aucune machine…

- Oui

- On continue ?

- Allez…

- Putain de sa mère de Métrotito...

En fait ; Dieu a créé la beauté des lieux, le Diable le parcourt, et Freud nous a ouvert les yeux sur nos contradictions de débilos ! : - Putain que je souffre, mais ça fait rien, j’en reveux ! Schizo quoi !

Bref, nous arrivons à la grande salle terminus dont le plafond n’arrête pas de s’effondrer. Nous soufflons un peu… Et nous nous posons des questions sur ces gros gours à moitié ensevelis par la terre, en aval de la salle ; il a bien fallu qu’un jour il y eût énormément de flotte pour qu’ils aient été concrétionnés, nous sommes d’accord, alors où partait l’eau ? Peut être qu’en bout de la salle il y a une galerie qui continue sous la montagne de blocs effondrés, mais comment enlever ces tonnes et ces tonnes de gravas gigantesques pour certains et voir ce qu’il y a dessous ?

Le retour par le « Métrotito » ne sera pas narré tant l’ignominie de nos paroles choquerait !


Nous nous arrêtons à la salle des cierges. Les concrétions ; toutes, sont maculées de boue jusqu’au plafond. Nous pouvons observer un goulot de bouteille en plastique inséré dans une stalactite ; comment est-ce possible d’autant que personne n’a pu le placer là, car trop haut ; cela voudrait dire qu’un jour la salle se trouvait inondée jusqu'à la gueule ? Elle n’est pourtant pas petite… Mais à quelle période ? Les bouteilles genre Contrex n’existent pas depuis 1000 ans… Et ce n’est pas un réseau, depuis sa découverte en 88, connu pour se noyer totalement ; mystère…

Lorsque nous sortons, la chaleur de l’été nous engloutit dans son haleine formidable ! Putain, que c’est bon !

Nous lavons nos affaires dans la cascatelle qui se trouve à 10 mètres de ma voiture, puis nous reprenons la route jusqu’à Calmon où nous attendent des Chips, de la Leffe et quelques autres encas… Nous avons mal de partout. La nuit va se passer sous Doliprane il me semble, en tous les cas, me concernant…

Métrotito, on t'a eu quand même !

 

Le Laminoir

Retour : sortie du laminoir

Le méandre blanc : magnifique !

Un ramping quelconque...

La très longue galerie de la boue...

Idem qu'au dessus !

L'infernal "Métrotito"

Après une petite explo dans les hauteurs...

Toujours le méandre blanc...

Sortie de Loïc après un dernier boyau constrictor...

 

 

Salle des cierges beaucoup plus grande que sur la photo)

 


[Photos tirées de la vidéo donc pas terribles]

[17/08/2024 - Notes en plus : La rivière se perd au niveau du méandre principal dans une perte qui se trouve sur le côté, à droite, au sol, en se dirigeant vers l'aval. Il y a quelques années cette perte se trouvait presque vers la fin du méandre, à gauche, ensuite elle a été bouchée avec des gros galets (ce sont des pertes rondes, creusées dans le calcaire blanc de la roche). Puis j'ai vu une nouvelle perte plus tard en retrait de celle que j'avais alors observée, et dernièrement une nouvelle perte encore plus en retrait et à droite cette fois-ci... (?). La salle des cierges peut être atteinte par le méandre (au niveau du micro puits qui amène au puits du crapaud et au réseau inférieur), cependant, une escalade (+- 10 mètres) verticale est nécessaire pour y parvenir. Une corde en fixe pourrait être placée pour atteindre la salle au jumar ; mais est-ce indispensable ? Bof... Non. Peut être pour s'amuser... Ce réseau devrait être à nouveau exploré car des "trouvailles" sont potentiellement possibles ; sans compter le réseau inférieur qui devrait nous mener à la résurgence de "Ensire" et donc ; quelques kilomètres à ajouter au déjà deux kilomètres de la Resse... Mais là, le taf pour y parvenir c'est du "Ethan Hunt"...]


 

mardi 23 juillet 2024

Sortie Four à Chaux - COURNIOU - Lundi 22 Juillet 2024

 Rédacteur : Maïwen
Participant : Cléa et Maïwenn
Lieu : Grotte du Four à Chaux
Durée : 4h30


Aujourd'hui, Cléa et moi avons profité d'un rare jour de congé commun pour partir en spéléologie. Avec nos emplois du temps chargés, trouver un moment pour explorer ensemble est toujours un défi, mais cette fois-ci, la chance était de notre côté. Sans les clés du local et souhaitant éviter les grottes nécessitant du matériel, nous avons choisi la grotte du Four à Chaux.

Nous nous sommes équipés au niveau de l'École de Courniou avant de nous engouffrer dans les entrailles de la grotte. Dès le début, nous avons dû ramper un peu dans un environnement légèrement humide mais tout à fait praticable. À partir de ce qu’on a nommé « la grande salle », nous avons d'abord décidé d'explorer la partie droite de la grotte. Rapidement, une étroiture a attiré notre attention. Après plusieurs essais pour trouver la meilleure position, nous avons finalement réussi à passer cette étroiture, chacun notre tour.

