lundi 23 mai 2022

PENSÉE EN DEUIL

 

Sabine Lorne
Cette spéléologue professionnelle encadrait une sortie de collégiens dans une grotte de l'Isère, jeudi 5 mai, lorsque le groupe a été surpris par la montée soudaine des eaux. Elle est décédée après avoir sauvé la vie d'une adolescente.
 
 
Une pensée en deuil du SCMNE...
 
 
Sabine Lorne

 

jeudi 12 mai 2022

SORTIE : 2, 3 et 7 Mai 2022 - COURNIOU & LABRUGUIERE




Rédacteur : Pascal Hernandez
Localisation : Labruguière (81200)
Participants : 2 – Thomas et Pascal
But : Initiation pour Thomas et revoir les voûtes mouillantes 
Durée : 3-4 h

Lien vidéo

https://youtu.be/xZhJ4dggHtc

Samedi 7 mai 2022

Après avoir fait sa première initiation spéléo à Pondérach, j’emmène Thomas au RM86 qui se trouve pas loin de chez nous; histoire de « parfaire sa formation » ! Je lui fais visiter complètement le réseau : Les galeries supérieures fossiles, dont celle en cours de désob, et le réseau actif où coule la rivière… J'en profite aussi pour aller aux voûtes mouillantes ; du coup, ça lui dirait bien à Thomas de faire une première en passant les VM et peut-être, certainement même, jonctionner avec la grotte du porche. Donc, prochaine sortie au RM86, nous essaierons de passer les voûtes mouillantes. La première VM ne devrait pas poser de problème, quant à la seconde nous ne savons pas comment elle se configure à l’intérieur... Sous dix jours nous attaquons et nous saurons !

Lorsque nous sortons mouillés du RM, enfin, nous sommes accueillis par un soleil riant à pleines dents et qui nous renvoie son haleine chaude ! P*****  de la chaleur à la sortie d’une grotte pleine d’eau !!!


Rédacteur : Jean/Pascal Hernandez
Localisation : COURNIOU
Participants : 2 – Jean et Pascal
But : Prospection
Durée : 4 h

Mardi 3 mai 2022

Hier nous avons refait le chemin de la prospection du camp d'avril 2017. Nous avons revu les trous connus ("les sangliers", qui pue toujours autant, "le petit piège à loup", jusqu'à "la fissure des charbonniers"). Nous avons vu des nouvelles choses (?) : un bon trou souffleur qui descend bien, presque propre et dans la roche -faudra quand même élargir un peu, et un bas de falaise creusé de cavités dans des éboulis. Il faudra voir si ça nous intéresse : c'est quand même 1h de marche à travers les rocs, pierres, ronces et autres arbustes fouetteurs… Sans compter l’eau du ciel qui nous est tombé dessus en fin d’après midi…

Nous avons également pu attraper le petit chat qui s’était fait coincer dans le local et qui ne voulait plus sortir du trou très profond se trouvant sous l’évier. Plus de dix jours sans manger et boire ! Après avoir découvert où il se terrait, nous avons donc déposé à côté de la pâté et un bol d’eau, et ce jour, avec une cage « piège » prêté par une personne s’occupant d’une association pour la protection des animaux, nous avons pu l’attraper alors que nous étions en prospection. Remis en forme, il gambade à présent dans la propriété de Jean !


Rédacteur : Jean/Pascal Hernandez
Localisation : Courniou
Participants : 2 – Jean et Pascal
But : Se rendre à la RMDS en jonctionnant par le Châtaignier et faire un état des lieux...

Durée : 3-4 h

 Lien vidéo

https://youtu.be/8sGC5PtKrRU

Lundi 2 Mai 2022

En prévision du prochain camp (16/17 mai au 21/22), nous sommes allés faire une visite pour voir l'état de la grotte depuis l'épisode cévenol de mars. L'objectif était d'aller si possible jusqu'au lieu de la désobstruction en cours au shunt, vers l'aval, où nous avions déjà bien travaillé lors des venues d'Agnès et Pascal (T).

