dimanche 6 septembre 2020

Du 11 au 21 août : camp d'été

COMPTE RENDU DU CAMP  D’AOÛT 2020
du 11 au 21 août

Rédacteur : Patrick Cabrol
Lieu : communes de Courniou et Saint-Pons de Thomières (34)

MARDI 11 AOÛT

Matin :

Comme d’habitude le camp commence par le « cérémonial » des courses. 

Sylvain et ses deux filles arrivent les premiers. Ils sont partis plus tôt de façon a faire la route calmement et déjeuner sur la route. C'est la relève du club qui arrive : 2 et 5 ans, mais qu’elle relève !…  Prometteuses au vu des premières sorties !

Les grands parents Patrick, Marlène et leur ami Géraldo arrivent quelques minutes plus tard, déchargent les affaires et déjeunent...

Après-midi :

Deux équipes se forment.

1) Balade à Ponderach pour les jeunes : Patrick J., Sylvain, Géraldo, avec avec Lhyana remontent la rivière de Ponderach et se promènent jusqu'au siphon à quelques centaines de mètres de l’entrée.  Lhyana veut continuer, elle n’en a pas assez fait mais… elle reviendra !  Marlène et Loumen, du haut de ses deux ans trépigne, elle veut continuer avec les grands….

2) Topo au fond du Châtaigner par Jean. Il a repris toutes les anciennes topo du club afin de les refaire avec les outils modernes (Disto X2)  en observant et notant tous les détails, ce qui est très utile et important pour comprendre la cavité. Il préfère souvent travailler seul afin de prendre son temps et de ne déranger personne. A force de regarder tous les détails il trouve très bas sous un rocher une petite galerie non topographiée et non publiée par le club, mais déjà visitée car on y voit les marques des chaussures des anciens !

MERCREDI 12 AOÛT

Matin :  

Grotte du portable avec Jean, Patrick J., Géraldo et  Patrick C. 

C’est une séance classique de désobstruction dans des sédiments très sec, ce qui est inhabituel pour nous de ce coté là. Nous découvrons une vertèbre lombaire d’ours (Ursus artos) et un bout de poterie qui sera attribué au XVIIIe siècle par un archéologue. Ce n’est pas ancien et il est vrai que cela ne nous a pas très émus de trouver ces vestiges à cet endroit, dans une zone un peu ébouleuse : il semble y avoir une petite entrée au dessus.
Durant cette matinée nous remontons 20 gamates.

Après-midi :

Nous retournons au Portable avec les mêmes :
Poursuite d’une petite prolongation sur 6 à 8m. Au fond une découvre une petite salle où on se tient enfin debout et surtout on peut enfin se retourner. Les Champs Elysées sont encore loin ! Au sol on observe un puits de 1,5 à 2 m de diamètre entièrement comblé par  un remplissage très sec de sable terreux et de cailloux. A travers on sent un courant d’air qui vient du sous-sol. La vidéo de Pascal sur le blog réalisée quelques jours plus tôt montre l’étroitesse des lieux !!! Il va falloir proposer des menus-régimes au camp !

Un fort orage débute vers minuit sur le Tarn (Mazamet) puis s’éloigne vers le Sud-Est (Béziers) vers 2 heures. Hélas les pluviomètres de Courniou ne nous annoncent que 2mm d’eau. Il y a eu beaucoup de bruit pour pas grand-chose !

JEUDI 13  AOÛT

Matin :

- Patrick C et Marlène font faire les courses. Les efforts creusent les estomacs et les bras ont faim à force de tirer les seaux !

- A 11, une équipe part au Châtaigner afin d’en découdre avec les nombreuses étroitures de la cavité toute plus difficiles les unes que les autres. L'équipe comprend Jean et ses enfants Charles et Pierre, Patrick J, Sylvain et Geraldo.

Pendant que Jean s’acharne à creuser dans un sens, Sylvain s’ennuie creuse dans l’autre et trouve un petit passage limite de chez limite, mais passe. Il découvre un élargissement et un petit bout de galerie. Il faudra revenir.

Fin après-midi :

Au retour, l’équipe part à la résurgence d’Usclats pour nettoyer les combinaisons qui sont dans un état laissant grandement à désirer, même les truites se sauvent !

