lundi 20 septembre 2021

SORTIE RM86 - ROUMEGAS. Dimanche 19 septembre 2021

Rédacteur : Pascal
Localisation : Reclot/Roumegas
Participants : 1, Pascal
But : Observer la Voûte mouillante dans la salle des éboulis
Durée : 4 heures

Lien vidéo 

https://youtu.be/_efjDb35Uyk

 Il y a plusieurs mois de cela, Jean et Moi, avions visualisés une voûte mouillante au fond du RM86 dans la salle des éboulis. Aujourd'hui j'ai voulu y aller voir de plus près sachant que la partie aval de la grotte du Porche se trouve juste là, pas très loin de cette voûte mouillante... (La fluo l'ayant démontré). 

Après avoir parcouru une petite galerie très étroite avec quelques étroitures ici et là, j'arrive devant cette VM. Aujourd'hui le débit me semblait bien plus fort qu'il y a quelques jours, mais le RM86 ne présente pas de danger au niveau des crues, je l'ai exploré en toutes saisons et le débit a toujours été plus ou moins constant... En tous les cas jamais au point de tout inonder.

Au-delà de la voûte, en face, il me semble visualiser un départ... Je pense que le passage est possible sans devoir casser de la roche, puis ça relève juste après la voûte. C'est hard, mais ça doit passer... Maintenant, le hic, c’est que je suis seul et qu'en cas de pépin cela risque d'être "problématique"... Donc, je vais attendre un peu avant d'y retourner avec quelqu'un. Je pense que l'on peut jonctionner avec le Porche.

Surprise : de retour, dans une toute petite galerie qui termine sur rien et qui se trouve située sur un banc de sable au terminus du RM86, je remarque sur ma gauche, en hauteur, un trou, une ouverture dans ce qui semble être une trémie, et là, avec ma torche, je peux observer une salle ; elle semble volumineuse... Mais je ne peux pas passer ma tête dans l'ouverture, d'ailleurs il faut faire attention, car il y a des blocs instables tout autour. Évidemment, pour une prochaine explo, il faudra extraire ces blocs, ce qui ne devrait pas poser de problème si on fait attention, et voir ce qu'il y a derrière cette trémie...

Le RM86, malgré sa "petitesse", semble réserver encore bien des surprises...

jeudi 16 septembre 2021

Samedi et dimanche 11 et 12 septembre : rassemblement caussenard

Rédacteur : matthias
Localisation : causse noir (12)
Participants : 2 matthias et isabelle
But : rencontres, conférences, visites de cavités classiques
Durée : 12 h cumulées sous terre

Après l'annulation de l'an passé et un déménagement à l'ouest du causse noir, le caussenard a rouvert ses portes sous réserve de montrer patte blanche niveau pass-sanitaire.

L'ambiance est toujours aussi bonne et détendue sur le village situé à la ferme du Cade tout prêt de la célèbre piste d'envol des parapentes.

Avec Isabelle, on en profite aussi pour descendre pour la première fois et à quatre reprises dans les entrailles du causse noir avec dans l'ordre : l'aven des tendelles, l'aven de goussoune, l'aven du valat nègre et l'aven des cans longs.

On y a croisé sous terre les amis d'airbus, ceux d'auvergne, de montpellier … sans oublier les locaux de l'étape, les millavois.

On a pu observer de magnifiques forêts de fines stalagmites translucides mais aussi de très beaux puits ronds ou évasés. À (re)voir pour le plaisir ou bien pour faire de la photo.



 Merci à Jean-Marc A.  pour les photos

vendredi 10 septembre 2021

27 Août 2021 - SORTIE RM86

 

Rédacteur : Pascal

Participants : Pascal et Brigitte

But : Initiation

Durée : 2 heures

 


Elle n'avait jamais mis les pieds dans une grotte. -"Jamais je ne pourrais rentrer dans un endroit pareil !", "je suis claustro"... : "Allez, trêve de balivernes, on part, je t'emmène au Reclot !".