Comme mentionné par Pascal et Patrick, l’intérieur de la grotte s'est révélé être un véritable labyrinthe. Nous avons exploré une section en dessous de notre position initiale, mais nous n'avons rien trouvé de particulièrement intéressant. Nous sommes donc retournés à « la grande salle », un point central de la grotte, pour explorer une nouvelle section en face de nous. Cependant, le temps passant rapidement, nous avons exploré de manière assez générale, sans entrer dans les détails.

En résumé, cette sortie a été une expérience enrichissante malgré notre temps limité. La grotte du Four à Chaux, avec son environnement humide et ses passages complexes, offre de nombreuses possibilités pour de futures explorations. Nous prévoyons de revenir pour découvrir plus en profondeur toutes les merveilles cachées de cette grotte !

 

 





lundi 15 juillet 2024

SORTIE RECLOT – 14 juillet 2024

 

Rédacteur : Pascal
Participants : 3 – Thomas, Loïc, Pascal (SCMNE) et Brigitte pour la surveillance.
But : Continuer l’exploration...
TPST : 4 heures
 
 Lien vidéo

Oui, l’enfer existe bien !!!

  


Première à la grotte du Reclot.

 

Je ne m’étais pas rendu compte que nous avions, Sylvain et moi, découvert et ouvert le trou du Reclot -devenu Grotte du Reclot, en 2019 ; déjà ! Jean avait même fait la topo jusqu’à ce que nous nous arrêtions sur rien quelques mètres après le puits de la cascade… Il était temps que nous continuions l’exploration...

Thomas, Loïc et ma pomme, décidons donc que nous irions voir ce que nous pourrions trouver au niveau de la rivière. Nous faisons également appel à une amie pour surveiller l’entrée de la grotte car celle-ci se trouvait en bord de chemin passant, et que la buse/Tonneau devait rester ouverte…

Nous nous changeons autour de la voiture 10 mètres plus loin. Thomas préfère mettre sa néo, moi non car vu l’exiguë des lieux j’ai peur d’être gêné dans mes mouvements...

Go, j’entreprends la descente dans l’étroiture verticale qui donne direct à la chatière du micro-laminoir… Nous sommes obligés de descendre et passer un par un… Même Loïc, resté en dernier et devant la chatière, se pose la question de « putain comment il va passer ça… » Ah, sans compter que la descente de l’étroiture se fait sous une petite cascade qui d’entrée te fait gueuler lorsque l’eau te rentre de partout dans le cou et le dos ! Thomas lui il se marre c’est sûr !

Ramping dans une eau froide qui circule dans un calcaire blanc et agressif, et une trentaine de mètres plus loin (?) nous commençons à nous relever pour ensuite se retrouver vertical dans le court méandre qu’il faut traverser à l'égyptienne mais genre anorexique… Le bruit de l’eau qui dévale à présent est assourdissant et nous arrivons au puits de la cascade ! L’eau tombe au bas (pas très profond ; quelques 5 mètres) avec fracas ; c’est très joli à regarder d’ailleurs. Je constate que les ancrages au niveau de l’échelle souple sont complètement oxydés surtout les mousquetons en alu. Je me contorsionne pour passer le haut du puits, je me sers de la corde pour attraper du bout des doigts l’échelle et ainsi me balancer dans « l’alcôve marmite » d’en face… Et là c’est pas beau à voir, il faut impérativement rajouter des mousquetons pour remplacer ceux oxydés que je n’arrive même pas à ouvrir et qu’on va devoir laisser en place (Il faudra d’ailleurs tout refaire!). Même l’échelle avait commencé à se couvrir d’alumine… La corde, quant à elle, elle semblait tenir le coup. L’autre problème c’est que nous ne pouvions enfiler nos baudriers, alors tout s’est fait sans longe, rien… Je réceptionne donc Thomas et Loïc dans l’alcôve marmite… Puis descente en bas, en frôlant la cascade, mais pas pour Loïc qui prend la douche…

Nous progressons sur quelques mètres jusqu’où Jean s’était à l’époque aventuré et s’était arrêté sur rien... Nous reprenons la suite et ce qui nous attend c’est : l’enfer méandreux… Des dizaines et des dizaines de mètres où tu ne peux même pas avancer debout, pratiquement tout se fait en opposition, moitié ramping, moitié assis, moitié courbé, où par endroit il t’est interdit de glisser sous peine de rester coincé comme un bouchon… et là, les secours, euh… mieux vaut ne pas y penser… Aucune possibilité de passer un brancard avec un type dessus. Il y a bien quelques portions de quelques mètres qui peuvent se parcourir debout mais même là ça frotte ou coince quelque part… D’autres secteurs se passent hanche coincée sur les parois avec uniquement des appuis sur les coudes et le haut du dos courbé à l’équerre ! Sans compter les boyaux dont l’un paraît infini, étroit, où j’ai du m’y reprendre à plusieurs fois pour le passer sans savoir si j’allais pouvoir le refaire au retour… Nous franchissons également un autre boyau qui se termine en baïonnette, et derrière le méandre continue… Loïc qui est devant et ne s’arrête plus ! Thomas et mézigue qui gueulons :

- LOÏC, T’es où, ça continue ?