Sur Mazamet, à l’ouest, le ciel se charge et devient très sombre. On espère de l’eau mais l’orage n’arrivera jamais! Nous dormirons sur les lits !

VENDREDI 14 AOÛT

Super beau temps, le soleil est de retour !

Matin :

- Une première équipe avec Jean, Patrick C, Géraldo part au Trou Eddie pour refaire des observations, étudier ce qu’on peut y faire comme travaux

- Patrick J, Sylvain et sa fille Lhyana partent à la grotte du Châtaigner pour faire une petite sortie familiale. Ils parcourent la partie facile de la cavité, pour le plus grand bonheur de "la relève" qui veut aller toujours plus loin.

Après-midi : il fait 32°C… circuler à l’ombre !

- Patrick C va acheter des fers à béton, puis les tord pour réaliser des Fer en U (cales pieds)

- Jean B et Patrick J vont creuser au Portable dans le nouveau puits découvert avant-hier. Ils testent la balise de Jean.

- Marlène et Sylvain vont à la piscine avec les petites. Hors question pour la petite de deux ans d’aller dans le petit bain ! Elle ne veut que le grand bain et s’y débrouille fort bien.

Le soir Pierre P nous rejoint pour le week-end.

SAMEDI 15 AOÛT

Matin :

- Patrick C part faire l’ouverture de la chasse photographique dans le Tarn

- Jean et Charles font la topo de la découverte de l’avant veille au Châtaigner… c’est toujours aussi étroit !

- Marlène, Patrick, Sylvain et les filles vont au vide grenier à St Chinian et rentrent pour manger  midi

Après-midi : il fait 34°C !!!

14h départ de Sylvain, ses filles et de Géraldo qui rejoignent le Luberon

- Patrick J et Pierre repartent désobstruer au Châtaigner : acharnés. Il va bien falloir que ça passe, voila trois ans que nous creusons !

- Patrick C fait les courses, puisque Intermarché a la bonne idée (pour nous) de rester ouvert le 15 août

DIMANCHE16 AOÛT

Matin :

- Patrick C part à la chasse à 6h30. Le temps est couvert. Il bruine un petit peu. 14°C : c’est super, cela fait du bien !

- Marlene, Patrick J et Pierre partent visiter le chemin des capitelles au-dessus de la grotte de la Devèze

- Jean travaille à ses topos et pour le blog du club

- Eddie Serre et Christian Scotto arrivent à 13H30 pour la semaine 

Après-midi :

14h30 Jean nous rejoint – le temps est meilleur

- Eddie, Christian, Patrick J décident de monter travailler au « 200 balles » avec Marlène qui monte avec eux en randonné; après une séance de topo en extérieur, Jean les rejoint

- Patrick C, de retour de la chasse (8 sangliers !) rédige les comptes rendus du camp et les bilans financiers

LUNDI 17 AOÛT

Matin :

- Jean B et Pierre B partent à la grotte du Châtaigner à 9h30, suivis de Patrick J, Eddie et Christian qui les suivent de près.

Patrick J en escalade, Jean B en soutien

- Marlène et Patrick partent aux courses

- Michel S et Jean-Marc F arrivent à12h30, la bonne heure pour le casse-croûte

Après-midi :

- Patrick C, Jean Marc et Michel partent au Trou Eddie afin d’élargir la châtière. En fin de journée, la moitié du travail est réalisé mais il faudra bien encore 3 ou 4 bonnes heures pour la mettre à « taille humaine »

- l'équipe du matin continue

Le soir : arrivée d’Arnoult S. 

MARDI 18 AOÛT

Matin : pour une fois il fait frais le matin. Il a pleuvioté une partie de la nuit et c’est bien agréable de retrouver cette fraîcheur.

- Un petit groupe avec Jean, Michel, Jean-Marc ... se dirige de nouveau vers le Châtaigner pour élargir les passages afin de rendre l’accès plus facile au terminus du travail plus facile. 20 gamattes ont été retirées.. il en reste !

- Une autre équipe avec Patrick J, Christian ...part à la résurgence d’Usclats afin de nettoyer les affaires spéléo qui sont transformées la vaille en paquet d’argile.

A midi tout le monde se retrouve autour de supers croque-monsieurs préparés par Marlène.