Je lui tends bottes, vieux KaWay, casque et tout le fourbi. J'amarre une corde pour lui faciliter la descente d'entrée et nous voilà devant la petite cascade...

La vidéo raconte le reste...

En tous les cas, Brigitte a suivi jusqu'au fond...

dimanche 5 septembre 2021

SORTIE ROUMEGAS - 4 septembre 2021

 

Rédacteur : Pascal

Participants : Pascal et Brigitte

But : Avoir confirmation que l'eau de la grotte du porche est aussi celle du RM86

Durée : 1 heure


Depuis longtemps je supposais que l'eau qui coulait dans la partie amont et aval du RM86 provenait de la grotte du porche. Alors, sur un coup de tête et à titre personnel, je me suis dit : allez, on va vérifier ça, depuis le temps ! Je retrouve donc un peu de fluo que j'avais dans un coin depuis des lustres et direction le Reclot...

En premier, à coups de machette, se frayer un passage au milieu des ronces et les orties. Ensuite, j'accroche une sangle où je peux (le coin a totalement été déboisé...) et une fois en bas je n'ai même pas le temps de quoi que ce soit que la Brigitte dégringole dans ma direction et lâche la bouteille qui tombe dans la rivière et qui avant s'éclatte sur la roche en déversant la moitié de la fluo dans l'eau... La Brigitte s'est quand même fait mal à l'avant bras et au genou... Mais rien de grave en tous les cas.

Le temps de remonter et nous fonçons au RM86. Là, redescente, mais j'y vais seul.

Attente...

Et au bout d'une vingtaine de minutes voilà l'eau qui ressort toute verte émeraude ! Cest beau la fluo, j'ai presque envie d'en boire !

La confirmation !

4 septembre 2021

Mise à l'eau de la fluo Partie aval grotte du Porche : 15h56

Sortie de la fluo entrée amont du RM86 : 16h25

Sortie fluo ressurgence du noyer vers la grotte du Reclot : 16h40...

Reste à connaîre la provenance de l'eau partie amont de la grotte du porche qui termine sur un méandre infranchissable, sauf peut-être en "élargissant"... 

Prochaine explo : tenter une jonction RM86 > PORCHE, en agrandissant l'étroiture mouillante d'où arrive l'eau, au fond de la salle des éboulis...


RM86 : Entrée amont

RM86 : AMONT

Grotte du porche : Brigitte, juste avant de glisser...

La roche avec les stigmates de la "chute"...



(Rappeler que la fluorescéine n'est pas toxique ; ni pour les êtres vivants ni pour l’environnement !)

lundi 26 juillet 2021

25 JUILLET 2021 : SORTIE PERTE DE LA RESSE

 

Rédacteur : Pascal

Participants : Jean et Pascal

But : Revoir le réseau Jean-Marie Coste (Perte de Resse)

Durée : 6 Heures 

vidéo : Partie 1 - Le laminoir

Vidéo partie 2 - Le puits du "crapaud".

Voyage au bout de l’enfer !

Non, ce n’est pas le film avec De-Niro, Christopher Walken et Meryl Streep, je me réfère à ce « jodido » réseau qui te brutalise, qui t’écorche, qui te frappe, qui te concasse os et articulations… Ce n’est pas non plus le « : « Noooord !!! », c’est : LA PERTE DE LA RESSE !. Bon, certainement y a pire tu me diras, mais nous, nous prenons de la bouteille et devenons plus friables… Déjà, cela commence par des boyaux étroits dès l’entrée, ensuite, une étroiture en chaise nous amène dans un premier laminoir de sable pierreux, et nous arrivons transversalement au laminoir/rivière : une trentaine de mètres à parcourir en rampant dans l’eau froide et les galets… L’erreur que nous avons commise, c’est d’être partis sans petit « casse-croûte ; les calories se foutent vite le camp lorsqu’on est trempé et martyrisé par les efforts et la fatigue… Sans compter que lorsque tu sors du laminoir, faut se taper tout le réseau trempé et ce n’est pas agréable ; Nous n’avons donc aucune barre de céréales rien ! Juste Jean, un thermos de café « sans sucre » !!! Bref, après une petite escalade, nous atteignons un méandre majestueux, très long, très haut, avec une rivière grondante qui ensuite s’engouffre violemment dans un petit puits infranchissable, mais il suffirait de casser un morceau de calcaire pour pouvoir s’y faufiler... Mathias peut-être ? Je sais qu’il y a quelque chose à voir de ce côté-là...