Le passage de jonction depuis le Châtaignier est praticable, mais très humide. Dans la dernière portion, en bas du puits de sortie, il y a 3 cm d'eau qui stagne. Pas très agréable, mais pas rédhibitoire.

La rivière coule dans sa partie aval depuis le carrefour des évents. Jusqu'au shunt "de la salamandre", on en a jusqu'aux mollets. Nous constatons que l'eau ne s'évacue pas suffisamment et forme un lac profond jusqu’aux genoux ou jusqu'à la taille, voire plus. Nous n'avons pu aller jusqu'au chantier de
désobstruction et par les berges ce n'est pas non plus possible.

Le "ramping" qui est sous le shunt doit s'être à nouveau ensablé; l'année dernière il avait fallu des heures pour le dégager. Donc pas d'aval pour le moment.

Comme l'eau doit bien arriver de quelque part, le chantier de désobstruction en cours de l'autre côté, à la sortie d'eau amont, ne sera pas praticable non plus pour le moment.

Conclusion, à part retourner par les galeries supérieures de l'amont pour prospecter vers l'Est, le long de la paroi de schistes au delà de la grande salle blanche, il n'y a plus grand chose à faire à la RMDS avant cet été et, espérons, l’évacuation de l'eau...


 

jeudi 21 avril 2022

Samedi 16 avril : Roquebleu et Trayolle

Rédacteur : Jean  

Localisation : Courniou les Grottes (Hérault) 

Participants : 8 (4 nantais Dominique, Christine, Guillaume et Wilfrid; 2 millauvois Pierre et Christine; 2 SCMNE Bernard et Jean)  

But : visite de Roquebleu  

Durée : 5h 

Rendez-vous ce samedi au local pour une visite programmée de Roquebleu selon les règles habituelles du site classé (2 accompagnateurs et 6 visiteurs maximum). Nous faisons le tour relativement classique du circuit "balisé", ce qui permet de préserver cette cavité, prisée pour la beauté de ses concrétions. Dans la galerie des Volcans, tout le monde finit comme d'habitude en caleçons et en chaussons pour ne déplacer aucune poussière.

Grand beau temps à la sortie, ce qui nous change un peu des jours précédents ...


Comme il nous reste du temps, et qu'il y a un volontaire pour aller voir La Trayolle, nous continuons :

Participants : 3 (Dominique, Bernard et Jean)  

But : visite de La Trayolle

Durée : 3h

Cette cavité est toujours belle à cette période de l'année avec l'amont ruisselant d'eau et les gours pleins. 


mercredi 20 avril 2022

Samedi et dimanche 16 et 17 avril : weekend caussenard

Rédacteur : matthias
Localisation : causse Méjean
Participants : 2 Isabelle et Matthias
But : découvrir des avens classiques du causse
Durée : 4h + 2h + 3h30

la très belle entrée de l'aven de la barelle

Compte rendu :

Même si on s'est levé tôt ce samedi, le temps de charger la voiture, de se rendre sur place, de s'équiper et de trouver l'entrée, il est presque 11h30 et on constate que l'on s'est fait devancer ! Les dernières de cordée attendent encore au bord du trou et renseignements pris, c'est la CoJ de la fédé qui vient se faire comme nous un petit weekend sur les causses. Comme ça embouteille, on repart donc à la voiture pour pique-niquer et on remballe nos cordes et la quincaillerie : chouette, on va pouvoir descendre les mains dans les poches. Une petite sieste au soleil et une heure et demi plus tard, on est de nouveau au bord de l'abime.