Après-midi :

- Jean décide de passer un petit moment avec sa famille qui le voit peu en période de camp spéléo.

- Michel et Jean-Marc partent au Châtaigner pour finir d’agrandir un passage près de l’entrée

- Eddie, Patrick J, Christian et Arnoult décident de continuer la désobstruction au Deux cents balles, même s’il faut parfois travailler la tête en bas et à l’égyptienne. Il faut traverser un plancher de calcite. Cela continue, toujours aussi étroit avec un bon courant d’air mais on attend toujours les grandes galeries.

MERCREDI 19 AOÛT

Matin : grand soleil au lever du lit mais il fait « frais »; d’un côté cela fait du bien et l’autre vivement l’été prochain !!! A 11H il fera 29°C ce qui est tout à fait sympathique.

Plusieurs équipes se forment afin de profiter du  nombre de participants et du nombre de chantiers en cours.

- Eddie et Christian décident de monter au Deux Cents Balles à la fraîche

- Le Châtaigner avec Jean, Michel, Jean-Marc, Patrick J et Arnoul avec comme but la désobstruction, l’équipement plus sécurité et confort, et enfin la poursuite de la topographie.

A 12h30 l’équipe du Deux Cents Balles revient au local pour se restaurer avant de repartir à 14h au Châtaigner rejoindre les copains.

Après-midi :

- Travaux d’élargissement pour certains, de désobstruction pour d’autres, topo pour Jean, mais cela avance bien en bonne coordination... Ils creusent toujours !

Pour le soir ce fut un repas de fête avec une troisième mi-temps arrosée au calva (il y en avait de caché!)

JEUDI 20 AOÛT

Tout le monde est levé à 8 heures et Jean arrive à 8H30 pour nous faire le bilan de toutes ces séances de topos depuis un an…. gros travail !

Matin :

- Vu l’état dans lequel sont revenus certains participants, une séance le nettoyage du matériel est engagé par Patrick J , Michel et Arnoult qui se rendent à la source d’Usclats.

- Jean-Marc et Michel choisissent la prospection en surface au-dessus de la Rivière Morte et découvrent deux petits trous, mais pas d’affolement à bord toutefois !

- Christian et Eddie sont motivés pour continuer le travail au Deux cents Balles. Ils remuent pas mal de blocs indurés, parfois avec des petits graviers. Il faudra regarder s’il s’agit ou non de quartz.

Après-midi :

- Jean fait des travaux chez lui, Jean-Marc et Michel partent désobstruer au trou Eddie,

- Pendant ce temps Eddie, Christian, Arnoult et Patrick J remontent au Trou des 200 balles afin de poursuivre le travail de taupe, un coup ça monte, un coup ça tourne à gauche, un coup ça descend, un coup ça tourne à droite à droite… le résultat final est que cela descend tout de même un peu !!!! Heureusement le petit courant d’air motive, sinon... ! 21 gamates sont à nouveau ressorties du fond. Le courant d’air est toujours là et conduit à une petite alcôve où on peut enfin se retourner. Il reste une journée de travail pour arriver là… après c’est l’espoir comme toujours !

 Eddie jette un dernier coup d'oeil à la suite, au "Deux cents balles"

- Au trou Eddie, l’autre équipe constituée de Michel, Jean Marc et Patrick C poursuit l’élargissement de la chatière située en pleine roche. Ça avance mais il y en a encore pour une demie à une journée de travail pour « calibrer »….

Le soir nous avons notre grand repas de fin de camp, animé et sympathique. Nous avons bien dormi !

VENDREDI 21 AOÛT

C’est la fin du camp.

Matin :

- Marlène et Patrick J partent en premier pour retrouver toute la famille

- Eddie et Christian partent aussitôt après direction Limoux pour retrouver une membre du club, Chrystelle

- Jean, Pierre et Arnoult jouent un peu les prolongations et retrouvent le Trou du Châtaigner afin de sortir quelques gamates de plus…. Ça souffle !

- Patrick C et Jean-Marc vont en surface au niveau du ruisseau de Teussine pour voir les lieux de la coloration du club qui n’est jamais ressortie…. Le mystère n’est toujours pas levé….