Plus loin...

Jean descend un petit trou exigu tandis que mézigue passe par une petite entrée triangulaire sur le côté de la galerie (que je connaissais déjà). Je lime mes coudes et mes genoux sur le calcaire qui fait mal puis je rampe dans une vasque d’eau (j’aurais mieux fait de suivre Jean) pour enfin, tous les deux, accéder au puits du crapaud ! Un puits tout rond, tout lisse, tout blanc, 2 m de diamètre -peut-être un peu plus, pour 3 de profondeur. Une corde avec un seul nœud est amarrée par deux trous naturels dans la roche, elle arrive au tiers du puits, et elle est à moitié calcifiée, elle date de Mathusalem : démerdez-vous avec ça ! De toute manière on décide d'y descendre, Jean en premier : il adore tester ! Une fois au fond, une galerie nous cligne de l’œil. En avant ! À quatre pattes, du calcaire, du sable, on se relève, un étroit méandre apparaît et nous le franchissons, encore un passage sur les genoux et Jean, un peu plus en avant, qui me dit : « Il y a de l’eau ! J’entends même un bruit sourd ! ». Effectivement, vers la gauche, par delà le nouveau laminoir, un bruit sourd se fait entendre (?) « Peut-être la cascade que nous avons vue dans la galerie supérieure s’engouffrer dans le trou ? » qu’il rajoute. Je ne sais pas quoi penser, nous sommes pourtant loin de la perte… Puis il est difficile de s’orienter depuis là où nous nous trouvons -car il n’existe encore aucune topo de l’endroit… Jean, qui ne peut s’empêcher de passer partout, pourtant fatigué, trempé, décide quand même d’avancer dans le laminoir et de passer la voûte mouillante sur la gauche. Il chasse ensuite un énorme amas de mousse dans un bruit d’hippopotame qui s’ébroue… ça me fait me marrer ! De mon côté j’ai zieuté un truc pas possible à observer où il faut se contorsionner pour mettre un bout de tête dans une étroiture juste au-dessus au début du laminoir, et sur la gauche j’aperçois un départ et pleins de galets marrons ; signe que ça descends de cette galerie… -Jean essaiera de péter un morceau de roche, mais très difficile à briser, il faudrait des éclateurs que nous n'avons pas amenés. À la masse et au burin on ne peut pas travailler dans ces conditions, surtout en étant dans l’eau… Donc, Jean revient et après un dédale de petites galeries, nous revenons au puits. Nous parvenons à le remonter mais : pfouuu, s’il n’est pas profond, il est chiant ! Pas d’autres mots...


Chose curieuse, nous nous sommes retrouvés dans l’affluent fossile sans même être passés par la salle des cierges. Et inutile de narrer le passage dans la boue et passons directement à l’effroyable « Metrolito ». C'est quoi ça ? Ben un truc comme le purgatoire. Un truc pour que les spéléos en chient. Plusieurs centaines de mètres dans une galerie certes jolie, au plafond tellement plat que même l’homme avec ses machines ne serait capable de reproduire, mais qui t’oblige à la parcourir le dos courbé et la tête de travers (merci l’arthrose et autres joyeusetés physiques). Une fois arrivé au terminus, à la salle des vieux gours, la salle du lac et celle des éboulements, ben faut retourner… À l’aller, si ça peut le faire, au retour, crevé, imbibé, en hypo-de-tout, alors là tu commences à savoir ce que veut dire le mot Enfer ! Le purgatoire, c’est juste à l’aller. T’as beau te dire que tu n’es pas une fiotte, et patati et patata, t’es à la limite de couiner ta race ! Même ton casque semble peser une tonne ! Les cuisses ? Ça brûle ! Le dos, les cervicales ? Ah ah, je me gausse, marche ou crève, d'ailleurs t’as pas le choix ! Et HEUREUSEMENT qu'on n'a pas les perfos, les mèches, les bouteilles d'eau et tout l'attirail habituel ! Alors, là, je laisse tout parterre...