Notre premier aven de la trilogie prévue est l'aven de Banicous. Le P37 d'entrée est à la fois splendide et impressionnant. Avec la lumière du jour qui filtre, on peut même le descendre et le remonter sans frontale pour accentuer les sentiments mêlés de beauté et d'angoisse. On enchaine avec le P13 puis le P17, on croise pas mal de grand murins dont certains sont à moitié voir complètement réveillés malgré l'heure ! L'équipe n'ayant pas suffisamment avancé, nous sommes obligés d'attendre 20min en haut du P52 qui surplombe le surprenant lac perché. Avec le courant d'air puissant et l'humidité ambiante, le froid devient vite mordant. Une fois la corde libre, on descend le magnifique puits et on assistera à une étonnante séance de pêche au kit pour récupérer un sac qui a malheureusement fini au fond du lac. Spectacle aussi divertissant qu'instructif même si la méthode montre quelques faiblesses, c'est long ! le sac n'avance que de quelques décimètres à chaque prise sans compter les lancés ratés, on a vraiment trop froid, nous abandonnons nos compagnons infortunés dans leurs épique sauvetage pour entamer les 145m de remontée qui nous attendent. Le profil, la lueur bleue, la brume qui flotte ... le puits d'entrée est encore plus beau à la remonté. Seule déception, nous n'aurons pas eu la chance d'accéder au départ du tonitruant P140 qui termine la cavité, il faudra y revenir, un peu plus couvert mais à nouveau avec grand plaisir. 

Après l'aven de banicous, Isabelle trouve la force de se lancer dans une petite désob


isabelle dans l'aven des oules

comité d'accueil peu chaleureux






Nous enchainons en seconde descente avec le modeste aven des Oules, seule la doline d'entrée et ses trois fenêtre donnant sur le premier puits mérite le déplacement, le reste de la cavité est modeste en développement et pas très esthétique. On l'aura vu, on n'aura pas besoin d'y revenir.

Enfin, nous terminons le dimanche par le plus joli, l'aven de la barelle, là aussi, nous tombons sur une équipe d'un stage FFS qui vient de démarrer devant nous, on remballe les cordes et on en profite pour prendre le gros appareil photo avec deux flashes, l'aven le mérite bien car tout est joli de l'extérieur jusqu'au fond, les fins bancs de calcaires horizontaux donnent un cachet incomparable aux puits, aux méandres et aux cheminées remontantes. Que du Bonheur ! les flashes crépitent et donnent des rendus encore plus impressionnant qu'avec nos frontales. Un grand must. on vous laisse juger sur image.

Isabelle dans le premier puits

isabelle dans le second puits

matthias dans le premier méandre

matthias dans le second puits

isabelle dans le premier ressaut

isabelle dans le second méandre






 

SORTIE RESURGENCE DE EN SIRE (Labruguière) - 19 avril 2022

Rédacteur : Pascal Hernandez
Localisation : Labuguière (81200)
Participants : 2 – Jean et Pascal
But : Observer les laminoirs et tenter de les passer
Durée : 3 h
 

Lien vidéo

https://youtu.be/XjMSMjbd0Mo


Après le repas nous prenons la route en direction de En Sire. Nous allons nous rapprocher des laminoirs pour les observer et voir ce qu’il y à lieu de faire…

On enfile nos combis néoprènes et c'est parti... Jean s’enfonce dans le Laminoir du cours d’eau de gauche. Arrivé au point le plus bas de la voûte, il reste dans l’eau quelques bonnes minutes et constate que ça « pince » trop pour que nous puissions passer. Retour en arrière, re-passage du laminoir de sable qui fait le pont entre les deux cours d’eau et nous rentrons dans le deuxième laminoir d’eau : Jean part « en éclaireur ». Et là les choses se corsent, ça devient de plus en plus étroit et l’eau est froide en tous les cas me concernant : ma combi de surf « shorty » m’est un peu légère ! Je commence à grelotter. Nous devons passer deux étroitures où il faut carrément mettre la tête de côté pour pouvoir passer et respirer… Ensuite nous atteignons une espèce de salle à peine relevée dans laquelle un banc de sable et de pierres nous aide à souffler un peu et d’être en dehors de l’eau. Jean découvre ce qui semble être une galerie complètement colmatée. Effectivement, en désobstruant un peu la terre sur le haut, nous pouvons noter une jolie galerie au plafond tapissé de coups de gouges. Jean retourne chercher les outils en se retapant tout le Laminoir (👍💪) puis nous commençons à désobstruer jusqu’à nous frayer un petit passage qui nous permet d’en voir un peu plus : c’est bien une galerie où a coulé l’eau ! Et vers où se dirige cette galerie ? Seulement se pose un problème de taille -entre plusieurs autres : où mettre la terre en cas de grosse désobstruction ? Et je ne suis même pas sûr qu’une gamatte « standard » puisse franchir le laminoir et ses étroitures... Ensuite, qui aurait envie de venir travailler ici après avoir passé ce laminoir inondé ?