Après-midi :

Patrick monte Jean-Marc en voiture assez haut dans la montagne afin qu’il puisse redescendre facilement en prospectant. Il ne trouve malheureusement aucun nouveau trou…dommage !

Nous nous retrouvons tous au local à 17 heures.

Nous faisons une petite finition du ménage du local bien commencé ce matin par les copains et à 18h tout le monde se sépare en parlant déjà du prochain camp…. L’aventure continue.

Quelques conclusions du camp août 2020 :

- Nous souhaitions faire un camp en juillet et un autre fin août. Le Covid nous a privé du premier.

- Nous avons tourné avec un total de 13 spéléos (plus les accompagnatrices)

- Cette année nous n’avons pas été gênés par la pyrale du buis et nous avons observé que de nombreuses pousses bien vertes se développent essentiellement à la base des arbres : la vie reprend le dessus !

- Nos désobstructions ont bien avancé sur trois cavités : Le portable, le Châtaigner et le 200 balles. Nous avons encore de longues heures de travail devant nous. Il y a de nombreuses possibilités à exploiter.

- Nous avons revisité le trou Eddie, il faudra y revenir..

- La nouvelle topographie avance et le Disto X2 fait des merveilles dans les mains expertes de Jean.

- La balise de localisation des cavités a très bien fonctionné mais sur une petite distance. Il faudra reprendre les essais avec de plus grandes profondeurs (100, 150 m ?)

- La prospection n’a permis la découverte que de deux petits trous totalement impénétrables… à garder en mémoire

- Question matériel, notre brave perforateur est en train de rendre l’âme, il bouge de partout. Il va falloir une révision générale ou bien lui trouver un remplaçant.

Nous connaissons donc déjà les objectifs du prochain camp : à vos pelles et à vos pioches!

La salamandre

Une salamandre que n'avons cessé de croiser sous terre et qui venait se frotter à nos bottes comme pour signifier un appel à l'aide a fini par trouver la sortie après un petit parcours dans un de nos sacs à dos :

Dix jours plus tard, dans le jardin de Jean, elle gambadait gaiement au soleil du matin après une petite pluie :


 

 

 

 

 

 

vendredi 21 août 2020

21 août 2020 : Sortie Roumégas aven de la Resse

Rédacteur : Pascal Hernandez
Localisation : Roumégas...
Participants  : 1 -Pascal
But : Exploration de l'entrée de l'Aven et petite désobstruction et prospection des alentours...
Durée : 5 heures

 Lien vidéo

https://youtu.be/Nk416b68VTA 

 

Je retourne à l’Aven de la Resse que j’ai découvert il y a quelques jours (je le nomme ainsi mais je ne sais pas si c’est approprié ; Perte/aven ? Aven ? ). Dans cette portion aval du ruisseau tout est à sec. L’aven se situe en parallèle à la grotte de la perte de la Resse située à quelques 50 mètres.

Une fois arrivé, la première chose que je fais c’est de prendre les points GPS les plus précis et de les envoyer à un proche, je suis seul et dès fois que… Puis je m’immisce sans trop de difficulté entre des racines et la paroi. Le sol est une sorte de marche-pied fait d’alluvions, de terre (au début), de gros blocs et de gigantesques galets. Des racines pendent de partout. Au dessus il y a une autre ouverture mais d’effondrement. Tout est assez fragile et il faut avancer délicatement. Par moment une pluie fine de terre me tombe dessus… De toute façons, aujourd’hui, je ne vais pas loin : juste je tâte, j’ausculte, je visualise le terrain : c’est quand même « Olé-olé » ! Cependant, je constate que ça descend et que ça part, et surtout : ce courant d’air que je sens parfaitement ! Je n’irais pas dire que « cela décoiffe » mais il est présent et tout fresquito ! Je film comme je peux... Aussi je me pose la question s’il sera possible d’avancer plus en avant ? Faudra t-il désobstruer ? Faut préparer la prochaine sortie et envisager un éboulement car tout au début de l’entrée, et surtout au dessus, c'est du remblai maintenu par des racines et de la terre. La mère roche commence un peu plus bas… Une fois que j’ai vu ce que je voulais voir, je remonte avec des gestes lents les quelques mètres qui me séparent du dehors. Je transpire.