Ceci dit, voilà un réseau qui reste à explorer, à désobstruer. Je pense que le potentiel est là et réel. Les eaux colorées ont été retrouvées à la résurgence d’EnSire, ce qui veut dire que plusieurs kilomètres de galeries reste à découvrir. Nous pourrions nous enorgueillir de talonner aux fesses la grotte du Calel à Sorèze...

Lorsqu’en fin nous sortons, il est 20:00 h. Nous ne sommes plus des hommes, mais des loques humaines ! - Oh ça va, j’exagère, c’est pour rigoler, la « Pierre Saint martin » ça doit être pire, non ? AH, ils sont tout le temps debout ? Ouais peut-être… En tous les cas nous sommes trempés, enduits de boue et de sable… et avec une seule envie : se taper une tonne de sucre ! (Je sais Brigitte, je sais, le sucre c’est pas bon...)

dimanche 4 juillet 2021

INITIATION grotte de Ponderach - 5 juin 2021



Rédacteur : Pascal
Participants : Jean et Pascal du SCMNE et les participants de Toulouse et Calmon : Thomas, Vincent, Maxime, Sandy et Benjamin et Fabien de Courniou. 
But :INITIATION 
Durée : 6 Heures 


Moins de contrainte avec le nouveau « couvre-feu » le Club peut reprendre petit-à-petit les initiations qu’il propose et programme au cours de l’année… Ce 5 juin, ce sont des jeunes de Toulouse qui viennent pour s’aventurer dans le monde souterrain, mais il y a aussi Thomas résident dans un petit village situé dans la commune d’Aiguefonde (Tarn) sans oublier Fabien de Courniou.

Le soleil est là !

Nous nous retrouvons donc tous au Local, préparons le matériel : longes, ceintures, bloqueurs, casques, etc. et direction vers l’emblématique grotte de Ponderach...

La troupe est joyeuse comme elle peut l’être à cet âge-là…

La porte de la grotte de Ponderach ouverte, nous sentons immédiatement le courant d’air et nous descendons la galerie dans le cliquetis des mousquetons et des bloqueurs s’entrechoquant…

Jean choisis un parcours assez long, assez sportif par endroit tout en restant dans la mesure. Un circuit classique vers l’amont ; petite galerie improvisée faisant la boucle avec la rivière, traversée de la salle du cataclysme, puis galerie supérieure du « 11 novembre » tout cela avec quelques « difficultés » techniques de crapahutage, histoire d’assaisonner le parcours… Une petite pause repas, comme c’est de coutume, pour refaire le plein de calories et c’est reparti à travers les entrailles de la terre…

Une fois dehors, autour de nos véhicules et alors que nous nous changeons, j’observe les jeunes discuter entre eux ou avec Jean : ils semblent contents de leur expérience souterraine et c’est ce qui compte…

Clic-clic quelques photos, il est l'heure de rentrer... 

 




 











vendredi 2 juillet 2021

Lundi 21 juin : belle avancée au dyson

 

Rédacteur : matthias
Localisation : trou du dyson
Participants : 2 matthias et jean
But : désobstruction
Durée : 3h30 sous terre

Compte rendu :

On a retrouvé le courant d'air dans le fond et on entrevoit une galerie probable au bout d'une cheminée de 5m. Nous sommes donc très motivés pour poursuivre le chantier et c'est pour cela que nous venons un lundi soir après le travail.

Eclateurs, burineur et grattage de terre, éclateurs, burineur et grattage de terre ... après deux heures d'efforts, je passe en pointe et débouche dans ce qui est le carrefour de 2 galeries, tout est bien rempli dans deux directions mais dans la troisième qui monte, un seul caillou barre le passage et on retrouve l'air.