 Lointainement...

- Oui ça continue !!!

Et nous avançons, avançons, avançons...

- T’es où, ça continue ?

- Oui ça continue !!!

Cela n’en finit jamais et vu la configuration du méandre chaque mètre se parcourt parfois presque à l’arrêt. Une ligne droite de plus de deux mètres il n’y en a pas, ce sont des circonvolutions interminables, les unes à la suite des autres…

- LOÏC ,T’es où, ça continue ?

- Oui ça continue !!!

Puis nous arrivons devant un passage étroit en hauteur et par dessous un laminoir en voûte mouillante… Putain, mais c’est pour expier cette grotte ! Loïc aide Thomas à monter dans le passage étroit : faut creuser un peu pour pouvoir passer observe t-il. Loïc choisit de pénétrer dans le laminoir ou circule la rivière ; comme moi il aperçoit les deux blocs de calcaire dans l’eau qui gênent et qu’il faudra peut-être pousser pour passer, Loïc pense qu’on peut les contourner, mais là s’arrête l’exploration pour aujourd’hui, nous n’avons pas d’heure et surtout nous sommes cassés… en tous les cas, me concernant, je n’ai plus que des jambes et des bras virtuels, je sais qu’il sont là mais je ne les sens plus… Le retour s’annonce Dantesque !

Nous ne savons même pas combien de mètres nous avons parcourus ; 80, 100, 150 ? Difficile de donner un renseignement fiable mais je pense que les 100 mètres y sont !

Le retour est Dantesque oui… Tout le monde peste, ahane sa race et sa putain de race… Loïc qui pour l’aller courait, maintenant ne sais plus comment passer certains passages. Et moi, n’en parlons pas, si je suis devant c’est parce que je suis en mode survie ; même les endorphines ne suffisent plus à calmer le cri de mes os ! Je suis un tronc douloureux qui avance… Au boyau qui m’avait fait chier à passer, je décide de le franchir les pieds par devant et arrivé au bout, j’avais oublié : impossible de me contorsionner pour reprendre le haut du méandre tête en avant, et je n’arrive plus à fermer la boucle du casque car cette dernière est pleine de terre et le casque se barre : je m’énerve, parle très mal, très très mal : maudis la mère de celui qui a créé ces boucles à la con ! Entre temps Thomas vient à ma rescousse, ouvre le sac comme il peut et me passe le couteau pour dégager la terre qui obstrue la boucle. Puis je passe le haut du méandre à reculons sans rien voir jusqu’à descendre dans un creux où j’ai pied… … Oh bon Dieu !

...

On s’arrête dans un passage pour se taper un Mars et une Redbull… Loïc a du mal à boire parce que là où il se trouve il ne peut pas mettre la tête en arrière, de mon côté ça va ; je suis accroupi le cul au sol recouvert de galets et de terre et Thomas un peu plus loin derrière qui se débrouille… La pause ne dure que le temps d’un Mars et on reprend le chemin du retour… Les diables sont là à nous piquer avec leur fourche au fur et à mesure que nous avançons dans les flammes… d’autres démons nous mordent, nous pètent les os, nous arrachent des lambeau de peau, et ENFIN, Nous atteignons le puits de la cascade ! Remontée de ce dernier, repassage dans la galerie/laminoir à contre sens de la rivière cette fois, passage de la chatière et après une dernière douche nous sommes à l’air libre ! Arrrhhh ! La chaleur de ce jour ensoleillé et chaud nous accueille avec un putain de sourire que je lui aurais roulé une gamelle ; et Brigitte est là, à discutailler avec le proprio du coin que je connais bien, cool, et qui me laisse aller « m’amuser » sur ses terres replètes de grottes, et un autre gars qu’accompagne son petit fils… Le gosse, en nous voyant sortir du sol, avec les tronches que nous avions, a dû nous prendre pour des extraterrestres !

Une fois changés Thomas dit :

- Aller, on va chez moi boire une bière !

J’ai rien dit, mais j’attendais que ça !

Surtout que Thomas les brasse lui ses bières...



Toto dans un des boyaux

Là où nous nous sommes arrêtés (Loïc)

Loïc - descente du puits de la cascade

Thomas dans le boa...

Thomas qui descend le puits de la cascade

Les mousquetons en piteux état !

[Après avoir appris par un de ses proches qu'un propriétaire, depuis sa maison,  avait coincé en biais un foret pour creuser un puits (à plusieurs centaines de mètres de la Grotte, mais dans l'axe), il est presque certain que ce foret s'est bloqué dans une galerie, et donc, qu'il reste du chemin jusqu'à là, le tout est de savoir si nous pourrons continuer à passer, et après ? ] Bonjour, pour celui qui fera peut-être un jour la topo !

(Dans la mythologie grecque, les Enfers (au pluriel) est le nom du royaume des morts. C’est un lieu souterrain où règne le dieu Hadès — raison pour laquelle on parle souvent de « royaume d’Hadès » ou de l’Hadès tout court — ainsi que son épouse, la déesse Perséphone. WP)