 

Air frais !

Au fond, après le bloc marron, ça part...

 

Une fois à l’air libre, je m’attaque à l’autre trou situé à trois mètres environ… Là aussi, le courant d’air est notable. Provient-il d’une galerie plus bas et qui joindrait quelque part le réseau JM. Coste (perte de la Resse) ? Sachant que cette dernière développe 1.7 km… Je réussi à sortir un énorme bloc, mais un autre me résiste : trop lourd, trop ancré, il me faudrait de l’aide…

Sinon, entre l’entrée de la grotte de la perte de la Resse et l’aven, je découvre deux autres trous où circule aussi de l’air frais… Et j’en déduis qu’une galerie conséquente passe dessous… Et si c’était simplement la grotte qui passait là ? Comme me disait Denis : peut-être que ça « shunte » après le (abominable) laminoir ?

Je continue encore un peu la prospection avant de rentrer, j’observe des tas de dolines et une attire particulièrement mon attention : au fond, entre les ronces : un trou ! Je coupe la broussaille en me vengeant des ronces psychopathes de la veille, et ce dernier est mis à jour : 30x30...

Les dolines dans ce secteur sont innombrables, et certaines sont d’un diamètre imposant !

Je retourne à la voiture où le vent continue de souffler comme jamais. C’est énorme le bruit du vent dans le haut des arbres !

A suivre...

 

jeudi 20 août 2020

Sortie Caucalière et Reclot/Roumegas 19 août 2020

Rédacteur : Pascal Hernandez
Localisation : Caucalière, Reclot, Roumégas...
Participants  : 1 -Pascal
But : Filmer quelques résurgences du Thoré et prospecter autour de la Resse
Durée : 6 heures

 Lien vidéo 

https://youtu.be/934NdTFkjaY

Après avoir filmé dans et sous l’eau deux des résurgences du Thoré, je suis allé vérifier l’état des lieux de la grotte du Reclot, puis j’ai farfouillé aux alentours du ruisseau de la Resse côté gauche. Au pied d’une barre de calcaire j’ai découvert un trou encombré et dans un creux descendant de ce trou j’ai noté de l’air frais… « Shunt » Donnant dans la grotte de la perte de la Resse ? Partie amont, partie aval ? Je pencherais plutôt dans la partie amont… Il se peut, aussi, que ce soit un nouveau réseau ou… Rien. Cependant l’air frais est là pour laisser à entendre que cela doit continuer ! Ensuite, toujours dans les environs de la grotte, dans la partie sèche du ruisseau plus en aval, après que l’eau se perde dans la perte, et au dessus d’un petit banc de sable, rive droite, à quelques 50 cm (?) du talweg, je tombe sur une sorte d’aven (40x150 pour l’entrée) où je sens là aussi de l’air frais. A côté de cet aven, à 2 mètres de ce dernier, un trou de 30x30 où également par moment on note un léger courant d’air… Cet aven pourrait, lui, correspondre avec la grotte de la perte de la Resse, d’autant que l’entrée ne se trouve pas loin (Je n’ai pris aucune mesure et très peu de référence, car au départ il n’était pas prévu que j’aille me promener dans le coin, et du coup, en short, merci les ronces et autres saletés urticantes !).


L'aven et de l'air frais qui monte !

Derrière l'encombrement de l'air frais et ça descend !
Derrière quelques décombres, un petit souffle frais...

à deux mètres de l'Aven

Plus loin, à la lisière d’un petit bosquet, un trou dans la terre 100x100 et 150 de profondeur. Au fond du trou, on discerne parfaitement une continuation de forme carré (40x40), comme un tunnel de mine, qui part droit devant…

1.50m plus bas, un départ juste en face...

 Il ne me reste plus qu’à contacter le propriétaire pour lui demander la permission d’aller gratter sur ses terres.


Lorsque j’arrivai chez moi, et après une bonne bière, je m’aspergeai les chevilles d’alcool à 90° tellement les ronces psychopathes me les avaient griffées !

 

Les ronces psychopathes ont sévi !
 

dimanche 16 août 2020

Vendredi 14 août : essais d'une balise radio souterraine

Participants : 2, Patrick J, Jean B

Localisation : grotte du Portable, Saint Pons de Thomières

Activité : topographie avec balise radar

Pendant l'hiver et en attendant de pouvoir revenir sur le terrain, je me suis lancé dans la fabrication de balises radio sur le modèle de l'Arcana 2010.