En sortant, Jean va visiter une galerie qui m’avait attiré l’attention quelques jours auparavant. Pour lui, elle serait aussi intéressante -Mais colmatée… L’avantage avec ces galeries, ce n’est que du colmatage terreux et facile à désobstruer…

Une fois chez moi, cafés chauds, petites viennoiseries... Que ça fait du bien ! Puis Jean repart vers Courniou… Là bas il pleut, m'a-t-il dit au tel, mais bon ; Jean et L'eau, ça devient une histoire d'amour à présent !

 

dimanche 17 avril 2022

SORTIE LABRUGUIERE - 15 Avril 2022 - Résurgence de En Sire

 

Rédacteur : Pascal Hernandez
Localisation : Labuguière (81200)
Participants : 1 -Pascal
But : Petit déblayage d’une doline et revisite de la résurgence de En Sire.

Lien vidéo

https://youtu.be/3-_4AjV4MHA

Doline se trouvant à quelque 50 mètres de la résurgence.

Je commence par enlever quelques blocs, puis creuse dans la terre assez meuble. Au fond, le départ devient bien visible mais je suis incapable de noter si il y a du courant d’air ou pas, puis je perds ma pelle de jardinier au fond du trou et impossible de la récupérer d’autant que de la terre l’a recouverte. Bah, je la retrouverai plus tard… J’ai également découvert au tout début du déblayage (je ne suis pas encore dans la grosse désob), un plastique avec dedans un crâne et la mandibule de ce qui me paraît être un chat. Les dents sont très blanches et translucides ce qui laisse penser que l’animal est mort il n’y a pas longtemps. Mais pas de corps (?)

Bref, je ne pouvais pas repartir sans aller revisiter la résurgence…

Ramping et grossièretés habituelles, je suis rentré dans deux galeries auxquelles je n’avais pas prêté jusqu’à présent attention, parce que j’avais lu et entendu qu’elles ne seraient pas de grand intérêt, et pourtant, en avançant, se trouve une galerie (Côté droit lorsqu’on sort) qu’il faudrait légèrement déblayer pour avancer plus loin : elle semble envoyer un petit courant d’air… A revoir !

Et ces p***** de laminoirs qui semblent me dire en ricanant : « oui mon vieux, derrière se trouve la clé pour rejoindre la Perte de la Resse, mais tu ne passeras pas taratata... ». - On verra ! 

 


L'entrée de la résurgence

La doline
Au fond de la doline

Après un nettoyage sommaire...

 

mercredi 13 avril 2022

DIMANCHE 10 AVRIL 2022 - La traversée imposible...

Rédacteur : Matthias
Localisation : grotte de Pondérach
Participants : Pascal, Jean et Matthias
But : exploration
Durée : 3h+3h

Lien vidéo PARTIE 1 -Entrée du chemin de fer

https://youtu.be/is_OCXm9LXE

 

Compte rendu :

Pour la quatrième fois, nous voulons tenter avec Jean de réaliser la traversée de Pondérach en passant par la mythique entrée de la voie ferrée. Nous avons cette fois-ci Pascal en renfort, va-t-il nous porter chance ?

Pour mettre toutes les chances de notre côté, on choisit, pour changer, d'attaquer la difficulté par l'autre extrémité c'est à dire par l'extérieur plutôt que par l'intérieur.

Après une bucolique marche d'approche sur la voie verte, nous retrouvons le trou supposé nous conduire à la rivière de Pondérach. Matthias, qui est le plus mince, part en éclaireur et après quelques minutes pense être tombé sur la bonne galerie penchée qui devrait nous mener à bon port.