J'agrandis le passage pour que Jean puisse passer confort, il règle son compte au cailloux et il débouche 3m plus haut à un nouveau carrefour : "ça part des deux côté, on est dans une galerie" chouette, je le rejoins et on choisit chacun notre côté. Je fais dix mètres à gauche puis tout est comblé, Jean fait quinze mètres à droite et arrive dans des blocs, il y a beaucoup de racines et du véritable vent arrive par rafales d'entre les blocs, on est très très proche de la surface.

Dernière tentative, escalade d'une cheminée mais elle se termine 5m plus haut.

On est déçu et  heureux à la fois, sentiments mêlés de joie d'avoir trouvé environ 40 mètres de nouvelles galeries mais déception car il n'y a pas vraiment de suite satisfaisante à trouver ou ouvrir.

L'aventure du Dyson s'arrêtera-t-elle sur ce dernier fait d'arme ? En tout cas, on reviendra très bientôt pour tout topographier le fond et qui sait ? un nouveau coup d'oeil nous fera peut-être revenir avec la massette et un burin ...

lundi 14 juin 2021

Samedi 12 juin : retour au dyson

Rédacteur : matthias
Localisation : trou du dyson
Participants : 2 matthias et jean
But : topographie et recherche de suites au dyson
Durée : 8h sous terre

Compte rendu :

Rendez-vous tôt en matinée, il est prévu de faire la topographie du "second réseau" et de revoir tous les départs potentiels trop rapidement recherchés lors de la première. Petit obstacle au programme, comme Jean a oublié son téléphone, il devient très compliqué de ne réaliser la topo qu'avec le laser, on décide donc de prendre le perfo et la massette et de passer directement à la partie explo/désob.

Dès la première salle, je trouve un départ jamais exploré, environ six mètres d'une galerie très étroite qui se termine sur un conduit fréquenté par de petits mammifères. Je déclare forfait malgré un très léger courant d'air. Jean en a profité pour agrandir la sortie à l'aide du burineur et de la massette.

Par la suite, Jean dépense beaucoup d'énergie sur un plancher stalagmitique qui barre complètement une cheminée montante : 5mètres de plus explorés mais tout se ferme au delà. Nouvelle déception.

On poursuit méthodiquement toutes les possibilités avec des contacts à la lumière fréquents donc flop encore dans le fond et les éboulis de la zone broyée. Trop dangereux de travailler dans cette zone de toute façon.

En revenant en arrière, Jean souhaite trouver des départs descendants. on retourne les blocs à divers endroits et on finit par espérer une suite le long d'une paroi. Deux coups d'éclateurs consécutifs me permettrons de déboucher très étroitement à la tête d'un petit puits, je descends 3m en opposition et entrevois deux suites trop fines, nouvelle déception, on ressort pour manger sous la chaleur déjà franche du sous-bois.

Retour à l’intérieur, on ré-attaque l'entrée du puits et Jean peut à son tour aller voir ce qu'il en retourne : l'abandon de cette possibilité est confirmée.

On termine enfin par une remontée étroite repérée en sortant la dernière fois. Avec la forte chaleur bien installée, un très perceptible courant d'air nous souffle dans le visage, la température prise, on est quelques dixièmes de degrés au dessus de la galerie principale. On entame donc le plancher et un pilier qui nous permettent de gagner deux mètres sur les cinq visibles. On arrête fourbus et les bras et poignets bien fatigués, il nous faudra y revenir surement sur deux séances pour clôturer définitivement  ou relancer les explos de ce petit réseau très modeste mais néanmoins bien ventilé : on a retrouvé le courant d'air dans le fond ...

 

lundi 7 juin 2021

Dimanche 06 juin : encore plus au fond que le fond du Lauzinas

Rédacteur : matthias
Localisation : grotte du Lauzinas
Participants : 2 matthias et isabelle
But : exploration et photographies derrière le lac de la grande salle
Durée : 8h

Non non, nous ne sommes pas à roquebleue mais bien au lauzinas !