Il m'a fallu m'équiper d'un mini laboratoire électronique avec oscilloscope, générateur de signaux et alimentations stabilisées. Le montage n'a pas été simple et je le détaillerai un jour dans un billet spécial.
Côté émission, j'ai construit deux balises; pour la réception j'ai monté trois boitiers de réception et j'ai deux antennes à grand cadre.

Patrick, à l'écoute d'un signal d'environ 1000 Hz
 
L'émetteur suspendu verticalement, au sol le boitier avec les batteries
 
Ce genre d'instrument apporte un petit complément en matière de topographie souterraine, mais devient de nos jours d'un intérêt assez limité si on considère la précision des GPS (pour localiser les entrées en surface) alliée à la précision des relevés sous terre avec le Disto X2.

Pour tester ce nouveau matériel, nous avions choisi une galerie nouvellement découverte, aboutissant à un puits prometteur (un peu de souffle), mais rempli de terre (comme d'habitude). Après avoir suspendu la balise émettrice en position verticale à un petit éperon rocheux, je suis ressorti pour tester la réception et effectuer les mesures. Avec l'aide de Patrick, nous avons localisé le point d'aplomb vertical de la balise par plusieurs mesures. Le signal était clair et fort, encore heureux, car la balise n'était qu'à quelques mètres de la surface.

Une fois repérée la verticale de la balise, grâce aux formules fournies par le concepteur de l'Arcana, nous avons alors mesuré sa profondeur.

Il me restera à recouper ces mesures avec une topographie au Disto X2. J'y retournerai bientôt...

Samedi 7 août 2020 : sortie de découverte du milieu souterrain

Cette sortie était planifiée plus tôt, mais confinement oblige, elle a été reportée jusqu'à ce mois d'août 2020.

Nous nous sommes donc retrouvés au local du SCMNE de Courniou pour préparer le matériel nécessaire à cette sortie, casques, combinaisons, etc. Puis direction le stade et la piscine de Saint Pons.

Participants : Roselyne R, Margaux M, Pauline M, Joseph Christian A, Sullyvan G, Pascal H, Jean B

Durée sous terre : 6h

Activité : visite découverte

Vers 10h, la chaleur de la journée est rapidement tempérée par le souffle glacial qui sort dès qu'on ouvre la porte de la grotte de Ponderach. 

 

L'équipe de découverte à l'entrée
 
La balade commence vers l'amont, en suivant la rivière : "rocher qui chante", "tête de crocodile", nous admirons les volumes et discourons sur l'origine de la grotte, la connexion avec les grottes voisines, la géologie.

Comme première difficulté, nous montons en direction de la galerie du 11 novembre. Celle-ci a été découverte il y 70 ans par les membres du SCMNE sous la direction de Georges Milhaud. Le réseau est joliment concrétionné, même si certaines concrétions sont recouvertes d'une couche noirâtre qui gâche un peu le plaisir. A plusieurs endroits des puits s'ouvrent sur l'étage de la rivière et on peut y entendre le bruit de la cascade.

Après la montée, une petite descente, c'est la deuxième difficulté. Nous n'allons pas jusqu'en bas, au ruisseau, mais empruntons la galerie intermédiaire qui alterne les galeries larges et les passages étroits. Il faut aussi parfois un peu se mouiller, ça fait partie du plaisir du spéléo.

C'est habituel pour moi, je me perds quelques instants, à peu près toujours au même endroit, comme chaque année pratiquement quand je viens à Ponderach. Cette fois je loupe la galerie qui mène au dessus du carrefour "en Y". Trente mètres de galeries en marche avant, puis en marche arrière : rien de grave, j'avais prévenu les participants que je me perdrai !

Finalement, c'est la descente vers ce carrefour qui constituera la dernière difficulté. avant le retour par la rivière : cascade, passage des "pucelles", passage triple.

Les participants semblent avoir apprécié cette sortie spéléo physique et variée qui leur aura permis de découvrir les joies de la spéléologie.