Quelques coups de marteau seront nécessaires pour mettre au gabarit les deux baïonnettes d'entrée très sélectives. Puis, on déambule dans une direction bien définie tout en navigant entre le haut et le bas du joint de strate dissout. Après une bonne heure de contorsions, nous arrivons sur un plancher tout plat avec un joli profil de galerie taillé dans la roche mère, on mange un peu pour reprendre des forces puis on repart toujours très motivé, mais Jean nous annonce une mauvaise nouvelle, on tombe sur une voûte basse à moitié noyée, le courant d'air est puissant et ne laisse aucun doute mais même si chacun notre tour, on évoque la possibilité de se déshabiller pour aller voir de l'autre côté si ça continue, la raison nous rattrape et faire la serpillière sans sac étanche pour passer nos bagages finit par nous décourager complètement. On se résigne à faire demi-tour et on se promet de revenir sur les lieux à l'étiage. La cinquième fois sera-t-elle la bonne ???

Pas trop abattus, on se remotive pour aller sous terre après une petite sieste au soleil, nous allons défier Pondérach sur un nouveau front : direction la galerie du 1er mai.

Là aussi nous avions fait des repérages préalables et c'est rapidement que nous rejoignons la cheminée convoitée. Nous observons au passage les traces laissées par la dernière crue qui a encore monté de 30cm après notre passage du dimanche. La première escalade nous mènera à rien, la seconde nous mène à bon port. C'est une fort jolie galerie qui nous accueille. Belle taille, concrétions, jolis sols d'argile et de sable, la galerie se parcourt vite et on découvre au bout les œuvres d'art laissées par le SCSP en son temps. Il est temps de rebrousser chemin, nous sortons dans la fraîcheur du soleil déjà caché par la colline. Nous avons réussi notre second objectif et on a qu'une envie, c'est de revenir terminer le 1er avorté. Que demander de mieux ? Une journée bien remplie riche en explorations.

ART SAINT-PONAIS HOMO-SAPIEN-SAPIEN
L'ART SAINT-PONAIS HOMO SAPIENS SAPIENS...


 


 

mardi 12 avril 2022

Dimanche 11 avril : chant du cygne au dyson

Rédacteur : matthias
Localisation : trou du dyson (courniou)
Participants : 2 Jean et Matthias
But : fin de la désobstruction de la galerie remontante
Durée : 4h30

compte rendu :

On se donne rendez-vous en début d'après-midi pour aller finir le chantier débuté lors d'une précédente séance. On est parti la bouche en cœur pour terminer le job en 1h30 mais l'étroiture verticale se défendra bien et il nous faudra plus de 3h de travail acharné les bras en l'air pour y venir à bout. Pas besoin d'aller à la salle de sport !

Efforts récompensés car ça passe ! Matthias franchit le premier et sans casque le mince triangle, il en perd un bouchon d'oreille tellement l'endroit passe aux frottements. Génial, on est dans une petite salle de 8x3x4m et 4 départs sont possibles. Gros coups de massette et alternance de burineur pour enlever un maximum de calcite massive et permettre à Jean de passer à son tour ... malgré les décimètres cubes enlevés, c'est au prix d'un effort intense et calculé que Jean franchis la lucarne. Belles décorations avec nombreuses concrétions du plafond jusqu'au sol, jolies nuances de couleurs du blanc au orange en passant par tous les ocres. Dans le fond de la salle, on découvre un très joli plafond de schiste vert. tous les départs sont visités et ne dépassent guère les 3m, il y a seulement un étroit puits qui semble descendre de 5-6m mais il faudra d'abord lever la topo avant d’éventuellement l'ouvrir pour être sûr qu'il ne donne pas dans une cheminée déjà connue de la grotte.

Cette jolie salle nous semble signer le point final de l'aventure du dyson, on reviendra topographier et photographier le lieu mais la cavité devrait être laissée en l'état pour de nombreuses années.

dimanche 3 avril 2022

Samedi 19 mars : sortie à roquebleue

Rédacteur : isabelle
Localisation : grotte de roquebleue
Participants : Isabelle et Romélia avec le SSP (Plantaurel 09)
But : accompagnement sur le site classé
Durée : 6h

compte rendu :

 Venues des 4 coins de l'Occitanie, ce sont 8 filles motivées qui sont venues passer une super journée dans les entrailles de la belle bleue.