 Tout s'est déroulé comme prévu mais il nous aura fallu huit heures au total pour moins d'une dizaine de photos. La prise de vue s'est faite en deux heures mais descendre puis remonter le matériel à deux au point bas du lauzinas et gérer la navigation en s'appliquant lors des montés et descentes du radeau nous aura demandé bien des efforts mais la beauté des lieux et le sentiment de bout du monde nous font rétrospectivement oublier les courbatures

Le redoutable et précaire débarcadère tant à la descente qu'à la montée ! et sans corde svp ...

 




noyées lors des grosses crues, les galeries restent très humides toute l'année

samedi 29 mai 2021

Samedi 8 Mai 2021 - Sortie à Aldène

Rédacteur : Pascal
Localisation :  Gorge de la Cesse 
Participants : 1 - Pascal (Matthias et Jean à part)
But : Prospection, rando...
Durée : 5 heures


Cause de la coquille (Grotte d’Aldène)

 Il a plein de personnes et des responsables du comité d’Aldène, et aussi des visiteurs pour la « fameuse galerie des pas », et des spéléos venus explorer le réseau inférieur avec Jean et Matthias.

Pendant que Matthias et Jean descendent dans le réseau inférieur de la grotte d’Aldène, mézigue préfère une petite ballade dans le lit à sec de la rivière de la Cesse -en partie sec, car plus en amont il y a de l’eau… Le ciel est bleu et le soleil brille de toutes ses dents. Le temps est splendide…  

 

Matthias et Jean

Matthias

Des spéléos et des spéléos...

 

… j’ai dû parcourir une dizaine de kilomètres (allez-retour) en marchant sur des galets et parfois en gravissant des blocs. J’ai farfouillé ici et là dans des zones junglesques où j’ai dû me frayer un passage à coup de machette comme si je me trouvais en Amazonie… J’ai découvert des trous ; certains explorés, c'est sûr, et d’autre encore vierges puisque non désobstrués… Et je n’ai exploré que sur les côtés du lit avec parfois quelques incursions dans « les terres » et jamais à plus de 40 mètres ; donc j’imagine tout ce qui reste à prospecter ! Car même si les spéléo-clubs environnant ont déjà ratissé large et depuis longtemps, la zone est tellement vaste que tout n’a pas pu être regardé, enfin d’après ce que j’ai vu…

 

Qui ne connais pas cette vue !

Comme je le disais plus haut, le temps est magnifique, le soleil tape sur les galets blancs : le paysage est beau et il fait chaud. Et triple buse que je suis, j'ai oublié ma bouteille d’eau dans le 4x4. Juste une bière j’ai dans mon Quechua -Oui je sais, tu vas me dire : « Ah ça, t’as pas oublié ! »… Bref, on se le fera à la dure : sans boire.

 

J'ai avancé de quelque 20/30 mètres et ça continue...
 

Juste en face le chemin qui descend et mène dans le lit de la rivière, je visualise un bloc de calcaire et comme mu par un instinct de chiroptère je m’y dirige, et « Plaf » je tombe sur un trou. J’y pénètre, c’est étroit, j’avance jusqu’à une petite chatière que je franchis, puis ça continue, et encore, et ça s’élargit, ça continue et STOP ! J’ai envie d’avancer, mais une petite voix intérieure me dit d’arrêter là : toujours ce sempiternel refrain : « personne ne sait où tu te trouves et patati et patata ! », mais c’est la voix de la raison hein ! Alors je ferme ma gueule et je ressors. Une prochaine fois…





 

Je trouve ici est là d’autres trous pas trop intéressants il me semble, sauf un : une entrée ovoïde se rétrécissant au fond par la séparation d’une plaque de coulée. Je m’avance sur la plaque en rampant tout ce que je peux, car ça accroche. Plus loin le trou est bouché par une espèce de trémie peu importante et à travers de laquelle j’observe du vide… En reculant je déchire mon pantalon, Grrr, bon pour la poubelle. Ce trou me semble très intéressant. À revoir !