 

 


Sortie Falaise de Caucalière 15 Août 2020

 

Rédacteur : Pascal Hernandez
Localisation : Caucalière
Participants  : 1 -Pascal
But : Avancer doucement vers le porche et les pertes...
Durée : 3 heures 
 
 Lien vidéo
 
Je retourne à la falaise sous laquelle un porche gigantesque aux multiples pertes seraient là à attendre ses victimes pour les engloutir... Sachant qu'il ne faut jamais narguer les éléments et étant seul, je m'y dirige avec une certaine prudence. Lorsque je suis à tout juste 1 mètre de la première perte aspirante,  je me rends compte que la corde d'assurance n'est plus là : j'ai oublié de l’amarrer au bateau ; Tss quel con ! Le trou n'est pas énorme et je ne pense pas que le bateau eut été aspiré et avalé : un corps, fort possible ! L'eau qui si engouffrait avait un débit assez puissant et j'ose même pas imaginer en hiver... Ensuite, je me suis avancé près du premier renfoncement, mais le courant me repoussait sans cesse ; j'avais du mal à me stabiliser. Cependant, on pouvait noter que l'eau commençait à être profonde et partait  dessous (!)... J'y retournerai bientôt et explorerai chaque recoin, mais avant il me faudra être sécurisé... Depuis que Patrick m'a raconté l'histoire de cette famille engloutie je reste mesuré, même si je vois là une part de légende... Personnellement, je n'ai pas senti un réel danger ; aussi je sais que : "attention à l'eau calme" !
 
 
 
Je suis allé jeter un œil à la galerie des siphons, l'eau est redescendue par rapport à la dernière fois, mais l'odeur toujours aussi désagréable...  Puis je me suis rincé dans l'eau du Thoré à la température agréable, et j'ai ahané comme un bœuf pour remonter tout le matos en haut du pont...
A suivre...

jeudi 6 août 2020

Août 2020 dans le Saint Ponais

Suite d'activités autour des communes du Saint Ponais, où il s'agit principalement de reprendre toutes les topographies une par une avec les moyens actuels que sont le GPS, le Disto X2, sans oublier les applications qui vont avec : Topodroid de Marco Corvi sur smartphone est un outil magnifique, et pour la mise au propre, Inkscape et le format SVG.

Localisations : communes de Saint-Pons et de Courniou
Grottes : du Portable, du Dyson, du Larquet, du Châtaignier

Samedi 01/08/2020

Participants : Patrick, Charles, Pierre, Jean

Durée sur le terrain : 4h

Activités : désobstruction

Nous reprenons espoir dans la cavité qui nous a le plus déçus ces dernières années : le Portable. Vu la taille des galeries, c'est un réseau énorme qui se trouve ici. Si seulement tout n'était pas plein de remplissages jusqu'en haut de la voute ...

Mais rien n'empêche d'espérer, alors on va continuer.


Dimanche 02/08/2020

Participant : Jean

Durée sous terre : 10h

Activité : topographie

Première grosse séance de topographie, je reprends peu à peu toutes les cavités parcourues ou découvertes ces dernières années par le club, afin de compléter les zones connues et mieux les situer les unes par rapport aux autres.


Mardi 04/08/2020

Participant : Jean

Durée sous terre : 7h30

Activité : topographie

La suite de dimanche, une séance plus courte car je suis descendu avec un smartphone incomplètement chargé, mais ça avance ...


Mercredi 05/08/2020

Participant : Jean

Durée sous terre : 10h30

Activité : topographie

Demain et vendredi c'est relâche, mais aujourd'hui encore une bonne séance. Comme je ne veux pas avoir à tout refaire dans quelques années, je prends un temps infini : contrôle du calibrage du Disto X2, progression lente et dessins tout au long du cheminement via Topodroid, tous les petits détails sont notés. Je peux passer une heure à dessiner un carrefour, mais je ne veux rien manquer.

Du coup, j'ai plein d'idées de suites à proposer aux copains : endroits d'où ça souffle, chenaux de voûte qui mènent à des galeries partiellement comblées, escalades à tenter, descentes de sable; tout sera indiqué sur les futures topos.