Ce fut un réel plaisir que d'accompagner des participantes toutes émerveillées et très attentives à la beauté des lieux et à la qualité de la protection de ce lieu remarquable.
 

mercredi 30 mars 2022

Dimanche 27 mars : suite et fin dans la galerie des triangles

Rédacteur : matthias
Localisation : grotte du Lauzinas
Participants : 2 Isabelle et Matthias
But : faire des photos pour documenter la galerie peu fréquentée des triangles
Durée : 9h

une des deux délicates coupes de champagne

 Compte rendu :

Nous revenons sur les mêmes lieux afin de prendre en photo tous les petits détails remarquables des galeries que l'on a exploré avec Jean la semaine passée. Même si on connait maintenant bien les lieux et qu'une corde a été laissée en place, il nous faudra tout de même 9h pour refaire tout le tour du secteur avec l'aller-retour depuis l'entrée. Avec la sortie de la veille qui nous avait bien entamée, c'est sur les rotules et avec un bon mal de dos que nous avons terminé la journée ! Bras tendus ou gainé dans les poses les plus improbables, la photographie est un sport sournois et très usant 😌

Isabelle dans le quart-de-métro


débauche d'excentriques, on n'y distingue plus rien !
 
Une belle patte d'éléphant

Les tous petits triangles creux qui ont donné son nom à la galerie

Les deux P30 qui jonctionnent avec les morilles

mardi 29 mars 2022

Samedi 26 mars : petite virée dans les avant-monts de béziers

Rédacteur : matthias
Localisation : grotte du côté de Campels (34)
Participants : 3 Pascal, Isabelle et Matthias
But : balade d'exploration dans une grotte que l'on n'a jamais visitée
Durée : 4h30

spectaculaire cône de dolérite sortant d'un ridicule trou du plafond !

Compte rendu :

 On devait aller au Lauzinas faire des photos mais la clé reste introuvable du coup, changement de programme, on part pour se consoler sur le secteur de Bézier afin de découvrir une grotte ouverte par le SCBAM il y a une quinzaine d'années seulement.

Première grande salle où l'on apprécie d'être debout, la déco est superbe


 On galère pour trouver l'entrée car le chemin le long du ruisseau n'est pas très fréquenté ni par les spéléos ni par les pécheurs, on change de berge et on trouve un chemin aménagé par les chasseurs, on n'en peut plus de chercher la grotte à travers la garrigues piquante, du coup, on s'arrête pour manger car il est déjà bien tard. Après consultation de l'IGN, on en déduit que l'on a trop remonté le ravin, on repart sur la bonne berge en arrière et là, re-piquants. Pour finir, on finira par tomber sur la falaise avec les jolis troncs de lierre, il n'y a plus de doute, on est très proche. Pascal trouve un trou qui souffle fort, c'est bon, on y est. Une fois à l’intérieur, c'est d'abord une belle zone ébouleuse qui nous accueille. Pascal peste sur les étroitures qui sont légions à la fois fines mais aussi technique, ce n'est pas de tout repos et les dos des trois participants s'en souviendrons le soir venu.

Le magnifique lierre de l'entrée
 

On se relève enfin dans un charmant ruisseau souterrain que l'on parcours de bout en bout avant de partir dans le labyrinthe du plafond.

isabelle explore le ruisseau souterrain

On fini enfin par déboucher dans les deux salles du milieu qui sont très joliment décorées, la forme de la galerie en triangle est rigolote et on observe un surprenant affleurement de roche magmatique ainsi qu'une partie du miroir de la faille qui a permis cette remontée singulière de roche ignée.

Pascal à la fenêtre
excentriques


Magnifique gour de velours et de cristal

On se repaie quelques étroitures dans des galeries très humides et boueuses pour enfin déboucher dans la très surprenante salle terminale toute ronde, de plusieurs dizaines de mètres de diamètre, avec un gros cône détritique en son centre. là aussi on retrouvera des roches magmatiques soit en place soit en train d'être purgées, étrange histoire pour ce karst.

art pariétal du XXI siècle
jolie usine à perles

Pour l'anecdote, à la sortie de la grotte, on retrouvera, grâce à un SMS de Jean, la clé du Lauzinas au fond du coffre de ma voiture : (