 

Au bout d’une marche infinie, j'arrive où l’eau de la rivière se perd entre les galets et s’enfonce dans une sorte d’alcôve de calcaire. Plus en amont j'aperçois d’autres pertes-enfin je crois. Et plus en amont encore, l’eau s’écoule, là, joyeusement, par endroit, en petites cascades. Toutefois, le débit est relativement faible…

 

Comment la pierre ronde a-t-elle atterri là ?

Lorsque au bout de plusieurs heures, je remonte sur le plateau, Mathias et Jean sont déjà changés et proprets. Entre temps, alors que je me tordais les chevilles entre les galets, Denis (notre président) et Marielle sont arrivés… L’apéro est depuis longtemps terminé. Jean est allongé sur l’herbe, à l’écart. Je vais me changer. Je reviens là où se trouve Jean et nous nous mettons à discuter… spéléo. Je crois que quelque part, nous ne sommes pas normaux. Elle avait peut-être raison ma femme ! 

 

 

 

mercredi 26 mai 2021

weekend de la pentecôte : stage technique du CDS34

 

 

Rédacteur : matthias
Localisation : falaises des canques (montpeyroux 34)
Participants : 2 matthias et isabelle
But : travailler les techniques sur corde
Durée : journée

 

compte rendu :

Comme chaque année, le CDS34 organise un mini-stage technique afin de réviser les bases et découvrir les différentes techniques de réchappe et de secours à un équipier sur corde.

C'est  sous une belle météo et entourés d'une foule d'escaladeurs que nous sommes reçus par les très aimables et compétents bénévoles du Comité Départemental de la FFS. Trois jeunes cadres fraichement diplômés viennent en renfort des habituels retraités.

 Vire aérienne, passage de noeud, décrochage d'équipier ... il y en a pour tous les goûts et tous les niveaux. UN GRAND MERCI A TOUS LES ENCADRANTS !

Comme le lundi est férié, on en profite pour faire un petit tour dans l'arrière pays et visiter quelques petites grottes et dolmens assez proches de la route : l'évent de Coudoulière pour son méga éboulis d'entrée tout en galet suivit d'un magnifique plafond lisse raisonnant , l'aven du colon et sont entrée vertigineuse et végétale agrémentée de deux ponts rocheux et enfin la grotte du tunnel sous la route véritable méandre naturel avec une entrée de part et d'autre de la départementale auront retenus notre attention. La Séranne est un massif à parcourir sans modération mais de préférence hors saison.

Dimanche 23 mai : travaux d'élargissements

Rédacteur : Jean
Localisation : Courniou-les-grottes (34)
Participants : 2, Pascal H., Jean B.
But : désobstruction, topographie, balade en surface
Durée : 8h30

Ce matin je commence tôt : à 9h j'entre dans le trou du Châtaignier fermé depuis la fin de l'automne pour vérifier le niveau de l'eau souterraine.S'il a plu très souvent ces derniers mois, les quantités ne sont pas énormes, et c'est sans surprise que je constate que le niveau de l'eau est bas. Au moins il y a de l'eau, ce qui n'était pas le cas l'année précédente !

Après cette séance rapide, je me déplace jusqu'à la grotte du Dyson où nous voulons retravailler aujourd'hui. Au programme : topographie et élargissements des passages. Après la topo que je fais seul, Pascal vient m'aider pour la partie "travaux".

  • Pour la topo, c'est l'électronique qui travaille : Disto X2 et logiciel TopoDroid.
  • Pour les travaux, c'est la force brute : burineur, éclateurs de roche et massette

La journée n'avait pas trop mal commencé d'un point de vue météorologique, mais bizarrement, au fur et à mesure que l'après-midi avance, il fait de plus en plus froid. Pascal râle un peu car je lui ai conseillé de ne pas prendre sa veste...

Pour me faire pardonner, je lui montre en fin de journée tout le secteur extérieur et les dizaines de traces qu'il recèle.