Pour illustrer la précision redoutable des instruments, quand on prend le temps de bien les calibrer, et qu'on prend son temps sous terre pour ne pas commettre d'erreur, voici une boucle de longueur 100m environ, avec 30m de dénivellé en tout qui se termine (points 28.2 et 20.4) sur une erreur  horizontale de 28 cm et une erreur verticale de 8 cm :

Boucle de 100m, erreur < 30cm, au Disto X2, vue du carnet topo électronique Topodroïd

J'ai fait deux autres boucles en topographie cet été : une plus petite de 50 m environ qui aboutit à une erreur de 5 cm et une autre beaucoup plus grande (le kilomètre) avec un parcours en surface qui aboutit à une erreur de moins d'un mètre (98 cm exactement).


Dimanche 09/08/2020

Participants : Patrick C, Pascal H, Charles B, Jean B

Durée sous terre : 3h30

Activité : désobstruction

Nous continuons pendant quelques heures à sortir des gamates de terre de la galerie que nous désobstruons au Portable.

D'une dramatique intensité, un scénario hollywoodien (c'était bien le 9/8, non le 9/7)

La galerie qui descend à 30-40° se laisse vider, la terre est meuble, mais la position du creuseur n'est pas confortable ! Finalement, on avance : 4 à 5 mètres de descente et la suite se dévoile. Il faudra revenir creuser et sortir des gamates ...

 

Mardi 11/08/2020

Participant : Jean

Durée sous terre : 10h

Activité : topographie

Encore et toujours la topographie au Disto X2 et au smartphone. Pour ceux qui connaissent je vais jusqu'au "ventre de la baleine" une galerie ovale et large si parfaite qu'elle évoque l'impression d'être un nouveau Jonas.  

 

Pendant ce temps, les premiers copains arrivent pour notre camp d'été


Dimanche 23/08/2020

Participants : Jean

Durée sous terre : 5h

Activité : topographie

Le camp est fini, tout le monde est rentré chez lui. Moi, je retourne sous terre pour finir de topographier une zone que je n'avais pas complètement terminée, avec des nouveaux détails à noter.

C'est la dernière sortie de cet été très riche.


 




 

 

 

 

 

 

 





 

samedi 1 août 2020

31 juillet 2020 : Sortie cavité aux siphons à Caucalière

Rédacteur : Pascal Hernandez
Localisation : Caucalière
Participants  : 1 -Pascal
But : Observer à nouveau une grotte proche de la résurgence du pont
Durée : 2/3 heures


Retour au pont menant au domaine de Bonnery. Descente et observation de la résurgence. Aujourd’hui le débit est bien plus puissant qu’il y a quelques jours… Je me dirige donc à la grotte qui se trouve à quelques pas de là -et qui ne serait pas répertorié (?). Déjà je constate que l’eau du Thoré, si elle n’est pas plus haute (?), son courant est cependant rapide, beaucoup plus rapide que les 27 et 28. Et lorsque je rentre dans la cavité, je m’aperçois immédiatement que l’eau est montée, que les troncs de bois et débris sont complètement recouverts. On ne distingue presque plus la voûte mouillante d’où arrive l’eau, et le courant se montre également plus véloce. Je prends donc des mesures comme je peux. De la surface de l’eau au plafond il y a environ 56 cm et avancer dans ce merdier de branches, sable, vase et que sais-je encore ; n’est pas aisé. Si l’eau se régénère de par le courant, autour des bois c’est un peu gluant et en remuant le sol, des odeurs pas très ragoûtantes se font sentir… Ce serait bien de déblayer et nettoyer toute l’entrée, car il y a aussi des plastiques et toutes les saletés que peut charrier une crue… Car il va bien falloir étudier (un peu) cette grotte...

Conclusion du moment : quand le courant du Thoré s’accélère, l’eau de la galerie/grotte monte (30/40 cm?) et le débit de la résurgence du pont double (l’eau vient cogner contre le muret de galet…).

L’eau amenée du siphon de droite vient probablement du grand porche en amont. A confirmer !

La galerie :  d'un siphon à l'autre, mesure quelques 30 mètres. La galerie est large d'entre 2,50 à 3,50, sa hauteur entre 1 et 1,50m (Plus en aval je ne sais pas encore). Le porche d’entrée large de 8,70 m et sa hauteur en sa partie la plus élevée : 2,23 m.